LVIII INTRODUCTION
développement du Panarion était étroitement apparenté à l'ouvrage qu'Épiphane avait pris pour base. Ses procédés littéraires coutumiers, comme aussi l'espèce des arguments qu'il range en bataille, nous ni de sûrs garants de ce parallélisme.
La digression des $ vir-1x.
L'excursus sur le jeûne et les secondes noces qui commence à la fin du ὃ vil et se développe au cours du ὃ ΙΧ requiert un examen particulier. Il brise la suite des idées dont le fil ne se renoue qu'au début du δ x, et en sa brièveté même 1] forme un tout, qui se distingue nettement de ce qui le précède et de ce qui le suit.
Ernst Rolffs ? ἃ consacré à ce morceau une étude spéciale, où 1] s'inspire de certaines remarques de Voigt 3, mais en les systématisant et en leur donnant plus d'ampleur.
Sa thèse peut se résumer dans les propositions suivantes :
19 Le de Monogamia de Tertullien est une riposte à un écrit catholique où la discipline montaniste relativement à la réitération du mariage avait avait été vivement attaquée et traitée d’hérésie.
20 Cet ouvrage sorti des milieux catholiques antimontanistes est celui-là même dont Épiphane s’est servi dans le Panarion, XLVIII, vint et 1x. Ce qui le prouve, c’est qu’on retrouve dans le de Monogamia les textes scripturaires dont Épiphane fait usage plus ou moins explicitement dans les deux paragraphes -en question. Voici, groupés en tableau, les rapprochements proposés par Rolffs.
Tertullien. Épiphane.
a) de Mon., Vi (Œ., 1, p. 771, Pan., IX ; une allusion à Lewit., 1. 25); Levit., XXI, 14 (référence XXI, 14 serait enveloppée dans les donnée par (ŒHLER) ; mots « τὴν δὲ μονογαμίαν τιμᾷ Jusqu'à προδιετύπου. » (Sources, P. 129, 12-16)
1 Sources, p. 128, ]. 4 ets.
? Urkunden.…, p. 55-100. 3 Versch. Urk., p. 42 et s.