LXXIV INTRODUCTION
les ennemis du IVme Évangile 1; et il s'inspire, pour le détail de sa polémique, des mêmes conceptions qu'Hippolyte 3.
Il] va de soi qu'au cours des longues réfutations incluses en ce chapitre LI, Épiphane ne s’est pas contenté de transcrire purement et
simplement Hippolyte. Il y a des observations particulières, peut-être même des morceaux entiers, qui lui appartiennent en propre. Salmon 3 a remarqué Lipsius ἢ que, dans les paragraphes relatifs au IVme Évangile, la chronologie que défend Épiphane, spécialement pour la date de la naissance et de la résurrection du Christ, est différente de celle que suit Hippolyte. Il arrive à Épiphane de mentionner tel hérétique, Porphyre, par exemple (ὃ vit), postérieur d’une quarantaine d'années à Hippolyte. En outre Épiphane ἃ complètement éliminé de sa discussion
(après
le nom de Caius. Caius n’était plus guère connu au IVme siècle 5, et Épiphane ἃ jugé préférable de généraliser et d’impersonnaliser ce débat sur le rapport réciproque des quatre Évangiles. On notera aussi qu'il insiste beaucoup moins que n’avait dû faire Hippolyte sur les préoccupations secrètes dont s’inspirait la critique des Aloges, sur leur volonté bien arrêtée de paralyser, coûte que coûte, la diffusion du Montanisme. Ce point de vue n'avait plus d'intérêt à l’époque où Épiphane rédigeait son Panarion : il y avait beau temps que les abus du prophétisme étaient circonscrits. Aussi, sauf au ὃ xxxv, où l’on retrouve quelques vestiges de
L'Hhid:; p::52, L'14 ? Hippolyte et Épiphane conçoivent tout à fait de même la succession des faits consécutifs au baptême du Christ.
D'après Hippolyte.
a) Le Christ est baptisé.
δὴ) Il s'enfonce dans le désert.
c) Il revient vers Jean, non pour être baptisé par lui, puisqu'il l’a déjà été, mais pour que Jean le désigne de nouveau au peuple qui, depuis quarante jours, avait cessé de le voir.
Hermathena, VIII (1893), p. 185.
4 Quellen ält. Ketz., Ὁ. 94.
D'après Épiphane.
a) Le Christ est baptisé ŒXHLER, p. 78).
δὴ) Il s'enfonce dans le désert, où 1 est tenté (1b14., et $ xIII ; Œ., p. 70).
c) Il vient vers Jean une seconde jots (8 xr11 ; Œ., p. 70, dernière ligne), qu'il faut distinguer de celle où il reçut le