LXXX INTRODUCTION
de ces oracles 1, et plus d’une fois 1] se réfère à l’enseignement du Paraclet. Mais au moment où 1] prit contact avec la pensée de Montan, il était déjà en pleine maturité ; 1] s'était formé une conception personnelle du rôle de la foi par rapport à l’homme, et des moyens les plus propres à la défendre, soit en face des non-chrétiens, soit contre les dissidents. Le moyen de croire qu'un esprit ainsi façonné ait docilement subi l'empreinte phrygienne, sans remodeler, selon les exigences de son milieu et de ses vues personnelles, les idées qu'il s’assimilait ?
De ses écrits, nous extrairons donc tout d’abord ce qu'ils renferment de données positives sur le contenu de la prophétie de Montan, de Maximilla, de Priscilla, et sur les vicissitudes de la secte en Occident. — Puis, nous aidant soit de nos autres sources, soit du contrôle fourni par ses traités non montanistes, 1l nous faudra démêler ce qu'il ἃ mis du sien dans les spéculations théologiques qu’il développe pour justifier la mission du Paraclet. 51 nous arrivons à démontrer que l’on a tort de recomposer d’après lui « l'essence » du Montanisme, et que ce disciple si original ἃ sensiblement modifié le dogme qu'il paraphrasait, ce sera la meilleure nouveauté de notre étude.
Le traité de Tertullien de Praescriptione se termine par les mots suivants : « Voilà que nous avons plaidé contre toutes les hérésies en général. Nous avons montré qu'il faut les écarter de toute confrontation des Écritures par des prescriptions déterminées, équitables et nécessaires. Maintenant, avec la grâce de Dieu, nous répondrons à quelques-unes en particulier. « De religuo, si Dei ργαίϊα adnuerit, etiam specraliter quibusdam respondebimus. » |
Tertullien songeait évideinment aux réfutations spéciales qu'il devait donner dans la suite, contre Marcion, par exemple, contre Hermogène, contre Praxéas, etc. Mais un anonyme profita de cette annonce, ou, si l’on veut, de cette amorce, pour lier au de Praescriptione un catalogue d’hérésies, qui, du même coup, se trouvait placé sous le patronage de Tertullien et semblait fournir au traité la terminaison promise ?.
1 Sources, Ὁ. 16, 28 ; 25, 5, 12; 26, 15 ; 45, 21 ; 48, 26. ? Les mots par lesquels 1] s'ouvre : « Quorum haereticorum, ut plura praeteream, pauca perstringam. » semblent bien destinés à former suture.
Δάν. SE ἡϑὰ ἑνὼν........