LA TOXINE RABIQUE
Elle a été étudiée tout d'abord par Babès et ses élèves Aurep, Lepp, Cerchez, puis par de Blasi et Russo Travali.
La fièvre prémonitoire de la rage, la leucocytose rabique avec ses obstructions, ses dilatations vasculaires et la production de nodules dans le cerveau, la cachexie et la mort consécutive à l'injection au chien ou au lapin de matériel rabique filtré, les paralysies et phénomènes myélitiques qui sont quelquefois la rançon du traitement pastorien, la possibilité enfin d'obtenir un sérum antirabique sont, pour Babès, autant de faits qu’il convient de retenir en faveur de l'existence d'une toxine de la rage.
P. Remlinger a montré que si l’on inocule sous la dure-mère de plusieurs lapins des émulsions de cerveaux rabiques filtrés, à côté des lapins qui prennent la rage, d’autres succombent à des accidents, étudiés également par Celli et de Blasi, par Heller et Bertarelli (1904) et qui ne peuvent être attribués qu'à l’action d'une toxine spécifique,
Bien que les procédés dé l'expérimentation n'aient pas permis