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encore de démontrer la présence de celle-ci — ce qui ne saurait apparaître étrange si l’on réfléchit aux propriétés fixatrices des centres nerveux à l'égard d’autres Loxines telles que celle du tétanos l'étude des manifestations cliniques présentées par les sujets atteints serait, dit Marie, explicable difficilement sans l'hypothèse d’un poison spécifique.
Cet auteur, au cours de recherches poursuivies dans le but de vérifier l'exactitude de cette théorie, a fait d'abord remarquer que si l'on injecte à des animaux des émulsions de matière cérébrale normale, provenant d'un sujet sain, et filtrées sur bougie, ils en sont sensiblement éprouvés, perdent rapidement de leur MELE el périssent extrêmement amaigris.
De plus, si l'on précipite en masse par le sulfate d’ammoniaque pur les albuminoïdes d’un semblable filtrat, l’on obtient un produit qui, après avoir été dialysé, se montre fortement toxique pour les animaux, ceux-ci pouvant présenter après un temps d’incubation variable des crises convulsives de nature à déterminer la mort.
Cependant Marie a pu démontrer que de telles substances obtenues avec un cerveau rabique sont beaucoup plus toxiques que celles élaborées par un cerveau normal et il n’est pas douteux pour lui que cette toxicité joue un rôle essentiel dans les accidents parfois constatés consécutivement aux vaccinations.
En résumé, tout tend à prouver l'existence d’une toxine rabique bien que les méthodes expérimentales n'aient pas encore permis de la mettre en évidence.