I.ES SOURCES \)K TACITE
(Iroil les deux soiiles sources de Tacilc: crTradit (Juviiis..., Fabius Huslicus... memorat... Setl quac (iluvius, oadem ceteri quoque «Mciores prodidere . . . " Enfin Plnie est cité seul au chapitre 53 du livre XV : «Quod C. Plinius memorat», et Fabius Rusticus au chapitre Gi du même livre ''l
2. Mais si la pluralité des sources est incontestable, il ne s'ensuit pas le moins du monde qu'elles aient été en très grand nombre. Pour le règne de Néron, il n'y en a pas eu plus de trois. Nous en avons la preuve au chapitre 20 du livre XIII. Tacite rapporte deux versions contradictoires, celle de Fabius Ruslicus, (]ui prétend que la révocation de Burrus fut un moment di'cidée, celle de Cluvius et de Pline , qui ne mentionnent pas le moindre soupçon contre la fidélité de Burrus ^-^ et, par conséquent, ne disent pas qu'il ait été question de le révoquer. Tacite penche visiblement vers la seconde version, mais sans aller jusqu'à repousser la première d'une façon catégorique. Tout historien sérieux du règne de Néron devait raconter cette accusation intentée à Agrippine et dans laquelle Burrus aurait été compromis, d'après Fabius; la chose en valait la peine. Et Tacite, puisque les témoignages des trois sources nommées ne lui donnaient pas la certitude, devait, s'il en avait d'autres, les produire. S'il ne l'a pas fait, c'est que Fabius, Cluvius et Pline étaient ses trois seules sources. C'est donc à ces trois auteurs seulement que se rapporte la déclaration qui vient ensuite : crNos consensum auctorum'''' secuturi, si qui diversa prodiderint, sub nominibus ipsorum trademus. » Il promet ici de noter les divergences. Il tient sa
'■' Pour la raison que j'ai donnée dans la précédente note, je laisse encore de côté : «Nani utrumque auctores prodidere^' (XV, 38), et : tfQuamvis quidatn scriptores tradant?? (XVI, 6).
'-' Nipperdey-Andresen (XIII, ao) montre fort l»ien que : rrnihil dubitatum. . . référant 7î égale «dobitatum non rel'erunt??.
(^' Nipperdey-Andresen (Introd., 28 sq.), persuadé, au contraire, à cause d'un passage de XIV, 2 , dont nous allons parler, que Tacite a eu encore d'autres sources, et constatant que dans cette phrase «auctorum55 ne peut se rapporter qu'aux trois sources nommées, suppose qu'il y avait ffliorumji devant rrauctorumw. Cette correction est inutile si l'on adopte notre oj)inion. Clason {Tac 11. Siief., 8 sq.) raisonne comme \ipperdey et incline à corriger connue^ lui.