‹ Les sources du Nil (volume 4)Chapitre 6 sur 28 · A kilt of grau. — L« kilt est le jupon des £co»saii · texte numérisé non relu

A kilt of grau. — L« kilt est le jupon des £co»saii

2. Celait une attaque pareille à celle que j'avais subie lors de ma première cxpédilioQ. Nais, tandis que j'en avais été quitte au bout d'un an, celle du capitaine repanit toutM les quiozaîDet jusqu'tla fin du TOïage.

3. C'est ainsi que le voyageur appelle la première chaîne des moatagnes qui courent parallèlement k la c6le orientale.

pousse à la paresse, trouvent que nous allons trop vite et se refusent h marcher. Le raisonnement n'a pas de prise sur eux, et je répugne à user du Mton, ainsi que font les Arabes en pareille circonstance. Je me borne donc à partir avec les mules et les gens de la cdte, laissant au sheik Saîd et à Baraka le soin de m'amener, dès qu'ils le pourront, mes rebelles Vouanyamouézi.

S3 octobre, Zoangoméro. ~ Situé sous le 7' 26' 5* de latitude sud et le 37* 36' 45" de longitude est, Zoungoméro est entouré d'un charmant amphithéâtre de montagnes. Le pays, coupé par la Hgéta, est d'une fertilité admirable, mais la traite l'a dépeuplé peu à peu et a changé en jungleà ses jardins florissants. Les

Vouasouahili ravagent la contrée, et nous voyons justement défiler un de leurs convois qui se dirige vers la céte avec cent tètes de bétail, une cinquantaine de chèvres et autant d'esclaves enchaînés. Baraka devient de plus en plus incommode, et Bombay, dont les instances nous avaient déterminés & le prendre avec nous, vient me déclarer, dans un état d'extrême agitation, qu'il lui est impossible de supporter plus longtemps les mauvais procédés et les calomnies de son collègue. Celui-ci, sommé de s'expliquer, répond avec une douceur perfide, qui me fait croire à des torts partagés. A force de bonnes paroles, je parviens à calmer ce différend, et le 27 nous nous remettons en route. 28 octobre, halte à Kirengoué. — Durant la marche d'hier, trois

de nos porteurs, laissant leurs fardeaux à (erre, ont gagDé pays ; une de nos meilleures mules est morte après dix-huit beures de souiTrances. Nous comptions trouver & nous approvisionner ici, mais les chasseurs d'esclaves y ont mis bon ordre : le village est absolument désert. Il faut envoyer faire emplette de grains dans la région que nous venons de quitter. Ce sont trois jours de perdus : heureusement le pays est pittoresque et contraste, sous ce rapport, avec ce que nous avons vu depuis notre départ de la c6te.

Du 30 octobre au 5 novembre. — J'ai rencontré, près du vieux village de Hbouiga, un ami de notre petit sheik, entre les mains duquel j'ai consigné trois de nos Hotteotots des plus malades,

— une de nos mules sur laquelle ils pourront monter tour & tour, — et enfin tous les échantillons recueillis depuis mon dernier envoi. Je me prive aussi, quoique à regret, de la chambre photographique. Si Je laissais mon compagnon se livrer à ce travail, la chaleur qu'il aurait à supporter dans la petite tente où il prépare et fixe ses planches, finirait par le tuer infailliblement.

— Un voyageur arabe m'apprend que le district Haroro a été complètement dévasté par les maraudeurs Vouah'his. Cette nouvelle me force à modifier nos plans et à prendre une route nouvelle pour gagner l'Ougogi; la famine sévit sur le chemin que nous voulions suivre.

6 et 7 novembre, Mouhaïuia et Wyombo. — Les habitants de Mouhanda se dispersent à notre première apparition ; nous parvenons cependant à leur acheter quelques provisions, mais à des prix fous. Nos hommes , envoyés en fourrageurs, ont ordre de ne rien exiger. Cette modération rassure si bien nos villageois, que maintenant ils noua menacent d'une attaque nocturne, ■ ayant reconnu en nous, disent-ils, l'intention de piller leurs maisons et d'emmener leurs enfants. > Ces propos jettent l'alarme dans le camp, où beaucoup de gens passent la nuit sous les armes.

8, 9, 10 et 1 1 novembre, Mboumi. — Joli village au pied d'un groupe de montagnes escarpées; c'est le dernier, nous dit-on, où nous pourrons nous procurer les approvisionnements nécessaires pour les dix journées de marche de l'Ougogo (cent qua- , rante milles de distance). Le chef de l'endroit se montre d'une aCTabilité rare; de IMquents voyages à Zanzibar lui ont appris k

connalb^ les An^ais ; il les sait eDoemis de l'esclavage, auquel il ne s'est lui-même soustrait qu'en abandonnant sa résidence primitive, snr les bords de la Moukondokoua. Un de nos Hottootots, qui s'est obstiné à dormir au grand soleil, paye de sa vie cette imprudence fataliste. Aucun de ses camarades ne paraît .surpris qu'il ait ainsi bravé un trépas à peu près certain. > 11 est mort, disent-ils, parce qu'il a voulu mourir; > et ils ne s'en étonnent pas autrement. Getl« catastrophe m'aurait décidé i les renvoyer tous, qiais comme il n'en est pas un qui ne préfère suivre ma fortune, je choisis seulement deux des plus malades

qui resteront à Mboumi, sous les ordres de Tabib*, jusqu'au moment où il se présentera une occasion de les diriger vers la côte. Avant notre départ, une quarantaine de Vouaquiva (tribu voisine) arrivent, pressés par la faim, pour acheter des aliments. Notre héte — ayant à venger la mort de quelques-uns des siens tués naguère par les Vouaquiva, — s'empare de ces malheureux, hommes ou femmes, indiâéremment, et déclare qu'il les enverra vendre à Zanzibar, s'ils ne peuvent motiver les meurtres GODunis à son détriment

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