Loisy, p
vague qui subsiste sur les lignes générales du svsteme. L’évangeliste ne parait aucunement se soucier de présenter a ses lecleurs un tableau clair de la suecession des événements quil raconte. On doit considérer comme peu probable que les indications chronologiques précises mais fragmentaires viennent de sources que lévangéliste reproduirait d'une maniére toute mécanique, car sil en était ainsi, ces indications
se rencontreraient dans tout le cours du récit.
On peut done supposer que Pévangéliste préte une valeur symbolique aux quelques indications chronologiques qu il donne.
Ces indications, ainsi quun grand nombre de détails du récit de la passion. ont pour effet d’assimiler la mort de Jésus A Vimmolation de Vagneau pascal’. L’heure ot Jésus meurt dans le quatrieme évangile est celle ot: la lot ordonnail dimmoler Pagneau*. Tertullien a bien saisi ce rapport quand il a écrit : passio perfecta est die azymorum quo agnum ut occiderent ad vesperam a Mose fuerat prieceptum®. De méme Vévangéliste remplace le roseau au bout duquel, dapreés les synopliques, on tend a Jésus une éponge imbibée, par une branche d’hysope, peul-étre, comme le suppose Loisy, parce que Uhysope jouait un role dans le rituel de la Paque*‘.
Le quatriéme eévangile raconte que les Juifs obtiennent du gouverneur que les corps ne restent pas exposes au moment ott commence la Paque. Les soldats viennent briser les jJambes des supplicies ; quand ils arrivent a Jésus et quils le lrouvent deja mort, ils se bornent a lui percer le eété dun coup de lance. L’évangeéliste déclare que ceci arriva pour que fil accomplie la parole de [Eeriture ; « On ne brisera pas ses os » (19, 36). Le texte qwil vise® (Hxode 12, 46) se rapporte a Pagneau pascal’.
1. Cest ainsi que plusieurs critiques expliquent Porigine de la chronologie johannique : Branpr, Die ev. Gesch., p. 30%. Ep. Srarren, La mort et la resurrection de Jésus-Christ®, p. 116. Juan Reivitie, p. 281. Lotsy, p. 69.78. 116. T04. S69.