Lorsy, p
2. Ce qui contirme cette conclusion, c'est que le quatrieme évangeéliste qui a soin @invoquer lautorité dun témoignage direct pour introduire un fait comme le coup de lance qwignorait la tradition la plus ancienne, n’aurait pas introduit, sans donner aucune preuve, une autre chronologie que celle quil trouvail dans sa source.
3. A Vappui de cette chronologie on a proposé dinvoquer divers arguments | ANDERSEN (Das Abendmahl, in den zwei ersten Jahrhunderten nach Christus’, Giessen, 1906, p. 20 s.) pense qwelle est confirmée par Vhistcire des controverses pascales. En 165, Appollinaire applique les épithétes de ayvovdytes el de gtadvetzot a ceux qui aflirment que Jésus a pris un repas pascal le 14 Nisan. Ces expressions ne peuvent pas, pense-t-il, se légitimer si la tradition synoptique est la plus ancienne, Cet argument nest pas décisif, car il m’est pas evident par soi-méme quiau milieu du second siéele on ait conservé un souvenir précis de ce quweétait la véritable tradition primitive.
On a aussi cru trouver des indications qui s’accordent avee la chronologie johannique dans différents textes comme lé¢. de Pierre (ce. 2.) (NESTLE, N. T. G. sup., p. 68}, qui dit que Pilate livra Jésus aux Juifs la veille de leur fete des Azymes. Les Acta Pilati (X1,2) contiennent une indication du méme ordre. Le Lalmud semble supposer celte chronologie (BRANprT, Die evang. Gesch., p. 286 s.). Rien de tout cela n’est décisif. Le Talmud et les Acta Pilali paraissent dépendre du récit johannique, quant a Pévangile de Pierre on ne peut pas aflirmer quwil représente une tradition tout-a-fait indépendante de celle que suit le quatriéme évangéliste.
Enfin, on a essayé de faire intervenir le calcul astronomique. Jésus est mort un vendredi dans les environs de la Paque. Dans les années auxquelles on peut songer n'y en a-t-il pas une oti le 14 Nisan soit un Jeudi ou
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LA CHRONOLOGIE DE LA PASSION / 3l un Vendredi. Des recherches qui sont résumées par H. Acueiis™) et par Erwty Prevscuen'”) il résulte que la premiére lune de printemps, c’est-a-dire la Paque juive, est tombée le jeadi 6 avril 30 et le vendredi 3 avril 33. Ces indications ne sont guére utilisables parce que la maniére toute empirique quwayvaient les Juifs de déterminer les phases de la lune oblige a toujours tenir compte dune erreur possible de 24 heures.
* HL. Acuents, Lin Versuch den Karfreitag su datieren, Nachrichten der Gottinger
— Gesellschaft der Wissenschaften, 1902.
** KE. Preuscuen, Todestag und Todesjarhr Jesu, Z. N. T. W., 1904.