‹ Les sources du récit johannique de la passionChapitre 2 sur 62 · WELLHAUSEN, p · texte numérisé non relu

WELLHAUSEN, p

6. J. WeLLuAuseN, Das Evangelium Johannis, Berlin, 1908, 146 pages.

7. Lues les 21 déc. 1907, 22 février et 4 avril 1908, publiées dans les Nachrichten, 1908, 1 p. 115-148. 2, p. 149-188, 5, p. 497-560.

kel, Ewald, Renan, Delff, Draesecke, Wendt, Schiitz! mais cette idée navait pas été accueillie dune manicre générale. Des interprétes aussi autorisés du quatri¢me cvangile que B. Weiss, H.-J. Holtzmann, Jean Reéville, Loisy et Zahn navaient pas cru devoir tenir compte de Vhypothese de la pluralité des sources. Pour les exégetes de droite comme pour ceux de gauche, Pévangile de Jean était toujours, suivant expression consacrée, « la robe sans couture. » La situation parait avoir changé depuis les travaux de Schwartz et de Wellhausen. Un critique aussi sir que W. Bousset, tout en déclarant que le moment nest pas encore venu ou lon pourra distinguer les sources du récit johannique aussi rigoureusement que celles de la Genése*, reconnait, sur bien des points, la justesse des observations de Wellhausen et de Schwartz et déclare : « Il faudra peut-étre nous habituer a voir dans le quatriéme évangile Voeuvre dune école et non d'un individu’. »

D’autre part, Friedrich Spitta qui pensait autrefois pouvoir expliquer certaines incohérences que Von trouve dans le récit johannique par Vhypothése du déplacement accidentel ou de la perte de quelques feuillets du manuscrit original *, vient de publier un volume compact* dans leque! il adopte sans restriction Vhypothese de la pluralité des sources. Il est vrai que, définissant ces sources tout autrement que ae le font Wellhausen et Schwartz, il tire de ses analyses des conséquences tres différentes de celles des critiques de Gditingue.

Par les travaux dont nous venons de parler, le probleme du quatrieme évangile se trouve posé d'une maniére toute nouvelle. Le temps est passé oti lon pouvait considérer le récit johannique, avee Bernhard Weiss et Zahn, comme un bloe de renseignements historiques venant d'une source trés stire, ou bien avec Jean Reéville et Loisy comme une déformation tendancieuse et systématique de la narration synoptique. Le probleme qui se pose a l’heure actuelle est infiniment plus

1. Sur ces tentatives voir R. Scutrz, Zum ersten Teil des Johannesevangeliums, Z. N. T. W., 1907, p. 243 s. et W. Boussert, Ist das vierte Hvangelium eine literarische Einheit? Theologische Rundschau, 1909, p. 4 s.

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