‹ Les sources du récit johannique de la passionChapitre 22 sur 62 · Bruno Bauer, III, p. 1483. HerrmtLier, p · texte numérisé non relu

Bruno Bauer, III, p. 1483. HerrmtLier, p

2. Le contact verbal est aussi trés net. Jean 12,3, wpou tae(vjev tods TROGAS... AL Ekepazey tals colely avbens code TdIaq avUTOU (Le. 7.38).

3. Bruno Bauer, Ill, p. 182. Oscar Hottzmann, p. 12. HEITMULLER, p. 271. Loisy donne une interprétation allegorique du geste de Marie. « L’action est symbolique, dit-il, et destinée a montrer comment Marie, l’église de la gentilité a recueilli aux pieds de Jésus le parfum de lévangile qui se répand dans tont univers. » A lappui de cette hypothése, Loisy fait remarquer que la parole de Jésus rapportée par Mare et Mathieu « partout ot Péevangile sera préché on racontera ce qwa fait cette femme » a élé remplacée chez Jean par cette remarque « et toute ta maison fut remplie de Podeur du parfum. » L’argument ne nous parait pas décisif. Il est bien certain qiwil ya une correspondance entre la parole donnée par les premiers évangelistes et le détail rapporté par Jean. La bonne odeur, c’est la connaissance de Vhistoire de Marie, la maison, c’est léglise. Ce que Jean veut dire cest que le geste de Marie sera connu et raconte dans toute Véglise. Cest exactement léquivalent de ce que disent les synoptiques. Sprrra (p. 263) pense que le détail des pieds essuyés avec les cheveux a été ajouteé apres coup par le rédacteur, @apres le texte de Lue.

disciples ? Sehwartz' pense que la mention de Lazare et de ses sceurs a été introduite sous Vinfluence du récit synoplique. Celui-ci localisait Pépisode a Béthanie, ce quia déterminé le rédacteur a introduire les personnages quwil connaissait dans ce village, bien quils n’eussent, & Vorigine, rien a faire dans cet épisode®. La petite conclusion des versets 9-17 aurait la méme origine. Le verset 9 provient de la méme main que le verset 17; quant aux versets 10-17 ils relatent une décision restée sans effet et ne peuvent appartenir au récit primitif?. e

Au contraire, Schwartz considére comme proyenant de la plus ancienne tradition le détail de la bourse portée par Judas, détail parfaitement étranger aux spéculations philosophiques du rédacteur'. Son opinion sur ce point ne nous parail pas s'imposer, car si le détail relatifa Judas était sans importance au point de vue philosophique, il présentait un intérét de premier ordre au point de vue psychologique comme explication de la trahison, aussi pensons-nous avec Spitta® et Soltau® qu il yaut mieux considérer la mention de Judas comme ajoutée par le rédacteur.

A la remarque de Judas, Jésus répond : « Laisse-la le garder pour le jour de ma sépulture. » Schwartz? remarque avec pleine raison que cette phrase n'est nullement l’équivalent de Vallusion de Marc, 14, 8 et de Mathieu, 26, 12 4 un embaumement anticipé; elle suppose que la femme a effectivement gardé la plus grande partie de son parfum’. Peut-étre dans le récit primitif ne faisait-elle que déboucher le vase. L’onction sur les pieds serail une interpolation malheureuse venue des synopliques. Sous sa forme originale, le récit devait servir (introduction & une relation de Lensevelissement de Jésus ott une femme jouait un role actif. De ce récit, la narration johannique n/a gardé qu'un détail, celui des aromates, quine se trouve pas chez les synoptiques’.

. Scuwartz, p. 177 s. Méme opinion chez Sourav, p. 48.

. Spirva (p. 262) attribue aurédacteur la mention de Marthe et de Lazare. . SCHWARTZ, P. 177.

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