Branpt, Die evang. Gesch., p
derer', Jean Reville? et Schwartz*® pensent que Vauteur du quatriéme évangéliste ne veut pas fournir un argument aux docétes dont certains, d’apreés Irénée (J. 24, 4), soutenaient que Simon de Cyrene avail été crucifie a la place de Jésus. On' a fait remarquer aussi que lévangéliste pouvait avoir été influence par la parole de Jésus sur la croix que chacun doit porter (Mc. 8, 34), ou encore par le parallélisme a établir entre la mort de Jésus et le sacrifice (Isaac qui, apres Genése 29, 6, porte lui-méme le bois de Pholocauste. Quoi qu'il en soit de ces diverses explications, on est en droit de penser que la suppression ® de ’épisode de Simon de Cyrene est destinée a concentrer toute Vattention sur la personne de Jésus et a empécher quune partie en soil altirée sur celui qui aide le maiire & porter sa croix.
20 Le détail des brigands crucifiés avee Jésus est maintenu, mais non |’épisode des injures adressees a Jésus par les brigands, non plus que Il’épisode du brigand converti rapporte par Lue seul.
Il ne semble pas y avoir ici autre chose que la suppression de traits accessoires. Les brigands sont cependant maintenus parce quils étaient nécessaires pour lépisode du coup de lance et parce quils étaient déja trop tixés par la tradition pour pouvoir étre élimineés.
3° Jean suit Lue dans Vomission du vin donné a Jésus avant la crucifixion: il maintient par contre le detail du vinaigre tendu a Jésus au moment ou il va mourir® mais ne rapporte
{. Prteiperrer, Das Urehristentum’, IL, p. 384, 437.