‹ Les sources du Roman de RenartChapitre 2 sur 55 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Exposition du sujet qui touclie à la fois aux t'aljles antiques et aux contes populaires. — Qu'est-ce que le folk-lore ? — Pourquoi et comment les contes se sont conservés dans le peuple. — Diflicultés que présente le problème de leur origine et de leur transmission. — Les contes d'animaux n'échappent pas tous à une classitication géographique. — Des rapports étroits qui unissent les fables et les contes. — Les contes sont antérieurs aux fables.

« Le cycle de Renart, il faut le reconnaître, appelle encore bien des recherches; à côté des faJjles ésopiques, dont rorigine elle-même est loin d'être éclaircie, il contient un certain nombre ({écoutes (r(iuf))unix d'un antre caractère, qui se retrouvent dans la littérature populaire des nations les plus diverses, et qui sont sans doute arrivés à nos vieux poètes par la tradition orale plutôt que par les livres d'école où ils avaient appris à connaître les apologues de l'antiquité. » Ces lignes écrites par M. G. Paris ù propos du livre de son père Les Aventures de maitre Rcnart et (VYsengrin *, ont été le point de départ des recherches dont le présent travail est le fruit et elles en disent assez la nature. Mon objet a été de faire le départ entre ce que les auteurs du Roman de Renart ont emprunté à la littérature écrite et ce qu'ils doivent à la littérature orale de leur temps. Ce livre est une étude comparative des célèbres récits de nos poètes d'un côté avec les apologues classiques et leurs dérivés médiévaux, de l'autre avec une portion de la masse des contes populaires qu'il est de mode, depuis une cinquantaine d'années, de recueillir dans tous les pays et chez tous les peuples.

Rapprocher de certaines fables antiques des récits français qui mettent en scène des animaux, montrer les analogies que

* La poésie au Moyen âge. Paris 1885, p. 245, sq.

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