L. SuDRE, Renart
peut avoir tel ou tel épisode de la fameuse guerre du goupil et du loup avec tel ou tel morceau des compilatious ésopiques n'est pas une tentative Lien neuve. La liste serait longue des travaux de ce genre entrepris à propos de nos fabulistes, depuis ceux du xm'' siècle jusqu'à La Fontaine, et à propos des histoires du Roman de Renart elles-mêmes. Toutefois la filiation dans la suite des âges a été, en ces derniers temps, rendue plus nette, des points restés obscurs se sont éclaircis grâce à de remarquables études parues en Allemagne, en France et en Angleterre et que j'ai mises amplement à contribution. Je n"ai donc fait que suivre un chemin battu dans cette partie de mon sujet et je n'ai pas besoin de la justitier jîIus longuement.
Je ne puis être aussi bref en ce qui concerne la seconde, laquelle repose sur une science on peut dire toute nouvelle, celle des traditions populaires, le folk-lore, pour employer la dénomination consacrée. Cette science, on le sait, s'est donné pour mission de recueillir tout ce que le peuple croit, tout ce qu'il raconte, tout ce qu'il chante: coutumes, jeux, récits, légendes, superstitions, proverbes, 'refrains sont de son ressort et rien de ce qui peut révéler une parcelle de la vie intime ou sociale, présente ou passée d'une race n'échappe à ses curieuses et infatigables investigations. L'ensemble des matériaux de cette science relatifs aux croyances, aux contes, aux proverbes et aux chansons constitue ce qu'on est convenu d'appeler la littérature orale ou xtopulaire. Ce dernier terme est évidemment équivoque et il faut s'entendre sur sa vraie signification. « Entre la croyance ou la littérature dite populaire et la croyance ou la littérature dite savante, a-t-on observé fort justement, il n'y a qu'une différence de temps et non d'origine ; l'une et l'autre sont de création savante : le peuple proprement dit ne crée pas, il se contente de vivre ; mais de tout temps, et dans les milieux les plus rudimentaires, il y a à côté de la masse passive des esprits qui réfléchissent qui créent, qui forinulent les idées et les sensations inconscientes de la masse, en un mot des savants ; c'est de cette classe que le peuple reçoit ses premières connaissances, ses premières croyances; avec le progrès de la réflexion, la classe savante s'élève à des créations plus compliquées, et le peuple reste à l'étage inférieur, ne pouvant suivre le mouvement trop rapide de la pensée savante. Il n'y a pas une croyance créée par le peuple, et une croyance créée par le savant; il y a seule-
ment une croyance acceptée par le peuple et une croyance qu'il. n'accepte pas; mais l'une et l'autre viennent également de savants, l'une du savant d'autrefois, l'autre du savant d'aujourd'hui. L'abîme entre lesdeux ordres d'idées vient de ce que la création du savant primitif répond mieux aujourd'liui encore à l'état intellectuel du peuple encore primitif, et le folklore du jour est la s(?ience des premiers jours i. » On ne pouvait pas mieux délinir ce qu'est la littérature populaire : c'est le trésor des idées et des imaginations non point créées par le peuple, mais acceptées par lui, la plupart depuis un temps immémorial, conservées par lui et recueillies de nos jours sur ses lèvres.
Or cette science des traditions populaires, en ce qui concerne particulièrement les contes, a-t-elle sa raison d'être, et ses méthodes sont-elles assez sûres pour servir de base à une étude comparative telle que celle que je me suis proposée ?
Jusqu'au jour où les frères Grinim, après avoir publié leurs Contes d'enfants et du foyer, les tirent suivre en 1822 d'un commentaire rapprochant chacun d'eux d'un nombre inlini de variantes orales dont le cercle s'étendait au delà des limites de l'Allemagne, on ne s'était guère intéressé à de tels morceaux que pour eux-mêmes. Ce qui avait fait jadis et faisait alors la fortune des Contes de Perrault c'était uniquement leur mérite intrinsèque, c'étaient, bien qu'ils fussent des récits de paysans et de bonnes femmes, la trame légère de leur action, la naïveté et la gentillesse de leur exposition et, il faut l'ajouter, la science d'observation et la connaissance réelle du cœur humain qu'ils cachaient sous leur enveloppe rustique et enfantine. Cet attrait, ils ne l'ont certes pas perdu ; nous continuons à prendre un véritable plaisir à leurs aimables ou touchantes péripéties ; le parfum d'antiquité qu'ils exhalent n'est pas d'ailleurs ce qui déplairait en eux à notre époque si éclectique dans ses admirations, éprise de toutes les formes d'art, des plus rudimentaires comme des plus compliquées, et nous ne laissons pas d'être étonnés des scrupules de Perrault qui n'osait pas les publier sous son nom et du dédain de Voltaire qui lui fermait impitoyablement la porte du Temple du Goiit.
Bien plus, de nos jours, ces contes et leurs semblables, loin de nous paraître des infiniment petits, ont démesurément grandi à nos yeux par la constatation presque stupéfiante de
1 J. Darmesteter, Roniania, X, p. "292, note.
leur universalité et de leur cosmopolitisme. Qu'il s'agisse en effet de récits de fées, de récits de géants, de récits d'animaux ou d'hommes, il est rare que chacun d'eux n'ait point dans diverses régions des représentants soit identiques de fond et de forme, soit reconnaissables pour frères malgré l'altération des traits de famille et la différence de vêtement. En Islande comme en Grèce, en Russie comme en Espagne, en Asie, dans l'Afrique du Sud, chez les Indiens de l'Amérique du Nord et chez les noirs de l'Océanie, même sujet, mêmes détails typiques, et souvent même agencement, même combinaison des éléments. Une telle immutabilité de traditions ayant survécu aux races et aux civilisations dont certaines les avaient vues éclore, une telle fixité au milieu des révolutions successives qui ont bouleversé la surface du globe, n'y avait-il pas là un phénomène curieux et qui devait attirer l'attention de l'historien et du psychologue ? N'était-ce pas un témoignage des plus précieux pour la connaissance de l'histoire générale de l'esprit humain et n'était-il pas naturel que l'on se mît à rechercher où et quand s'était formé ce patrimoine commun à tous les peuples, comment il leur avait été transmis et pourquoi ils l'avaient si soigneusement conservé?
A cette dernière question la réponse était simple à faire. La tradition populaire a en effet pour unique instrument la mémoire, et dans la mémoire, chez les ignorants et les illettrés, tout se stéréotype, tout se grave avec une précision et une profondeur d'autant plus grandes que les impressions sont plus rares et moins mobiles. Qui de nous n'en a fait l'expérience ? Qui de nous n'a pas entendu une même histoire contée à plusieurs reprises et à des intervalles éloignés, avec les mêmes détails et en termes presque identiques, par une vieille nourrice ou un paysan ne connaissant rien au delà de l'horizon étroit de leur village ? Un conte vivant dans un tel milieu et dans une telle atmosphère a chance de subsister intact pendant des siècles et de se transmettre immobilisé dans sa forme de génération en génération. Il n'est pas exposé aux mille fluctuations où est ballotté tout thème qui est tombé dans le domaine de l'écriture et du livre. Là chaque sujet se nuance, prend des aspects divers et devient à la fm méconnaissable sous ces déguisements multiples; il ne s'adresse plus en effet à des esprits rudes et naïfs, maisàdes esprits plus ou moins cultivés que leur éducation et leur goût souvent raffiné portent à introduire ou à chercher partout l'élégance et la variété.
Est-ce à dire que dans la tradition populaire les contes se présentent toujours avec ce double caractère de fidélité dans la transmission et, d'invaria])ilité dans la forme ? S'il en était ainsi, l'étude de ces dilïerents morceaux se réduirait à peu de chose et ne présenterait guère de difficultés. Il en va tout autrement. Ainsi que tous les produits de la pensée humaine^ les contes sont soumis à certaines influences psychologiques et sociales; leur nature incline à se modeler sur l'état d'esprit de ceux auquels il sont narrés et parfois aussi sur l'état d'e.sprit de celui (pii les narre *.
Elles sont peu nombreuses, il est vrai, mais fécondes en résultats, les causes générales qui diversitient un conte par le seul fait qu'il s'est implanté et a subsisté chez des peuplesétrangers les uns aux autres par le langage et par la civilisation. Certains traits qui sont en conformité absolue avec les croyances ouïes mœurs d'une race se trouvant en contradiction complète avec celles de la race voisine, il y a eu par suite chez celle-ci, pour ces traits, acclimatation forcée, c'est-à-dire changement et altération. Un personnage dont la présence paraissait toute naturelle dans les récits asiatiques devait ou disparaître ou être remplacé en Europe parce qu'il y était inconnu. Ainsi le chacal indien des contes d'animaux a chez nous pour substitut le renard, ailleurs le lapin ou le lièvre, ailleurs encore la tortue. Souvent même les exigences de la langue interviennent pour troubler l'économie primitive du récit et imposent des modifications inattendues : par exemple, le mot rena?^d étant du féminin chez les Slaves, on voit chez eux cet animal jouer dans certaines histoires le rôle d'une bête femelle alors que son rôle, de par la donnée originale, était exclusivement celui d'un mâle. En outre, quelque simples que soient les. idées qui constituent un conte, quelque humaines et vraies de tout temps qu'elles puissent être, la forme qu'elles ont revêtue à un moment donné n'a pas pu rester toujours la même, s'être pour ainsi |dire cristallisée. Avec le temps, certains détails finissent par paraître démodés ; ils cessent d'être en harmonie avec les habitudes et les sentiments que chaque siècle transforme: un paysan de nos jours ne conte pas les aventures du Petit Poucet d'une façon absolument identique à celle qui faisait les délices d'un vilain du moyen âge ; le conte se mo-
» Comparer pour ce qui suit l'introduction d'un livre qui vient d& paraître, Mann und Fuchs de Kaai'le Krolm.
dernise à chaque âoe nouveau sans que le fond varie, sans que le cadre soit détruit : c'est une nouvelle couche de vernis étalée sur une toile noircie par le temps.
Yoilàpour les accidents généraux de la vie des contes. Les accidents individuels auxquels ils sont exposés sont en plus grand nomhre et les atteignent plus profondément.
L'àme des conteurs populaires est sans doute naïve et peu complexe : plus passive qu'active, elle conserve et reproduit plutôt qu'elle ne crée, et de même leur mémoire, comme celle des antiques aèdes, est aussi sûre que riche et garde avec un soin jaloux les nombreux dépôts qui lui sont confiés. Néanmoins on ne peut dénier à leur âme la faculté et le droit de se donner quelquefois des ailes, de s'élancer dans le domaine de la fantaisie, et leur mémoire, par contre, peut de temps en temps sommeiller. C'est à ces défaillances momentanées qu'il faut attribuer en grande partie les mutilations de certaines variantes d'un thème qui, par suite, se trouvent en face des autres dans un état d'infériorité fâcheux et dissimulent souvent leur i)arenté avec elles. D'autre' part comment ne pas reconnaître soit un désir secret chez les conteurs de faire valoir ce qu'ils débitent, soit un procédé destiné à rendre les péripéties de leurs histoires plus claires ou plus intéressantes, dans l'attribution à eux-mêmes des aventures dont ils deviennent ainsi les héros, dans la localisation des incidents, dans l'accroissement du nombre des acteurs, dans la substitution d'hommes aux animaux, d'animaux aux hommes?
Mais là où ils déploient surtout leur virtuosité, c'est dans la liberté dont ils usent pour agencer et combiner à leur guise des motifs appartenant à différents contes et aussi dans le groupement de plusieurs contes en une sorte d'épopée. Tout conte est en général composé de plusieurs motifs. Ceux-ci, à peine nés, loin de s'immobiliser dans le cadre ordinairement étroit où la pensée de leur auteur les avait continés, en sortent, se déplacent par un mouvement incessant et, se croisant avec d'autres, ils produisent une foule de combinaisons diverses. Là ils vivent d'une vie nouvelle et, par suite de cette pénétration intime et réciproque, ils perdent souvent leur marque originale et ne portent plus leur enseigne. Rien n'est plus curieux à étudier que cette vie intense et cette force d'expansion dont sont doués les motifs des différents contes. Mais aussi rien n'est plus délicat que de reconnaître chacun ainsi défiouréau milieu de cette fusion d'éléments hétérogènes et de
l'en dégager pour le ramener à son véritable point d'attache.
En outre tout conte, dans sa forme primitive, a été créé pour lui-mèmo ou plutôt en vue de l'idée morale ou plaisante dont il devait être l'agréable expression. A l'origine, il n'a aucun lien direct avec les autres expressions que l'imagination humaine avait pu jeter précédemment dans la circulation. Or il est dans l'habitude des conteurs de profession de réunir plusieurs aventures tantôt ayant une communauté réelle de fond, tantôt aussi ne présentant que des analogies éloignées. Les exemples sont nombreux de ces chaînes d'histoires précédées souvent d'une introduction et munies d"un épilogue: nous aurons dans le cours de cette étude à en signaler deux spécimens curieux. Ce rapprochement d'histoires d'origine, d'intention et dVillure différentes, en leur donnant un air d'uniformité, exclut de chacune ce qu'elle avait de spécial, de sui gcneris. Au sortir de leur coulée dans un moule commun, ces morceaux perdent leur Jjrillant natif et prennent une teinte commune. Pour certains, il est impossi])le de leur restituer la couleur primitive ; mais chez la plupart la dégradation n'est pas telle qu'on ne puisse les classer et les ramener au type général auquel ils appartiennent et dont ils se sont accidentellement séparés.
En résumé les causes qui régissent l'évolution des contes, bien que multiples, sont faciles à démêler. Elles n'agissent pas, ou l'a vu, très profondément et n'ont qu'une prise bornée sur eux, la fantaisie elle-même ne s'y joue qu'à la surface; elle ne détruit ni ne crée; elle se contente de renouveler, de se servir d'éléments toujours les mêmes pour combiner et recombiner. Les différentes phases de la vie d'un conte présentent souvent dans leur ensemble un véritable imbroglio, soit. Mais cet imbroglio n'est pas indéchilfra])le : la comi)araison attentive et minutieuse de toutes les formes d'un récit aboutit presque toujours à la découverte de la forme première, de l'archétype d'où tout le reste est sorti. Une telle étude peut paraître à certains stérile et d'une profonde inutilité. Mais, outre que toute étude a sa raison d'être en soi, celle-ci n'a-telle pas son prix suftisant dans les curieuses révélations psychologiques que nous apporte cette succession inhnie de formes d'une même idée diversifiées suivant l'état d'esprit et le degré de culture de chaque peuple et dans cette intéressante constatation de l'immutabilité de l'esprit humain au sein de la variété indéfinie des types et des espèces?
Résoudre le problème de l'origine et de la transmission des contes est chose moins aisée. La question est si vaste, se rattachant à celle des débuts de l'humanité et à celle des rapports primitifs des peuples entre eux, que l'on comprend qu'elle soit vite devenue un champ ouvert aux théories les plus hardies et les plus séduisantes. Les contes sont-ils, comme le voulaient les frères Grimm et, après eux, Max Millier, les décompositions de mythes antiques apportés par les tribus émigrées des plateaux de l'Asie Centrale ? Faut-il croire avec Benfey et ses nombreux disciples que ce sont des versions de récits originaires de rinde des temps historiques et transplantés des bords du Gange aux quatre coins du monde parles bouddhistes, les Arabes et les Juifs? Entin devons-nous admettre avec l'anthropologiste Lang que ce sont de simples incarnations d'idées communes aux sauvages de toutes les races, que tout conte est autochthone et a des représentants sur tous les points du globe parce que les idées primitives de l'humanité étaient partout semblables? i.
Prendre ainsi les contes en bloc et sur des données qui, quelque nombreuses et frappantes qu'elles soient, n'embrassent pas la généralité des faits fonder un système unique, c'est ne résoudre le problème qu'en partie et laisser la question dans la région des nuages. En sortira-t-elle jamais d'ailleurs? On ne pourrait en effet arriver à déterminer exactement l'origine, la nationalité des contes, les routes qu'ils ont suivies que si l'on entreprenait pour chacun d'eux un travail analogue dans sa minutie à celui qu'un savant a tenté avec succès il y a quelques années sur un groupe de récits d'animaux ^. Rassembler à son exemple toutes les variantes connues d'un thème proposé, les comparer soigneusement, retrancher ce que chacune peut avoir d'accidentel ou de local, dégager ainsi le prototype et, partant du pays où ce prototype est conservé intact ou le moins altéré, suivre de région en région ses diverses et successives transformations, en un mot faire non seulement la mono-
> Voir un exposé complet de ces trois doctrines dans la préface des Contes lorrains de Cosquin, p. VIII sq; dans RonclaJlistica de Bertran y Bros, p. 23 sq. et dans la Gramlc Encyclopédie aviK-le Conte.
- K. Krohn, Bdi' (Wolf) nnd FucJis ei Die geogr. Verbreilung einer nordischen Thiennarchenhette in Finnland, Helsingfors
DES contp:s et des fables 9
graphieinais encorela oéographiedechaqiie conte, voilàla seule méthode qui semble pouvoir donner des résultats concluants et percer le brouillard épais qui nous cache, pour la plupart d'entre eux, le point de départ et le mode de rayonnement.
Mais est-il possible partout et toujours de suivre un conte étape par étape ? La chose est faisable dans des pays où les mœurs ont conservé leur ancienne simplicité, où l'école et le journal n'ont pas tué les vieilles traditions, où la civilisation n"a pas tout aplani, tout uniformisé. Là on peut noter l'évolution d'un thème de province à province, de hameau à hameau. Ailleurs une telle enquête est presque impossible ou elle est forcément incomplète : le fil des investigations se rompt sans cesse ; de la chaîne ancienne et ininterrompue ({ui déroulait jadis ses innombrables spirales sur toute l'étendue d'un territoire on ne retrouve plus de distance en distance que (quelques anneaux rouilles.
Doit-on d'autre part admettre pour tous les contes sans exception cette marche lente et progressive comme celle de l'eau qui tlltre insensiblement dans le sable et gagne de proche en proche ? Ne faut-il pas au contraire attribuer dans leur existence une part assez large à l'imprévu ? !NL Cosquin, dans la préface de ses Contes lorrains i nous dit que parmi les récits qu'il a recueillis de la bouche des paysans quelques-uns avaient été apportés dans le village, peu d'années auparavant, par un soldat qui les avait entendu raconter au régiment. Plus loin il nous cite l'exemple d'un Finlandais qui, ayant été longtemps au service de pêcheurs russes et de pêcheurs norwégiens sur les bords de la mer Glaciale, avait rapporté de ces pérégrinations les contes qu'il narrait dans les soirées d'hiver. Combien ils doivent être fréquents ces cas de transplantation par bonds dus au hasard, aux voyages, aux colonisations, et surtout à l'action des volontés particulières aussi inconteslable qu'obscure et insaisissable et qui rend beaucoup de contes rebelles à un groupement géographique régulier.
Enhn l'étude des variantes de chaque type fùt-elle réalisable dans tonte sa largeur et dans toute sa profondeur, possédât-on chacune des mailles de ces vastes filets, est-ce qu'on serait suflisamment renseigné sur le nœud initial, générateur du réseau, et sur l'endroit précis où il a été formé ? Car lorsque d'élimination en élimination on est arrivé à reconstituer la