‹ Les sources du Roman de RenartChapitre 21 sur 55 · L. SuDRE. Renart · texte numérisé non relu

L. SuDRE. Renart

Du reste, il y a dans les vers français des hésitations manifestes sur le nombre et la qualité des hommes dupés par le goupil. L'allusion à l'aventure de la branche IX ne fait mention que d'un seul charretiei' : LCcx^-^ t^n 02^^

Maint hou pesson et meinte anguille Oi jo, qui molt en fui joiant, En la carete au marcheant.

(v. 521 sq.

de même dans la branche XIV :

Que je trovai un careton Qui en meine une caretee.

(v. 5i4 sq.)

Les hommes auxquels Renartou Primant ont aiïaire sont-ils des voituriers ou des marchands ? Il est difficile souvent de le discerner d'une façon précise. La branche III parle de marchands, tandis qu'une allusion de la branche VI (v. 745) parle de charretiers. Dans la branche XIV, il est à la fois question d'un charretier et de marchands :

Tôt estendu iluec se tint, Tant'que li charretier ' i vint.

Quant cil l'a veû, si s'escrie :

« Ha, ha, le leu ! aïe, aïe ! »

Li marcheant estoient loing Et quiderent qu'il ait besoing.

(v. 597 sq.)

Quand les charretiers ou les marchands se sont aperçus de la fuite de Renart, ils courent pour le rattraper :

Li marcheant vont après lui.

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