Nobles. Il faut rétablir: imamiennes
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/i. Vénérables. Il faut rétablir « meroua-
LETTRE DE MÛLL^\ AliD KI.-MALEK UKN ZIDÀN A l.OLIS XIII 353
escnles el t'ii\nvées par le CDiuinaiRlciiiL'iit du très-hauU, trèsllluslre, très-eminent et glorieux', à l'obéissance duquel se sousmettenl les royaumes des Muslemans, à la redoutable voix duquel obéissent tous les peuples de la P>aibarie. et aux sublimes commandemenlz duquel sinclinent aussy les pins puissans roys de la Mauritanie, avec tous leurs contins proches et cslongnez.
Au roy qui entre les roys clirestiens ol peuples de la religion chreslienne tient la dignité la plus haute et le rang le plus eminent et relevé, le très-grand empereur de France, l'empereur Louis, filz des grands empereurs constituez sur le throsne de l'Eniinence.
Après avoir rendu louanges à Dieu, seigneur digne d'estre loué, salué la plus excellente de ses créatures, et beny tout le peuple qui expose sa vye pour le maintien de sa gloire et la delTense de sa i'oy, et après la continuation des jDrieres pour la conservation de ce lieu hault, eminent, sublime et souverain, afin qu'il soit assisté et maintenu éternellement dune stable assistance en félicite aux temps presens et à venir.
La cause de ces lettres à vous escrite de nostre ville royale de Maroques (laquelle Dieu conserve et protège par la laveur et assistance qu'il a coustume de départir siii- nos très-illustres estendars et par les très-abondans et immenses bénéfices de Dieu, à qui gloire et action de grâces soient rendues) est pour vous informer comme, lorsque le très-cher et aymé de Razilly arriva au port d'Asaf — que Dieu conserve ! — et eust consigné vos lettres à nos ministres dudit port, ilz les nous envoyèrent en toute dilligence. Après les avoir leues, nous avons considéré tout ce que vous nous y proposez louchant la fermeté de l'amitié et l'establissemcnt de la bonne intelligence entre nos deux couronnes et ce que vous nous escrivés concernant les esclaves fran(;ois que vous nous tesmoignés fort désirer vous estre renvoyés d icy. Nous avons dès lors très-
p. 125, note 6. — M. Silvcstrc de Sacy
niennes » ^i' V «^'«^'-à-dire : de Abou j^^^ ,j, traduction qu'il a donnée de cette
Mcrouan, nom propre qui est l'équivalent lettre (V. injra, p. 35i'i, note i) a rendu
de Abd el-Malek. V. p. 298, noie 3. Sur cette épithète par : « fils de Merouan ». cette manière de désigner le chérif régnant i . Tres-éminent et glorieux. Il faut réta-
par une épithète tirée de son nom ou de
son surnom, V. /-■' Série. Pa.vs-Ma«. t. I, ''''•" • ^^ Chérif alaoui ,^,UI ^^l.
De Castries. 111. — aS
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volontiers accepté vostre proposition, tenu la main à I nccomplissemunl de vos désirs et enfin correspondu à tous les cliei'z de a os dites lettres. En tesmoignage de quoy nous les avons envoyées avec lesdits Chrestiens soubs la conduitte de nostre noble, vertueux et honneste cbevallier Jean, filz de Mehenet Genati '. à desseing d'aller trouver vostre dit subjet, en cas (ju'ii le peust joindre par terre ; autrement, qu'il expediast envers le nostre quelqu'autie jiersonne de pareille vertu et dignité pour traitter l'exécution de vos intentions, recevoir les susdits Cbrestiens et par un mesme moyen traitter ensemble des desseins des deux partis. Mais lorsque nostre dit subjet fut arrivé au port d'Asaf — que Dieu garde! — le vostre ne s'y trouvaplus. et s'estant informé qu'il estoit devenu, il aprit qu'il y avoil desja quatre jours qu'il s'estoit mis à la voille '. Quelqu'un des miens le suivit en mer, espérant le rateindre, mais on ne sceut le rencontrer. Vostre subjet sçavoit très-bien pourtant que le nostre le devoit bientost aller trouver, voires mesmes qu'il estoit en chemin, et toutesfois n'eut pas la patience d'attendre son arrivée, bien qu'un serviteur ne doive, pour quoy que ce soit, laisser la poursuitte des choses qui luy sont commandées par son maistre, moins encores tesmoigncr de l'impatience quand il s'agist de l'exécution.
Nous avons bien voulu vous donner cet advis, affîn que vous soyés assuré que nous n'avons point manqué de correspondre à vos désirs, ainsy qu'il vous a pieu nous les faire sçavoir.
Escrit le vingt-sixiesme du mois Raby premier, l'an io4o.
Archives desAjffaires Étrangères. — Correspondance politique . — Maroc, Vol. I, f. S. — Traduction originale-' .
I. Une main étrangère a écrit en marge : 2. On sait que Razilly avait mis à la « l'alcaïde Agena». Il faut rétablir : Yahia voile le 12 octobre (V. supra. Doc. XLIII, ben Mobammed el-Djennati. V. siipra texte p. 829). On en peut déduire que le caïd arabe, p. 35i et j" Série, Pa\s-Bas, à la Yabia avait à\i arriver à Safi le iG ocdate du i3 juiUet i635. Ce caïd doit être tobre.
identifié avec celui (fui est appelé Ayagena 3. V. une autre traduction do cette
(p. A29, note 3), Hava Agena (p. AilS, lettre faite par Silvesthe de Sacv, dans
note 3), Agena (p. 26, note i) et Yahia sa Chrestomalhie . t. III, pp. 260- 253,
. . . ainsi que les notes dont il la fait suivre, Adjàna l)i»-l^t) dansEt-Oui HÀM, p. 427. 3ii-3i3
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