Le jour cnsuk'aiit. le 2 avril 1G28. Cf
2. //e/c/ies. en aralje ^ , euldj , reiiùgaU supra, i^. i(5S.
BIOGRAPHIE l>i: ■MOLI,\\ AllI) 1 I.-M VLKk ,S83
les uns À: les autres lussent jetiez dedans, il les envoya sans leur faire autre mal. sinon quaprès les avoir fait passer devant liiy. les uns après les autres, lîv: donné à chacun son colil)ct, i! leur dil (|u il remcttoit à les tourmenter à une aulre fois.
Jusques icy. ce monstre exécrable n'avoil exercé sa fureur (jiic dans l'enceinte de sa ville de Marroque. Les démons ses amis veulent maintenant qu'il en sorte, >k qu il aille exercer ses impiétezau loin. C'est donc pour ce fait que le 12 d'avril '.prenant son chemin vers la Duquelle", accompagné de six à sept mil hommes, estant arrivé à la cabille des Ramenas \ qui est un peuple (pii vil sous les tentes <S: fait profession de ne s'allier qu'à ceux de leur souche, ayant fait passer par le fil de l'espée tout ce qu'il en rencontra, horsmis cent qu il retint prisonniers, il les fit le lendemain mettre par quartiers comme chair de la boucherie. De ces Ramenas lininl vers la rivière de Tansif, quelques peuples qui s estoient révoltez contre luy à cause de ses exécrables ijaiburios luy ayant depesché un d entre eux pour luy offrir leur très-humble service \ se protester ses esclaves, le suppliant de leur pardonner, ce dénaturé, contre le droict des gens, non seulement le fit brusier toul \'\i\ mais encores, contre les loix de la nature, donnant jusques au chasteau où estoient retirez ces pauvres gens, en fit esgorger jusques à douze cens, faisant courir sa cavalerie sur ce qui s'en esloit peu eschapper, leur coupant, après qu'il les avoit retrouvez, les bras & les jambes, etles laissant, ainsi que des tronçons de bois, pourrir parles champs.
De là voulant voir Mongador', petite isle sur la mer Athiantique, entourée de rochers excessivement hauts, qui font des précipices espouvantables, y faisant séjour de quinze jours, son exercice fut de courir à la chasse des hommes, &, lorsqu'il en avoit rencontré, les monter en haut de ces rochers >!v; les précipiter dans la mer, en riant à gorge déployée. Et un jour, se promenant dans un bateau autour de cette petite isle, le vent s'estant si fort eslevé qu'il estoit en danger de périr, ses alcaïdes l'ayant mis à bord comme les plus expérimentez de ses pilotes, pour salaire il les fil bien bastonner,