‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 20 sur 362 · INTRODUCTION XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIII

Aussi, après la mort de Henri IV, dans les lettres de coiifirmalion ' qui lui furent données par Louis XllI, le 22 septembre iGio, il est recommandé au duc de Guise, gouverneur de la Provence, de faire cesser « tous troubles et empêchements apportés à l'exercice de ladite charge ».

Guillaume Curiol dut mourir ou résigner ses fonctions avant décembre t6ii, année où la présence de Jean Philippe Castelane, qui avait la survivance de son consulat, est constatée au Maroc'.

Je.^n Philippe Castelane. — Il appartenait à une famille de marchands marseillais, dont on retrouve plusieurs membres à Tunis et à Smyine durant le cours du xvn" siècle ^ La première mcnlion que nous ayons de lui remonte à juillet 160A. A cette époque il était patron d'un navire à bord iluipiel se trouvait un chaouch envové par le Grand Seigneur auprès de Henri l\ pour lui remettre une lettre du 28 août iGo3 rinformant des mesures qu'il avait prises pour assurer la protection du commerce dans le Levant *. Ce chaouch, après avoir été reçu à Paris par le Roi, alla sur le bâtiment de Castelane pour porter au pacha d'Alger les ordres du sultan. Castelane devait s'employer à obtenir la libération des captifs du Bastion de France et la reconstruction de cet établissement. Cette mission n'eut pas de succès ' et le Divan d'Alger devenu le seul maître déclara que a celui qui proposerait de rétablir le Bastion serait puni de mort». Primitivement le chaouch du Grand Seigneur

1. V. CCS lettres de confirmation, 1" Hé- On voit que le nom di- l'liili|>{i<' ou I'licli]>fi rie. Franco, l. II, pp. 5o8-5io. n'est pas un pronom, mais un nom <lc

2. V. /" Série. Pays-Bas. t. II, pp. 22- famillp. Les provisions de 1C107 cH lOio ne 23, et infra, p. xxxiv. mentionnent que Jean l'iR-lipt. sans ajoiUcr

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