On trouve en 1C70 un François ilc Caslrlaru
Castelane, marchand français àTunis(Arcli. !i. V. /" Série, France, t. II, p. Sai.
de la Chambre de commerce de Marseille Lettre de Mahomet III à Henri IV, j3
ce i55). Ln autre marchand ,leau Philippe août i6o3.
Castelane mourut à Smyrne en 1G88. En 5. \. le récit qu'en l'ait Castelane dans
outre il existe un volumineux dossier rela- sa lettre au duc do Guise du 1 1 juillet lOoi-
lif à un procès que son père Henry Phi- Bihl. Nal., Ms. fr. aS 198, f. 238. Cf.
lippe Castelane intenta à Jean-Baptiste également la lettre de P. Vias, consul
Fabre, marchand français établi à Constan- de France à Alger au duc de Guise du 3
tinople, pour délournement de sa succès- août iGo-^, Ibidem, ff. 23C-237, et Gkam-
sion (Bibl. Nat., /mprimés, T/iois)', uoi. /o5). mont, Hist. d'Alger, p. i.'iO-
Dt C.tSTKIES. 111. — c
XXXIV INTRODUCTION
devait aussi se rendre au Maroc auprès du cliérif Moulay Ahmed el-Mansour. Mais, celui-ci étant mort le 2 4 août iGo3, il y a lieu de croire que la lettre du sultan au Chérif ' ne fui jamais portée au Maroc.
Jean Philippe Castelane avait donc déjà à cette époque été employé par la cour de France. Aussi, lorsque Arnoult de Lisle eut rétabli les relations diplomatiques avec le Maroc, le capitaine marseillais obtint-il aisément la survivance de la charge de consul en ce pays, charge qui avait été conférée à Guillaume Curiol par lettres patentes de Henri I\ du 16 septembre 1607. Ces lettres portent que la nomination de Curiol est faite « à condition toutesfois de survivance de luy [G. Curiol] et de Jean Phelipe, aussy citoyen de nostre ville de Marseille' ». Ces lettres patentes furent confirmées avec la même clause par Louis XIII le 22 septembre 1610'.
On ne trouve pas trace de la venue de Castelane au Maroc avant 161 1. Curiol dut probablement mourir ou du moins resigner sa charge cette année-là, car en décembre iGii on constate l'arrivée à Safi ' de Castelane, sur son vaisseau « le iVotre Dame de la Garde ». Aux termes de ses lettres de provision, il ne semble pas que le capitaine marseillais ait été investi d'autres pouvoirs que de ceux de consul ° ; ses attributions étaient celles de Guillaume Bérard auquel il succédait en Aiit. puisqu'on ne trouve aucune preuve du séjour de Curiol au Maroc. Mais Castelane paraît avoir eu de sa mission une conception beaucoup jîIus grande : il montra au Chérif le texte d'une alliance entre le roi de France et le Grand Seigneur'
1. V. cette lettre, datée comme celle adressée à Henri IV, du ii aoilt i6o3. /"' Série, France, t. II, p. oai.