‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 22 sur 362 · Y. cette confirmation. Ibidem, p. 5o · texte numérisé non relu

Y. cette confirmation. Ibidem, p. 5o

!\. V. la lettre de Moulay Zidàn à Samuel Pallachc du i3 février 1612, /'''■ Série, Pays-Bas, t. II, pp. 22 et 23.

5. Castelane fit d'ailleurs une déclaration dans ce sens, lorsqu'après la capture de son navire il fut interrogé par Juan de Lara. « Un Frances que dize avia salido por horden del rey de Francia a Iralur de

poncr un consul en Marruecos para el rescate de los Franceses ». V. i" Série, Esjiagnc. Lettre de Juan de Lara à Medina- Sidonia. à la date du i3 juillet l6i2. L'amiral Fajardo, confirmant le renseignement donné par son lieutenant, écrivait à Ciriça : « El consul de aquella nacion que fue dcsde Marsclla con cartas suyas a pedir unos cautivos franceses ». V. Ibidem, Lettre de Fajardo à Ciriça, à la date du 0 octobre

Ij. 11 s'agit du traité conclu entre la France et la Porte par M. de Brèves le 20 mai iGo4. On sait que Achmel 1=''

INTRODUCTION XXXV

et lui oITrit. au nom de Louis XIII. de conclure un accord analogue. Moulav Zidàn accueillit cettrc olVrc avec empressement et rendit la liberté aux captifs français '. Castelane s'en retourna avec un projet de traité et « deux lettres closes de parchemin enfermées dans deux sachets, liin do soie verte, l'anlre de damas" ». 11 emmenait en outre deuxciievaux oU'erls j)ar le Chérif, l'un à liouis XIII, l'autre au duc de Guise, gouverneui- de Provence, de qui le consul marseillais tenait peut-être des instructions diplomatiques. Il laissait au Maroc son fils et son neveu, porsoiuiages svn- lesquels nous ne possédons aucune autre indication.

A peine était-il de retour à Sali que Moulay Zidàn y arrivait luimême précipitamment, avec ses femmes, ses biens et quelques caïds fidèles : le marabout Abou Maiialli venait d'infliger à sa mahalla une sanglante défaite. Le chérif, voulant se rendre dans le Sous pour y organiser la résistance, affréta à cet effet le « Notre-Dame de la Garde » ainsi qu'un ihniic hollandais mouillé à Safi pour transporter à Agadir une cargaison de peaux \ Au retour les deux bâtiments, qui faisaient voile de conserve, rencontrèrent un navire hollandais qu ils canonnèrent. Après 1 avoir abordé et s'être emparé de ses vivres et de sa cargaison, ils le laissèrent continuer sa route* et rentrèrent à Safi, d'où Moulay Zidàn les fit repartir pour Agadir.

assurait par ce traité de grands avantages (z" Série, Espagne, Lcltre de Juan de Lara

à la France et accordait la liberté aux cap- à Mcdina-Sidonia, à la date du i3 juillet

tifs français détenus aux pays Barbaresques. 1612); 2" Par la déclaration de Moulay

Cette dernière clause n'avait reçu son appli- Zidàn qui écrit : « Nous nous sommes ser-

cation qu'à Tunis. vis de son navire [le navire de Castelane]

I. V. /" Série. Pays-Bas, t. II, Lettre pour quelques nostres ajferes et y avons

de Moulay Ziddn à Samuel Pallache, i3 chargé quelques biens nostres »(/" Série,

février 1612, p. 32, note 7 et p. 33, note i ; Pays-Bas, Lettre de Moulay Zidàn aux Élats-

Ibidem. p. 108, Lettre de Moulay Zidàn aux Généraux, à la date du 27 juin 1612, V.

Élats-Généraux, 27 juin 1O12. i" Série, Pays-Bas, t. H, p. 108); 3" Par

3. « Dos cartas cerradas de pargamino une lettre de Vaucelas écrivant à Louis XIII

celladas en dos fundas, la una de raso Aerdc qu'il a vu les pièces du procès de Castelane

y la otra en un damasquillo ». V. /'''' Se- et de ses compagnons « qui tous ont con-

rie, Espagne, Lettre de Lara à Fajardo à la fessé avoir pris un certain vaysseau de mar-

date du 18 juillet 1612. cbandz en ce voyage de Barbarie et que,

3. Le fait de ce premier voyage du par conséquent, ilz [les juges espagnols] ne

« Notre-Dame de la Garde » de Safi à Aga- leur ont point fait de tort de les condamner

dir est établi : 1° Par la déposition de comme pirates ». V. France, t. II, p. Sgi.

l'équipage interrogé par Juan de Lara 4- V. /'•'.Série. Espagne, i3 juillet 1612.

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11 embarqua ses femmes et sa suite sur le navire hollandais ' et confia au « Notre-Dame de la Garde » le reste de ses biens : c'étaient ses « bardes » et surtout sa bibliothèque « septante-troys fardous ou balles grandes de livres mahometans" ». Le prix convenu avec Caslelane pour raffrétement était de trois mille ducats'.

Le i6 juin 1612, le navire hollandais et le « le iVolre-Dame de la Garde » arrivèrent pour la seconde fois dans le port dAgadir. Mais, tandis que le premier mettait à terre Moulay Zidân et sa suite. Castelane refusait de débarquer la bibliothèque et les caisses du Chérif. avant d'avoir reçu le prix convenu pour l'alTrétement de son navire. Comme le payement se faisait attendre et que d'autre part les vivres du « Notre-Dame de la Garde » commençaient à s'épuiser % Caslelane, d'accord avec son équipage °, prit un parti radical: il mit à la voile dans la nuit du 22 juin, emportant à son bord la bibliothèque et les bagages chérifiens. Son intention manifeste"^ — qui a été travestie par tous les historiens — était de ramener son navire à Marseille et de remettre le précieux dépôt entre les mains du duc de Guise, en demandant qu'on le désintéressât.

Il fut, pour son malheur, retardé par les vents contraires et se trouvait encore à hauteur de Salé le 5 juillet 1612, quand il fut rencontré par quatre vaisseaux espagnols détachés de la Hotte de l'amiral Fajardo et commandés par Juan de Lara ; ces vaisseaux donnèrent la chasse au « JNotre-Dame de la Garde » et s'en emparèrent. A cette époque les Espagnols se considéraient comme ayant le droit de capturer tout navire français se trouvant dans les parages du Mai'oc. Un interrogatoire sommaire de l'équipage, fait pour la

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