LETTRE DK P. DV CHALARD A LOUIS XIII
Iraittcr cl acheminer jusqiies à Paris ledit ambassadeur, et que le trésorier de la Marine ayt ordre de me payer à Brest et à La Rochelle les quatre mois ([ui me seront deubs à la fin du courant, commancés le premier de juillet', sans (]uoy je ne pourré faire ledit lissentiement ny subsister de villuailles que le mois prochain au plus, ■lomct (jiio je né rien touche pour ma patache de son entretien de dix mois qu'elle est en mer, tant je désiré tesmoingner à vostre -Ma" lobeissance, la fldellittéau service que je luy doibz, qui me sera tousjours plus cher et recommandé que ma proprie' ny mon bien. Sur ce, je prie Dieu pour ibomiMiscprosperitté et santé de Vostre Mag"' avec la sincère affection,
Sire,
De vostre très-humble, très-obeissant et Irès-fidelle serviteur et sujet.
De la rade de Calé, le xiij' octobre 1 6.3.5.
Si(pir : Du Chalard.
Sire, pour ne laisserpas au tlesespoir les François qui sont demurés à Calé, je les ay tous fiés et en ay passé obligation pour trois cens trente-trois hommes', qui ce montent à la somme de deux cens dix mil cin(j"-ncur livres ', paiable dans la fin du mois d'avril mvj'"xxxvj ; auti'emenl plusieurs ce seroient reniés. Ung de S' Malo et ungd'Aulonne ont laict le sault.
Archives des Affaires Étrangères. — Maroc. — Correspondance consulaire, \'()l. I. — Original.
I . I'. Dii Clialard s'clait rmbarqué le 3n avril 16S.5 (V. p. 4^7). Avant son (Irpart, le a/i avril i635 (V. p. 5,'?l'i), il reçut six mois do solde ainsi que son éqiiipage.
Dans la pensée de P. Du Chalard, ces six mois devaient compter du i'^'' janvier ifiS,^ (V. p. 5li); c'est pourrpioi il réclama la « monstre « à partir de cette date, mais on no voulut lui accorder que celle du i""" avril au i"' décembre, soit 8 mois (\' . pp. .5 II et 53',).