V. Arch. com. de Toulon, BB53, [f
6g2 vo-GgS.
2. V. Ibidem. — A la suite de cette délibcralion le parlement d'.\iï reçut l'ordre d'ouvrir une information contre le s** de Saint-Mandrier.
3. Puisicux avait écrit à Gueffier d'avoir à signifier aux gentilshommes et soldats français engagés au scn'ice du duc de Savoie « le commandement de Leurs Majcstez de se retirer de sond' service ». Gueflier ne pouvant pas publier ouvertement à Turin l'ordonnance royale, s'arrangea pour en faire « veoir le contenu en particulier à chacvm des d'^ François ». C'est à cette
communication que répond S'-Mandrier. ^ . Bibl. >'at. Ms. fr. i6gi4. }'■ 532.
4. V. Ibidem, f. ôa^- — S'-Mandrier avait même pour la famille royale un culte chevaleresque. Le s'' de Mareuil ayant dit dans une « compagnie de plus de vingt personnes et Ircs-haiilt que lo marquis d'Ancre couchoit avec la Reyne, S'-Mandry qui estoit là prist la parole et dict que cela estoit faulx. » Une querelle survint, et le duc de Savoie eut beaucoup de peine à mettre d'accord les deux gentilshommes français. V. Lettre de Gueffier à Puisieux, 5 juillet i6i3, Bibl. >'at. Ms. fr. i6gi4. /. 536 v°.
INTRODUCTION XLI
galères dans le pori île Yillofranche'. Son fils Charles-Emmanuel, poursuivant cette politique et ayant en outre des représailles à exercer contre l'Espagne, qui l'avait oblige à restituer le Montferral, conçut tout un plan maritime dont l'exéculion fut confiée en partie à Saint-Mandrier ". Celui-ci devint pour la circonstance homme de mer, et. muni de lellres di' marque du Duc, il courut sus aux navires de l'Espagne. Mais il reçut en même temps une mission plus importante relative à El-Mamora.
Rendez-\ous des pirates de toutes les nations, ce port marocain échappait complètement à l'autorité de Moulay Zidàn et jouait alors sur la côte atlantique le rôle d'Alger sur la côte méditerranéenne. Le capitaine anglais Henry Mainwaring ' y avait fait reconnaître son autorité et recevait des propositions de toutes les puissances qui convoitaient cette position. Les Pays-Bas avaient obtenu du Chérif l'autorisation de chasser les pirates de El-Mamora et d élever pour son compte un fort sur la côte ', dont ils espéraient bien rester les seuls maîtres. Mais l'Espagne était plus intéressée qu'aucune autre nation à enlever;! ses ennemis présents el futurs celte base d'opération contre sa Hotte des Indes. Charles-Emmanuel I", au courant de ces compétitions, chargea Saint-Mandrier d'entrer en pourparlers avec Mainwaring ', afin de faire accepter à la pseudo-république, qui se sentait menacée à la fois par l'Espagne, par les Pays-Bas et par le Chérif, l'autorité (,'t la protection de la Savoie.
Saint-Mandrier dut mettre à la voile au printemps de i6i4; il capturait le 3o mai dans le port de Carthagènc" un navire hollandais « le Paon Doré » et se dirigeait ensuite sur El-Mamora où il entrait avec sa prise. Un mois après, le 2~j juin, trois vaisseaux envoyés par les Etats-Généraux et placés sous le commandement
1. Sur les flnsscins marilimos du duc pirates de II. Mainwaring.
Emmanuel Philibert el do son amiral ,\ndré .1. En fait, c'était Samuel Pallaclie qui
do Provana, Cf. Costa de IBeaurecahd, avait pri.s sur lui de faire cette proposition
Mémoires hislorit/iies xiir h maison royale de au nom du Chérif. Cf. r" Série, Pays-Bas,
Savoie, t. Il, p. 6(i. t. II, p. 287 et note 4. V. aussi Ibidem,