Cf. Cespedes, Inc. cil. pp. aSa, 204 et
3. Ci. CoRRKir, Enoland in the Méditer- 5. Cf. i" Série. Angleterre, aux dates ranean, t. I, pp. 56-.')9 ; /" Série, Angle- indicpiées ci-dessus, note 3.
terre, aux dates 4 juillet 161 1, année 161 2 6. Cf. 1''' Série, Pays-Bas, t. II, pp. StV'i-
passim, 2 juin 1618 et le Discourse on 367.
INTRODUCTION
de l'amiral Jan Evertsen venaient bloquer le pnrt'. Tandis que les Hollandais attendaient les instructions de Moulay Zidân pour descendre à terre ", l'amiral Fajardo parut le 3 août devant El-Mamora avec une flotte de quatre-vingt-dix-neuf voiles et une troupe de sept mille hommes. Evertsen salua le pavillon espagnol, et, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il communiqua à Fajardo tous les renseignements qu'il avait sur les pirates, bloqués par lui depuis un mois. Les Espagnols débarquèrent sans résistance au nord de El-Mamora et s'emparèrent des batteries dont ils braquèrent les canons sur les vaisseaux des pirates. Ceux-ci mirent le feu à quelques prises, mais n'eurent pas le temps de détruire leurs navires qui restèrent entre les mains des Espagnols ; ils se réfugièrent en hâte à Salé. Nous n'avons aucun détail sur le rôle que joua Saint-Mandrier pendant ces opérations. H tenta sans doute de forcer le blocus et de gagner la pleine mer. mais « il fut si rudement accueilly par quelques vaisseaux espagnols qu'il fut contraint d'entrer et de remonter le long d'une rivière [l'oued Sbou], aimant mieux se rendre à la mercy des infidelles que de se laisser prendre aux Espagnols. Entrant dans les terres de Fez, il fut fait prisonnier et présenté au Roy [Moulay Zidàn] qui, voyant sa i)onnc mine et celle de ses gens, l'employa en ses guerres tant pour l'infanterie que pour la cavalerie, en quoy il réussit merveilleusement bien^ ». Les connaissances techniques de Saint-Mandrier lui concilièrent bientôt la faveur de Moulay Zidàn, qui en fit son ingénieur; grâce à lui on vit au Maroc des fonderies de canons et des raffineries de salpêtre*. Consulté sur tous les projets, il devint l'homme le plus en vue du inakhzen, « faisant donner les charges de l'Etat à qui bon luy sembloit" », exposé par contre à tous les risques que comporte une pareille fortune. Au milieu des satisfactions de l'ambition, il semble que le gentilhomme loulonnais ail toujours eu la
1 . Cf. /'■' .Série, Pays-Bas, t. Il, pp. 807, 335 ot 35i, cl Franco, I. Il, p. Sfi" vl notes 4 et à,
2. Evertsen nedevail occuper El-Maiiiora qu'après en avoir reçu l'orrlre tlu Chérit'. Cf. z" Série. Pays-Bas. t. II, p. 33r| et note 2. Mais Samuel Pallaclie, qui s'était
évidemment trop avancé, ne put obtenir cet ordre. Cf. Ib'ulem, pp. 3o5, 3i2 et note I ; 323 cl 339.
3. V. Honoré Bouche, liist. chron. de Provence, t. II, p. 869.
/i. Cf. Cespedes, loc. cit. et infra, p. 82.