Sur lo P. cJ'Alliia, \ . siipni. p. 873, nol
2. Sur les processions des captifs, V. P. Dksla.ndkks, Op. cit., pp. 3y,'i-4oo ; on trouve de nombreuses plaquettes donnant « l'ordre et la marche » de ces processions. Cf. Ilibl. .\iU.. à la cote I.d".
3. (j'est du moins ce que prétendaient les religieux de la Merci. Cf. Bibt. Mut. Ld" 9, p. 9.
/i. C'est à la suite de ce voyage que le I'. Dan écrivit son ouvrage Histoire de liarbarie et de ses corsaires, dont lapremiire édition est de 1687 et qui fut publié pour soutenir les prétentions des Trinitaires ; il figure parmi les pièces justificatives pro-
duites à l'appui (le leur licuiainle. \\ itij'ni, p . at'ii, note 3.
."). Cf. Dan, pp. 6,'i-68.
(i. V, siiprn, p. 509.
7. :\rch. d'Ille-el-Viiaine. — (] viGâi, rieg. des délibérations des Etats itjsfi-id.'i^, pp. Ojo-Cyi. — La délibération fut prise le 1^ décembre lt)34 et il fut décidé que celle somme de dix mille livres serait délivrée « à celui qui sera envoie par Sa Majesté en l'année prochaine». Cf. infnt. Doc. CXXIV, Arrêt du l'nrlemenl de l'tiris, du 7 juin if)53, p. f'iGC).
8. Sur le nombre des captil^ rni> in librté et sur leur rançon, V. ivi/jni. p. '|i|i, note i et p. ôo3, uule 5.
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se procurant la soin me qui lui niaïujiiail par la vente des marchandises du vaisseau « la l'crle ' ii et par un emprunt contracté aux marchands -. 11 ht plus, il s'engagea à racheter les trois cent trente-quatre esclaves français qui restaient encore à Salé pour la somme globale de cent quatre-vingt-cinq mille cent deux livres, payable à la lin d'aviil iG3G. Moyennant cet engagement, ces esclaves lurent mis en liberté sur place, continuant de travailler au bénéfice de leurs patrons '.
On fut l'ort irrité en France en apprenant la conduite de P. Du Chalard. La guerre venait d'éclater avec la maison d'Autriche et absorbai! toutes les ressources. Du Chalard l'ortenieut i)làmé l'ut mis à la Bastille pendant quelque temps. El non seulement ou ne voulut pas paver la somme de cent quatre-vingtcinq mille cent deux livres cju il s'était engagé .'i acquitter h la lin d avril i63(î, inais encore on relusa de rembourser les fonds qu il s'étail [irociirés par emprunt pour la rançon des captifs qu il avait rachetés aux Salétins et ramenés en France ; il lut plus tard condamné à rembourser cet le avance de ses propres deniers'.
Cejiendant la cour de France ne |)OUNait honorablement exposer les malheureux Français captifs à Salé aux cousé(|ueiices de l'inexécution de l'engagement souscrit par Du Chalard ; cette inexécution devait d'ailleurs entrahier la reprise des hostililis par les pirates salétins. On résolut de faire appel à la charité publique et on lit choix, comme intermédiaire, de l'ordre de la Merci, alors très en faveur à la Cour, et qui venait d'effecluer sous la direction du père d'Athia sou premier rachat d'esclaves fait au Maroc à litre français.
Mais, comme les quêtes des Mercédaires à travers la France étaient une opération de longue durée qui ne pouvait être terminée pour la fin d'avril i(J3(J, date où expirait le délai imparti à Du Chalard, le cardinal de Richelieu s'employa tout d'abord à gagner du temps. 11 écrivit à son représentant en Provence le commissaire delà marine Claude Luguet" de faire partir un émissaire pour Salé. Ce dernier était porteur de lettres de Louis XIH pour le gouverneur de Salé, Abdallah ben Ali el-Caceri, et le vice-consul de France, Gaspard de Rastin, demandant que le délai pour le versement du prix des captifs fût prorogé à la fin de l'année i6,S(3. La barque envoyée par Luguel arriva à Salé à la fin de juin 1636°; les Salétins accordèrent ce cjui leur était demandé.
1. V. supra. Duc. LWWII, p. 5i8. 'GUq), était « Conseiller du Roi et Commis-
2. V. supra, p. 5i0, et infra, p. 571. sairc général de la Marine, mortes payes,
3. V. supra, p. 537. réparations et fortifications de Provence ». !\. Du Chalard réclama aux États de Richelieu lui avait donné le 1 5 octobre 1637
Bretagne en i65i une somme de 43 48i une procuration très étendue pour le repré-
llvres 2 sols, prix payé par lui pour le senier en Vroyencu. Arch. Dép. des Bouclies-
rachat de 97 captifs originaires de la Bre- du-Rhône. Amirauté, ftcg.dcs Insinuations
tagne. Les Etats ne voulurent rien rem- ( i(i32-i6y4). /■ 4o(j. Claude Luguet fut
bourser, en surplus des loooo livres votées assassiné le It octobre i63() ; son lils François
précédemment et d'une nouvelle somme de lui succéda dans sa charge. Ibid.. f. 4'^4 »"■
3 000 livres. V. infra. p. 6G/i. 6. V. supra, pp. àaS, note 5 et 537, Il n'a
5. Claude Luguet, bourgeois de Mai- pas été possible de trouver dans les .Irr/iiucs
seille (\ . 2' Série. France, lidaliou Prat. Dépnrlemenlales des Bouches-du-Blnhie la
ES OUDRKS HI'mMPTia US ET I.PS CAI'TIFS CIlUl. Il F.NS M MAHOC .).>()
Le a8 mars lO^G avaient (Hé rendues les lettres palenles du Koi (■li;ii;;('anl li's MiTcédaires de « se transporter en tous lieux pour (|uester » pour le raelial des esclaves restés à Salé'. Le -2^ juillet ce privilège leur l'ut conliriné par un arrêt du Conseil portant que « tous les deniers qui sont en nature donnez cliarilablemenl pour le raeliapt des esclaves» seroienl remis aux .Mereédaires, pour être employés « au raeliapt et payement des rançons des esclaves (pii sont à Salé... par préférence à tous autres ». Mais les ïrinltaires l'uiieux avaient pris les devants et organisé des quêtes dans toute la France. Quand les Mereédaires (irent leur tournée, ils ne Irouvèrent plus rien à glaner'-. Kn outre le P. Louis Petit, général de l'ordre de la Trinité, s'appuvaiit sur l'arrêt du i i septembre itiio'', poursuivit les Pi*, de la .Merci devant le (joiiseil privé. L'arrêt (ut rendu le 0 août i(j.3S'*: il partageait la France en deux régions où le droit exclusif de quête était concédé respectivement aux Trinitaires et aux Mereédaires. (^et arrêt, confirmé par ceux du 5 août [G:^^ et de juin iG.'»), régla la situation des deux ordres, qui vécurent par la suite en assez bonne intelligence '. Ils n'effcctuêrentd'ailleurs qu'un petit nombre de rédem|)tions au NLiroc, où l'on voit surtout leurs confrères espagnols occupés du rachat de leurs seuls nationaux.
Quant aux trois cent tn'ule-(|ualre captifs français laissés à Salé l'u iG.'iô. il appartenait aux Trinitaires, qui en i G3G avaient recueilli l'argent des quêtes organisées pour ce radial, de se charger de cette opération. Le nombre de ces captifs avait considérablement diminué: vingt -cinq s'étaient évadésen iG36''; trente-cinq s'échappèrent en iG.'^-j ■ ; en juillet iG.'iii, pour diverses raisons, il n'y en avait plus à Salé que cent cinquante" cl ce iioiiibrc dut diminuer encore par suite des décès et des évasions. En iG/|;! le V. IJscollié cnvové à Salé par les Trinitaires réussit à en racheter quarante et un". En iG.")'! les PP. Nazare .\nroux et Jean Héron en délivrèrent quarante-trois'". II ne resta plus à ce nioiuent de caplils français à Salé".
Les conllits entre Trinitaires et Mereédaires portés devant le Con.'ieil du Iloi en raison de ses attributions judiciaires obligeaient la Cour à intervenir dans les questions de rédemption des captifs. Mais cette intervention ne se bornait pas là. Les religieux, qui avaient besoin de l'aulorisalion du Roi pour cm-
tracc de cette mission secrète confiée par pj). 35(i-373.
Claude Luguel à un de ses agents. fi. V. ci-dessus, //c/uii'un i/c Jean Manjcs.