I. V. supra. Doc. CXVH, p
LETTRE DE LAMEU A MAZARIX 6.Sg
confirmé par 5 esclaves françois qui se sont racheptez et ont repassé sur le vaisseau du capitaine françois Martel demeurant en cette ville, et que. si quatre vaisseaux du Roy se presentoient devant ledit port de Salé après la sortie des leui', volontiers il/, donneroient [non seulement] tous les esclaves françois, mais tous les Chresliens qui y sont en captivité, et que Zaetachinuy ', gouverneur de lad. ville de Salé ", qui y a toute aulliorité près du morabide Abdala ben Bucar, se reposant sur luy du gouvernement et de la disposition de toutes les affaires, voudroit là establir un commerce honorable, au lieu de toutes ces courses et larcins. Led. gouverneur est liomme fort raisonnable et aflectionné à nostre nation, pour le bon traitement qu'il a reçu en France, estant captif dans les galères de Marseille.
Outres les lettres qu'ilz m'ont escrittes ! un et l'autre, ilz mont faict faire force excuses s'ilz ne pouvoient laisser passer des chevaux ^ ny du bled par deçà pour le service de ce royaume, cela estant expressément delTendu par leur loy.
En ma considération, le Gouverneur a achepté le capitaine Jean Coucourela, de Barcelonne, pris avec son vaisseau au commencement d'octobre dernier.
Archives des Affaires Étrangères. — Portnijal. — Correspondance politique. Vol. 3, ff. 63 v"-GU. — Duplicata.
1 . I.e nom de ce personnage se retrouve riantes, de rétalilir la transcription o\acle
av<rc" diirérentes formes. Il est appelé « liaiz de ce nom. Le mol Clienoui, Genoui est
Aclii Clienui >> (Raïs el-lladj Chenui) dans peut-être un ctlinique signifiant: le Génois
le Doc. suivant (p. 6io). Deux lettres en ou le Guinéen (el-Djennaoui). espagnol adressées par lui aui Etals-Gé- 2. C'était en réalité de Sidi .Vbdallah
néraux des Provinces-Unies sont signées : hen Mohammed cl-IIadj, appelé à la ligne
Zaetachinuy (V. i'^' Série, Pays-Bas, 5 mai suivante « .\bdala ben Bucar », que relevait
i(i48 et .27 mai l'J^g). Cette même forme la ville de Salé (V. supra. Introduction
se retrouve dans un certificat de rachat de critique, p. 58l). Le raïs el-IIadj Genoui
captifs du i3 aoilt i6J3 (V. /'"' Série, n'était que gouverneur de Salé-le-Vieil
Angleterre, à cette date). Dans la lieta- (V. infra, p. 671), mais il paraît avoir
tion (l'une rédemplion de captifs (V . infra, en fait exercé li^ pouvoir dans les deux
Doc. ex XV, p. 671), il est appelé : Cidizay villes par suite de la faveur dont il jouis-
Genoui. — Il serait téméraire, étant donné sait auprès de Sidi Abdallah. les agglutinations qui ont produit ces va- 3. Cf. supra. Doc. CX, p. Oi [.
6^0 iS JANVIER l648
LETTRE UE LAMER A MAZARIN
Désir exprimé pur Sidi Abdallah de vivre en bon accord avec le roi de France pour courir contre les Espagnols. — Les esclaves français seraient mieux traités à Salé qu'auparavant.
Lisbonne, i8 janvier i648.
En lèle : A Lisbomio, ce i8'' janvier iTp'iS.
\ . E. aura ample information des afTaires deçà et de ce qui s'y est passé jusques à la fin do l'année dernière par la depesche cydessus'.
Un capitaine françois nommé Martel, retourné depuis peu de Salé, m'a dict que le morabite Abdala Benbucar et son favory, gouverneur de lad. ville, Raiz Achi Chenuy^ luy avoient tesmoigné le désir qu'ilz avoient d'estre dans les bonnes grâces du Roy et le servir de leurs vaisseaux contre les Castillans, contre lesquels ledict gouverneur est animé, ayant esté leur esclave et mal traitté, au contraire de France, ofi il a esté aussy. L'un et l'autre alTectionne particulièrement ledit Martel, qui espère retourner promptement là, et m'a asseuré que les esclaves françois estoicnt mieux traitez qu'auparavant, ce qui m'a esté confirmé par les lettres du Consul.
Je prie Dieu qu'il conserve V. E. en parfaite santé et liiy donne
1. Lu depesche cy-dessus, celle du Sodé- V. supra, p. G38. cembre 16/I7, dont le duplicata précède 2, Sur ce personnage V. supra, p. 63ij
immédiatement celle du 18 janvier ifi^S. et note i.
LETTRE DE LANIER A MAZ.VRIN 6 /| I
heureux accomplissement de tous ses généreux dessains ; ce sont les vu'ux de celluv qui est,
Monseigneur,
De V. E.
Le très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur,
Signé : Lanier.
Archives des A JJ aires Etrangères. — Portugal. — Correspondance poiili(jue. Vol. 3, f. 71 v". — Original.
Df. Castkies. III. — il
6^2 6 ica i648
LETTRE DE LAMER A MAZARIN
Pirates d'Alger et de Salé pris sur la côte porlagaise par Jes Hollandais. — Conspiration contre le roi da Maroc.
\jAioaDe, 6 jinn i6^8.
Monseigneur,
Depuis mes dernières depesches des 17, 18, 19 et 28' may, que j'ay confiées à M' de L'Isle L'Escot, qui s'est embarqué sur un vaisseau hollandois allant à Bordeaux, j'en receu le 20' ensuyvant deux amples des 7 et 26' avril dont il a plu à ^ . E. mlionnorer.
Quatre vaisseaux de guerre hollandois. qui ont escorté une flotte venue chaîner de sel à Setuval et courru cette coste, ont pris quelques va: les corsaires d'Alger et de Salé, avec nombre
d'esclaves 4 j jÎs faict achepter à bon prix, si j'avoiseu 1 ordre de \ . E. sur ce suject, touchant ceux que je fis achepter l'an passé et ■ ■ s' de L'Isle m'a faict la faveur de payer.
' 1* par lettres de Salé qu'au mois d avril dernier on
. ^^.. ., ■: : le roy de Maroq. ôo des complices avoient desja esté pris et tranché la leste à onze d'entre eux.
Je prie Dieu qu il conserve A . E., estant.
Monseigneur, Son très-humble, très-obeissant et très-obligé serviteur.
Signé: Lanier.
Lisbonne, et ^i48.
, — ■ Portxujol. — Correspondance po- ■ oi. 3, J. 122 v^. — Original.
PROVISIONS DE COSSCL A HEXRV PRAT 6^3
PROVISIONS DE CONSLL POLR HENRY PRAT
S' Gern-a... . ..-1. . .. . j„ v^ w£,re idiS.
En léte : Lettres patentes du Roy obtenues par Henr)" Prat. bourgeois de Marseille, portant pro^^5ion en sa faveur de 1 estât et charge de consul de la nation Irançoise à Totoan et Salles, pays de Mauritanie'.
Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, comte de Provence, Forcalquier et terres adjacentes, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.
Sçavoir faisons que nostre cher et bien amé André Prat. bourgeois de nostre ville de Marseille et consul de la nation françoise ez villes de Totoan et ScJlés, pays de Mauritanie, au royaume de lez et Marroc, s estant volontairement demis de ladite charge par sa démission cy-attachée soubz le contrescel de nostre chancellerie, en faveur de nostre cher et bien aimé Henry Prat. son fils, à icelluy . pour ces causes et autres bonnes considérations à ce nous mouvans, de ^ad^^5 de la Reyne régente, nostre très-honorée dame et mère, avons donné et octroyé, donnons et octroyons par ces présentes signées de nostre main ladite charge [de consulj de la nation françoise ez ^^lles de Totoan et Salles, pays de Mauritanie, au royaume de Fez et Marroc. pour en jouir aux honneurs, auctorités, prérogatives, prééminences, privilèges, exemptions, fi-anchises, Ubertés. droiclz. pouvoirs et fonctions, fruiclz, profBtz, revenus et emolumens y appartenans, tels et semblables et tout ainsi qu'en a jouy ou deub jouir ledit .\ndré Prat père, avec pouvoir et faculté que nous luy donnons de comraetlre et subdeleguer pour >'ice consul en son lieu et place ez dites villes de Totoan et Salles à tel personnage qu'il advisera, duquel il nous demeuiera res-
I. Ces lettres furent enregistrées par le Prat fit exercer sa :. , : .,u-
Parlement d'.Vii le lojanYier 16^9. H. suls.V. oi/ra, p. 678, note i cl p. 67I, note i .