‹ Les sources inédites de l'histoire du Maroc de 1530 à 1845Chapitre 306 sur 362 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

poiisable, au(|uel seront expédiées nos lettres patentes de commission à cet eflet. Sy donnons en mandemant à noslre amé et féal conseiller en nos conseils et nostre ambassadeur en Levant, le sieur de La Haye Ventelaye, et ses successeurs en ladite ambassade et à tous nos autres officiers qu il appartiendra que, pris et receu le sermant dudil sieur Henry Prat, ils le fassent mettre et sesditz viceconsuls de par nous en possession de ladite charge, les faisant jouir et user aux honneurs, authorités, prérogatives, preeminances, fonctions, fiuictz. proffîtz. revenus et emolumans susditz plainemant et paisiblemant, et à luy obéir et entendre et à sesditz viceconsuls ez choses touchans et concernans ladite charge.

Mandons et conmiandons à tous nos subjetz et autres traffiquans soubz nostre bannière qu'ils ayent à recognoislre ledit sieur Henry Prat pour consul de la nation françoise ez villes de Totoan et Salés, pays de Mauritanie, au royaume de Fez et Marroc, avec ses viceconsuls, ayant commission de nous, et de payer les droicts ordinaires et accoustumés. selon et ainsi qu'en a jouy ou deub jouir ledit André Prat. Car tel est notre plaisir.

Prions très-haut, très-excellent et très-puissant prince nostre très-cher et bon amy l'empereur de Maroc, roy de Fez et de Suz, de laisser jouir ledit sieur Henry Prat de ladite charge de consul et ses viceconsuls, et des droictz qui leur appartiennent et qui sont accoustumés, sans leur faire ny soulTrir estre faict, mis ou donné aucun empêchement au contraire, ains leur prester toute fiance et adsistance, comme nous fairions en pareil cas si nous en estions requis de sa part.

En tesmoins de quoy nous avons faict mettre noslre scel à cesdites presantes.

Donné à Saint-Germain-en-Laye. le vingtiesmejour d'octobre l'an de grâce mil six cens quarante-huictetde nostre reignele sixiesme.

Signé : Louis. Et sur le reply : Par le Roy, comte de Provence, la Reyne régente sa mère presanle, signé : de Lomenie. Deuemant scelées du grand scel de cire jaune à double queue.

Archives dcparteineiitales des Bouches-dn-Rhône, Seclion d'Aix. — ,SV/-(e /), re(jisLre n" 335G,ff. 595-597.

OnnRE DE LOUIS MV A HENRY PUAT

CWII

OHDHE DV. I.OI IS \l\ A IIEMIY PR\T

Le rrmsul Henry Prnt devra fournir aux reliqieiLx récollets à Salé et à Télouan un local qui leur permette d'exercer leur minialère.

Poitiers, 28 janvier i652.

Au dos. alla manu : Ordri' du Hoy au s'' Prat, consul de la nation françoise en Barbai'ie, en faveur des marchandz [et] esclaves.

En tc'le : Au consul de Salé, le s' Prat.

De par le Roy.

Sa Majesté, aiant esté informée par les niarchans et esclaves, ses sujectz, qui sont en Barbarie, qu'ilz sont privez de toute consolation spirituelle' et despoir d'estie rachaptez, parce que le s' Prat, consul de cette nation à Salé etToutouan, refuse de faire desservir

I . On se rappelle qu'une clause de la trêve de i63o conclue entre Louis XIII elles Salélins stipulait expressément la faculté pour le consul de France cl les Français de pratiquer librement leur religion (V. supra.

Doc. XXXIX, p. sg'i). Pierre Ma/.et, premier titulaire du consulat de Salé, avait insisté auprès des capucins envoyés en mission au Maroc par le P Joseph pour les conserver en quelque sorte comme chapelains.

Ceux-ci, f|ui voyaient un a[>ostolat h exercer auprès des Chrétiens de tous pavs et même auprès des Moriscos, s'y refusèrent, jugeant qu'une « si grande eitroversion »

pour être simplement aumimier du consul et de son serviteur n'était pas justifiée (V. supra, p. 3?i3). L'article VI du traité passé le 18 juillet i635 entre Louis XIII et Moulav el-Oualid étendit le ministère « des gens d'église françois ii à tous les Chrétiens (y. supra. Doc. LXXIX p. 498). Malgré les dispositions libérales de cet article, les capucins ne consentirent pas à rester au Maroc, et les Chrétiens, marchands ou captifs, n'eurent qu'occasionnellement les secours religieux, Inrs du passage de Trinitaires et de Morcédaires allant en rédemption. V. infra, p. ("172, note 3.

fi'ifi 28 JANVIER t652

sa chappelle consulaire' par les religieux recolectz, missionnaires apostoliques", que leur zèle et leur charité envers ces pauvres esclaves portent à s'en aller en ces quartiers-là pour les enseigner, catechizer et procurer leur rédemption, Sa Majesté, compatissant à leurs souffrances, et voulant les souslager autant qu'il se pourra, elle mande et ordonne très-expressement audit consul, ou à celuy ciui exercera sa charge en son absenee, de donner à deux desd. relie;ieux recolectz, missionnaires, un lieu propre et commode pour faire leurs fonctions spirituelles, comme chappelains de Salé et de Toutouan, en sorte qu'ilz puissent y recevoir en toute liberté qui bon leur semblera, et que leur maison, particulièrement le lieu on ilz célébreront le divin service, soit honoré et respecté comme il se doit : l'intention de Sa Majesté estant que led. consul donne auxd. deux religieux les choses qui seront nécessaires pour leur subsistance jusques à la somme de quatre cens livres, et qu'il les protège auprès des principaux du païs. Le P. Félix Chevalier et son compagnon seront porteurs du présent, auquel Sa Majesté enjoinct trèsexpressement à son consul de se conformer, sur peine d'estre destitué de sa charge'.

Donné à Poictiers, le xwui' janvier i652.

Archives des Affaires Etrangères. — Maroc. — Correspondance consulaire. Vol. 1. — Minute.

1. Dans les traités qu'ils passèrent avec nairc de Barbarie », fut envoyé en misla Porte et les Régences Barbaresques, les sion « aux royaumes de Fez et de Maroc » rois de Franco se firent toujours un devoir (Ibidem éd"" de i60i, p. 2!i~). I^es détails de stipuler qu'une cbapelle serait annexée à qu'il donne sur le Maroc sont d'ailleurs insicbaque consulat et que les consuls seraient unifiants.

autorisés à avoir chez eux un prêtre au 3. En exécution de cet ordre formel, le

moins pour la desservir. V. Mas Latrie, consul Henrv Pral fit consiruiro une cha-

pp. 169, igi-iga. prlle ; celle-ci était achevée, quand les PP.

2. Depuis qu'ils avaient fondé une mai- Trinitaircs Anroux et Héron arrivèrent à son à Jérusalem (1628), les récollets fran- Salé en avril i65/l. V. infra. p. 672. — çais s'étaient fait une spécialité de desser- Les navires français qui abordaient à Salé vir les chapelles des consulats en pays devaient acquitter un droit pour la subsisrausulman. Cf. F. Eugè.ne Roger, La tance du desservant de la chapelle consu- Terre Saincie. id°" de i646, pp. 383 et laire. Cf. 2^^ Série, France, Z,c((re(/ePenW(i' l\o8. L'auteur, « recollcct et mission- « Scicjnelay du 1 5 janvier 1686.

MÉMOIRE JUSTIFICATIF DK n. JOÂO SOAHES 6^"

GWIU

MÉMOIRE ,11 STIFICATIF DE 1). JOAO SOARES'

Les Anglais ayant capturé en octobre iliai un na\irc cli.iryr de blé envoyé du Portugal pour ravitailler Tanger-', celle |)lace se trouva dans une grande détresse. Leduc de Mediiia-Celi voulut proiilcr de cette occasion pour négocier la soumission de la « frontera » rebelle : il lit accepter .son projet par le roi Pbilippe IV et l'on écrivit à ce sujet à 1). Joâo Soares, gouverneur de Ceuta. Celui-ci démontra le peu de succès à attendre des négociations et |)roposa au roi d'agir par la force. Pbilippe l\ , aux prises avec de grandes dillicultés. se montra bésitant. Sur ces entrefaites, leaa janvier 1602, les Anglais ayant capturi' un autre navire de ravitaillement destiné à Tanger. D. Joào Soares crut pouvoir renouveler sa proposition cl exposa ses raisons et son plan, mais celui-ci échoua par suite du mauvais vouloir et des lenteurs calculées du duc de Medina-C.eli. inspiré par la jalousie.

En Ic'Ie. (ilia manu : Expedicion de Tanger'. — i65i.

Con la perdida del primer riavio de trigo con que de Porlugal se socorria la plaça de Tanjar por cl mes passado de Uelubre de i65i , occasioiiada por las fragalas del Parlamenlo" que asisliau en guardia del estroelio, diocuenla a Su Magestad en los priiiieros de aquel mes el duque de .Medin,i-(Jeli, capitan gênerai del mai- Oeceaiio y costas y reyno del Andalusia, de la oportunidad (pie se ofrecia para introdusir j)lalira eonel governador de acpieila plaça'' sobre su

I . I). .loao Soares, comio rlc 'l'orres un projet (rc\[)('(lition aii([ii('l il ne fui pas

\ cdras, gouverneur de Ceuta. donne suite.

3. V. p. SgC), Sommaire. ■'). Parlamento, Le Long l'arlcment (pii .3. Coite date est celle des derniers docu- avait alors en .Vnglelerre le pouvoir absolu.

ments publiés dans ce mémoire. 0. 11. Luiz Lobo, baron de .Vlvito, avait

4. Cette mention est inexacte, car le succédé dans le gouvernement de Tanger le Document relate non une e.vpédition, mais io novembre '04<) à D. Gastao Coutinlio.

fi/iS 1602

reducion a la real obediencla, oifreciendole socorro para facilitar con el este intenlo.

Su Magestad ; Dios la guarde ! por carta de 3o de Octubre dio las gracias al Duque de la atencion y celo con que se desbelava en su sirvicio, a^irovandole el intenlo. \ cntendiendo Su Magestad que cl Conde de Torres Vedras podriu introdusir con mas facilidad esta plalica, le dise en diclio despacho las rasones siguicntes : « \ porque, en despacho de 22 de Sepliembre del ano passado, se os remetio copia de lo que cerca deste punto se escrivio al conde de Torres-Vedras, sera bien se lo coniuniqueis, para que de conformidad y acuerdo se camine en ella con el acierto y logro que se espéra. » En la misma forma, tuvo el Conde despacho del mismo dia 3o de Octubre, que el Duque le remitiocon carta suya de 16 de Noviembre. para que por Ceuta se dièse principio a la negociacion.

Y aviendo conciderado el Conde la dlficultad de lograrse esta materia por inteligencias solamente, aviendosc experimentado el poco fruilo que en otras muchas vezes que se avia intentadoseconsiguio, l'cspondio on caria de 21 de ^oviembre que, sin précéder primero el inbiar a la bahia de Tanjar algunas naos de guerra que impidiesen el socorro de aquella plaça, no avian de obrar en esta occasion las promesas y pcrsuasiones. A que Su Magestad respondio al Conde, en despacho de 3 1 de Disienbre, lo siguienteen orden a este : « Y aunque las prudentes concideraciones con que discurris en esta materia no puedan mejorarse, y yo me hallo tan satisfecho de vuestro celo y amor a my servicio, de que podeis estar cierto y os doy muchas gracias, todavia, como el emjîeno en que aora cstan mis armas sobre Barcelona' es de la calidad y estimacion que se vee, parece que no conbendriadevirtirlas fuerças a otra empresa. Y assy sera bien que, por los medios que hallaredes mas abiles, vais continuando y cntretcnicndo la materia, por si se pudicre lograr algun buen sucesso sin empenarse declaradamente. »

En el eslado referido se hallava esta materia. quando la esquadra del Parlamento de Inglaterra en 22 de Ilenero dcsle ano rindio

Il conserva le commandement de celle place i . La Catalogne s'était soulevée en

jusqu'en janvier i653, date où il fut rem- i64o et Barcelone était entre les mains des

placé par D. Rodrigo de Lencaslre. Mf.se- Français qui occupèrent cette place de

ZEs, pp. 186 et 192. i6io à i652.

MÉMOIRE JISTIFICATIF DE D. JOÂO FOARES 6/ig

otro niiovo socorro que de Portugal se remetia a la plaça de Tanjar. Con que. reconociendo el Conde el grande aprielo en que se hallava y que conbenia no pcrder occasion tan opurtuna, y que se asiguraria la empresa contra acjuella plaça, si con diligcncia se armasen algiinas naos cpjc occupaseii aquella l)aliia, acompafiadas dealgunos varcos luengos, dospaclio con este aviso al capitan Melchior Fernandes l'ita con carta de 7 de Febrero para que, poniendola en manos del Duque de ÎNIedina Celi, anadiese a las considcraciones y moti\os que en ella rej)rescnlava la nolicia y eslado en que le constava quedava la dicha plaça, y dixese la diligencia con que el Conde avia dado principio a esta negociacion, Inbiando a Tetuan pci'sona de confidcncia con carias para el govei'nador de Tanjar y algunos vicinos. \ entre otros capitulos de dicha carta en que discurria sobre la materia, se contenian las rasones seguientes : « Pero, conciderando el estado de larijar por la perdida passada y la desesperacion que les causara la (pie de nuevo liisieron en el navio que aora les apresaron y el recclo que suceda lo mismo a qualquier socorro que de nuevo se le remita (aunque por lo que an experimentado se veran por el présente destiluydos de esta esperança), me a parecido representar a \ . E. (|ue Tanjar se piérde indubitablemenlc, si de nuestra part(" se bisicre la diligencia que conbienc. \ es clai'oque, [)ara lumultiiar a([uel piicblo con este aviso, avicndo de llegar ptinieio a inanos de su governadoi-, podria prévenir este riesKO, daiido nolicia al Alffarbe. v. con deseos de conser\ar el, facilifar la esperança d(! (juahpiier socorro; y 110 es dnbilable que, conciderado por los rebeldes, se lo procuraran introdncir con carabelas con brevedado. sicndo la necessidad tan urgente que no pueda conservarse mas 1icmi[)o, en odio de Espana u por conbenicncias del rebelde, no es dificil de créer se ajuste con los mismos Olarideses y Inglcses que asisten en estos mares, pues no ignoran el cuydado que daran a Espana, si se hisiese Tanjar plaça importantissima y de grandes consequencias. no por la concideracion de lo que es, sino por el enbaraço y oposicion que haria siendo do uiia destas nacioncs. » '

I. lia crainte (io voir ia villp <!(» Tantjer prenne était fonfléc. Tes Portugais s'eflbrtombcr entre les maiiiï d'une nation euro- cèrent à différentes reprises d'amener la

En el terser capilulo de la caria rcffirida. insla cl Conde quanlo conbiene no perder punto en esta negociacion, afiidiendo nuebas concideraciones, y discurriendo sobre los medios de que se podra usar para ella, como lo expreça en las raçones siguientes :

« Conciderado todo, propongo a \ . E. que, en tan aprelada occasion y cou tantascircunstancias, conbiene no perder la, puespodria resultar de lo contrario notable dano contra el sirvicio de Su Magestad, y no lograrse la occasion, esperando \ . E. respuestasuya, quando Y. E. vee se halla dueiio desta materia, aviendola Su Magestad remetido a V. E. enteramente por despaclio de 3o de Octubrc. de que V. E. se sirvio inbiarme copia. El reinedio ha de ser (pie luego promptamente se sirva \ . E. de resolverse. detreminando fletar un navio de gucrra de ioo hasta 5oo toneladas, y remitirmelo V. E. a esta plaça niarinado. para que. cou mas ([iialro varcos luengos que tengo prevenidos para esta occasion en su compaTiia, bayan a occupar la costa de Tanjar, y, a visla de aquella plaça, en lugar donde puedan cstar con segundad de los temporales, den fondo y estorven qualesquier socorros, pues en esta plaça se liallan pilotos platicos para este intento. En el navio metcre la garnicion bastante, de 80 liasta 100 soldados, con cabo de toda inteligcncia, con que, con esta prevencion, se podra apellidar el nonbre de Espana, y tomara fuerça esta voz en la plaça por el aprieto que padece y por la desesperacion de! socorro, y quando a ello obligue. sera la entriega a Su Magestad y no a otras naciones. Impediransele con el navio los socorros de carabelas, y con los varcos luengos las pesquerias que se su mayor sustento. y a qualesquiera otras asistencias que se le procuraren inlroducir en embarcaciones pequenas (ques la forma con que pueden venir de Portugal), se les hara oposicion.

« Las dilTicultades que a niy sentir se pueden olTrecer. la primera y mas forçosa la expresa Su Magestad en despaclio de .3i de Dicienbre, y es el empeno con que al présente se asiste en cl silio de Barcelona, y que no conbiene devirtir las fuerças, no hallandoce gente ny dinero para esta oposicion'. » — Aqui dice el Conde la

France à occuper cette place (V. supra, Doc. Catlierine de Bragance. CIX, p. G09 et infra. Doc. CXXVI, p. 685). i . Esta oposicion. Il s'agit des entraves à

Finalement Tanger échut au roi Charles II apporter au débarquement d'un secours à

en 1661, comme dot de sa femme l'infante Tanger.

MÉMOIHK .irSTIFIC\TIF DE D . .lOÂO SOARES 6 T) I

scgunda (liillcullad. (jiic so oinilc. — La torcera : « ser poco cl pocler y qiiedar expuesto a quelquiera oposicion de los enemigos, assi PVanccses, Portuguescs, coino Turcos.

« En (pianlo a la primera difficultad, a Su Magcstad le fueron présentes dos concideracioncs en ai|uclla occasion, la una que entrava en nucva cnipresa, sicndo mas conbenientc dilatarlo hasta salir del enbaraço y cmpeno de Barcelona ; la otra conciderando diversion de sus armas, avicndo de aplicar a esta faccion navios, sente v diiiero. Pcro. con cl nucxo sucesso del segundo navio de trigo apresado, cstado de a(iu('lla [)laça v su perdicion infalible, es visto non buscamos nosotros la occasion, sino que ella misma nos busca : y pareciendo imprudeneia buscar nuevoempeno a las armas, quando estan cmpefiadas en tanlos de tal calidad e importancia, séria discredilo conciderar todo tan apurado que se dexaes de gosar la occasion de una plaça perdida sin genero de remedio y que tanto cuydado puede dar a llespana entrcgandocc a olra naicon, como es tan contingente, assi porlo preciso del apricto como por el odio de la nacion y conbeniencias del rebelde. Y assi es diferente el caso. y no obsta esta dilTicultad, pues queda en pic la primera orden de Su Magestad de ,'>o de Octubre. en que remite a \ . E. entera mente esta faccion.

(( Y en quanlo a la impossil)ilidad de navios, gente y dinero, yo me oU'resco a todo. y solo quicro de ^. E. la licencia y inter- \(Miçi()ii |iaia ci n<i(' de! iiaxio, |)()r(pi(' cl dinero para cl y para todo lo dcmas <pic lucre nicneslcr para la compra de l)aslmicnlos, el capilan Mclcbior Fernandcs Pita. que es la pcrsona (jue dara a V. E. estas carias, lleva credilo y borden para asistir a todo lo que se gaslare, con (juc se sale del cuydado que csto podria occasionar, jjues para prcvcncion de tan pro inoiiiento. no es mcnester que Su Magestad, si lucre possible, supiese quien le hase este servicio. La gente para las enbarcaciones tendre prevenida y salisfecha. Y en lo tocante a estas [)revenciones, me remito a la instrucion que lleva este capilan, que, siendo necessario. comunicara con ^ . E. Y con lo relerido, rcspondo a la primera dillicultad. »

.No se allana la scgunda dilbc-ultad, por averla omilido.

« En quanlo a la lercera difficultad, de ser poco cl poder y quedar cxjiuesto a difercnles l'iesgos, en la occasion présente se

han de concidorar estos mcnores que en otra qualquiera, porque las esquadras de Olanda y de Inglaterrah an ahuyentado los navios enemigos destos mares, con que andan estas costas niuy limpias. Y en caso que paresca a \ . E. que el navio que pido no es bastante para el yntento y que, siendo dos, queda mas facil yconsequible, en la misma forma me obligo a dar todo el gasto para ello ».

Proponia el Conde en el discureo deste capitulo las disposiciones con que se hallava para la faccion, inslando para que se abraçase como conbenia, y passava a otro capilulo, que es del thenor siguiente :

« A Su Magestad escrivo la carta cuya copia l'emito a V. E. Suplico a V. E. se sirva remitir la original en su pliego. Y ballando sustancia y conbeniencia en este négocie, sera muy acertado remitir el pliego por la posta a toda diligencia, preveniendo en el intérim lo necessario para que no se pierda tiempo, pues es lo que unicamente podra disbaratar la materia. »

Llego este capitan al Puerto de Sancta Maria con el aviso antécédente, y puso en manos del Duque la carta relTerida que el Conde le escrivia fomentando la materia, como délia parece. Abraço el Duque la propuesla, pareciendole oportuna la occasion, y en carta de 9 de Fcbrero lo insinua assi al Conde, dandole las gracias por el fervor y celo con que disponiaesta faccion, assi por ser de tantas consequencias. como por las circumslancias con que discurria en este caso, y que, respeto de aver de enpeûar navios y artelleria gruesa, que tcnia prevenidos. y aver de Icbantar estandarte para esta empresa. le avia parecido dar cuenta a Su Magestad, acompanando la carta del Conde y haziendo los esfuerços que pedia la materia, dando a entender que. para que se lograce, despacliava correo a toda diligencia. y que. luego que Ilegace la liorden de Su Magestad. no avria dilacion. pues al capilaii Melcliior Fcrnandes Pila le havia hordenado corriese con las disposiciones. como si huviese ya la liorden que se esperava de Su Magestad. aùiniendo (|ue conbendria que luogo luego el Conde enbiase vergantines o varcos luengos a la baliia de Tanjar para la oposicion de las enbarcaciones pequenas quepodrian socorrerlas. pues dentro de ocho diaslas acompanarian los bageles prevenidos.

Ricivio el Conde esta carta, y, con el fervor que entendia pedia

MÉMOIRE JUSTIFICATIF DE D. JOÂO SOARES 653

la occasion, asinliendo a que conbenia saliesen las enbarcaciones de rc'ino, e visto la lucvcdad coti (juc disia cl Diuiiic saldriaii las luayores, dispiiso (luo lucgo se enbarcastMi los sokbulos que [)ara esle elTecto Icnia separados. \, por carta de 18 de Fcbioro. diocucnta al Diupje de averse cveculado assi, enibiando juiitamente relacioii dcl nuiaeio de gcnic (|ue IKïvavan las sois enbarcaciones de lemo. cjue en el mismo dia 18 de Febrero partieron de esta plaça a la diclia faccion, con los nonbres de todos los cavos délias, y de coino lodas il)aii a la ordcii de Simon de Mcndoça de («ovea, a quieu avia dado las ordenes nccessarias para lo que avia de obrar, caitas para el governador de aquella plaça y otras personas principales, con algunas copias de un perdon que avia parecido concéder a los vecinos de ïaiijar. con que facilitar mas la mateiia. Tanbicn avisava el Conde en diclia carta de 18 el estado en cpie ténia noticia |)or Tetuan se liallaxa la plaça, reineticndo la respuesla cjue luvo del Baron su governador, y como por la Berveria dava calor esta negociacion con otras disposiciones. y que, respccto de qualquier bagel era superior a las enbarcaciones de remo, conbenia para su seguridad se sirviese dar prieça a la salida de los bageles, que podian ser dos, y que esto se dispusiese aun en el mes de Febrero, adverliendo que, para el logro y bucn sucesso del enpeno, detreminava que Don Vntonio y Don Francisco de Alarcoii sus bijos se enbarcasen en los bageles grandes, y propiiso paia prcveiur cl riesgo de (jualquiera dilacion, que conbenia cpic el l)ii(|iie encargace, sieiido lactible. a dos o très bageles de las esqiiadias d(! Inglalerra y Olanda, que andavan en estos mares, dieseii i'undo en la ])alua de Tanjar, aunque fuese por flete de dias, en el intérim que salian los bageles que se prevenian para este caso, o con noticia y pretexto de alguna buena presa, pues se asegurava lo inlalible del buen sucesso y el riesgo en que se ballavan nuestra enbarcaciones sin el anq^aro de bageles mayorcs.

Y csla nialeria la esforçava el Conde, como se reconoce de las palabras siguientes (juc contenia diclia carta : « FI desseo de ver lograda esta faccion me base repetir la iiiiportaiicia, saviendo cl coiiocimiento con que \. E. esta de todo. Senor, prieça y mas prieça, salgan lucgo los bageles ; no se reparc en la cosla, que yo me oflresco de nuebo a lodo. y logre ^ . E. l'accioii (pic lanto puede

importai" para lo de Portugal y para la seguridad del estrecho y para otras muclias consequencias. »

Respondio el Ducpic a esta caria aprovando la salida de los navios de remo y la forma eu que se a\iau prevciiido, como relicre en carta de 2 1 de Febrero, dando a entender no se perdeiia tiempo en la salida de los bageles, luego que Uegace la horden que esperava de Su Magestad. En carta de 2/1 de Febrero, en que se respondia a la de 21 del Duque, le participava el Conde como el cavo de las embarcaciones de remo que se hallavan en la bahia de Tanjar, aviendose embarcado en una var(|uilhi con otros seis honbres, avia hecho Uamada a la plaça para que délia saliesen a reci^ir los despachos que llevava, y como, despues de averlos Uevado y desviado de nuestras enbarcaciones, parece que, Uevado del celo del servicio de Su Magestad, y alentado con algunas scûas de ser Uaniado de la plaça, le avian detenido los rebeldes ', sucediendo a esse caso el no poder Tuiestras embarcaciones aguantar el riesgo de los mares, por no poder con las tormentas conservarse en los puestos conbenlentes para la oposicion de los socorros, con ([ue, por los riesgos. qucdava incierlo el sucesso. advertiendo que en todo caso conbenia que los bageles fuesen dos y saliesen luego, pues podrian en su conserba, dando cavos a las enbarcaciones de remo, ser de grande ulilidad : jiediendo juutamente al Duque que, en caso que Su Magestad hordenase se disistiese de la empresa por entonccs, conbenia tuviese el Conde aviso, por el peligro en que se hallavan las enbarcaciones pequenas. Para tripulacion de las grandes, en caso que no buviese en Gadis gente con que guarneccr alguna, otTrecio el Coude la infanteria necessaria, ponderando quanto conbenia para seguridad de la faccion quedace uno de los bageles en la baliia de Tanjar en guarda de las enbarcaciones pequenas, lomando alguna infanteria de la que estas Uevavan, y que el otro pasase a esta plaça a buscar la infanteria para la tripulacion de los dos bageles, pues con este medio se asigurava la faccion, no perdiendo nuestras enbarcaciones aquella baliia.

En el mismo dia 2/^ de Febrero, soçiun la fecba de una carta del Duque, parece rccivio la orden de Su Magestad sobre esta faccion,

r. Sur co clL-tall, Cf. Ml.niîzes, pp. i8y-iyo.

MÉMOIRE JUSTIFICATIF DE D. JOÀO SOARES 655

y la remetio al Conde, asigurandole del animo con que procuraria disponer con la bievedad possible las luerçascom que avia de asistir a esta enipresa. La copia de la hordcii de Su Magestad es la que se

LETTRE 1>E IMllIJI'PE IV A D. JOÂO SOAUES

// approuve les proposiliuns de D. Joào Soares pour la réduction des rebelles de Tanyer et le remercie de son zèle. — D. Joào Soares devra entrer en pourparlers avec le baron d'Alvito, afin que l'affaire soit menée à la fois par la persuasion et par la force. — Le duc de McdinaCeli a ordre de lui prêter assistance.

MadruI, ao février iGâa.

((El Uev.

((Conde de Torres-^ edras. de my consejo de yueria, capitau gênerai de Ceula.

(( Hecevido lie vuestras carias de siefe deste. con los demaspapeles cjue les acoinpaâan, sobre la roducion de Tanjar y proposicion que baseis para conscguirla. \ despues de daros muchas gracias por el desvelo y aplicacion con cpie os ampleais en lodo lo que pucde ser de niy servicio, de que yo me ballo lan satisl'ecbo y obligado, auncjue se concidera (jue los lances ban de ser cortos y los inconbi[ni|enles (pie puedan resullar de ser socorrida la plaça por el rebelde, pareco (jiie pues vos enprendeis inaleria tan ardua, se deve liar de vueslra vigilancia ; y ajirovando como apruevo la armason de la nao, su forma y la disposicion que para ello dais, es my volumplad que Irateis desta enpresa con el baron de Alvito y demas personas por lodos los medios que se os oITreciercn, tanto de negociacion como de fuerça, en la manera que diseis y con los resguardos que apu niais. »

Aquy passa Su Mageslad algunas cosas consernientes a la disposicion desta materia, y prosigue la horden :

(( ^ al Duipic doMcdiiia-Celi escrivo os asi.->ta y a\u[daj mucbo en

estas disposiciones, sin omilir diligencia humana, fiando de vuestro celo el buen sucesso délia, en que yo os devere lanto. Avisareis de lo que se fuere obrando, sin perdonar una liora de tiempo, por el cuydado con que se esta del lin dcsle négocie. « Madrid, 20 de Fehrero de i65a.

Yo el Rev.

« Por mandado del Uey nuesf ro Senor :

Francisco de Galarreta. »

De las palabras y ponderacion que se muestra en la orden referida, se hecha bien de ver la estimacion y aprecio que Su Magestad hase desta enpresa, como tanbien lo muestra la horden que tuvo el Duquc, cuyas palabras son las siguientes :

Page 1