Sur El-Mescrra, V. supra, p. Ii3, noie I
2. Sur le palais de El Beili. \ . El- OuFRÀxi, ch. XL, p. 179.
3. L'expression « Sublime Porte » , avec son double sens symbolique et réel, devait plaire à la cbancellerie marocaine ; elle fut employée quelquefois pour (iésigner la cour chérifienne. Moulay Ismaïi écrit au caïd
Hadji Merin : • ■ ■ j\s^\ j,j^^ '>^^
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faisons savoir que les commerçants chrétiens... se sont rendus à notre Sublime Porte (mot à mot ; à notre Porte élevée en Dieu). » V. 2' Série, France, t. I, à la date du 9 novembre 1706.
4. I.arijje Ramena, la narifa Ramena, l'inspectrice Uamena. La aarifa est une matrone ayant la direction du liarem impérial ; elle accompagne le harem volant ou
petit liarcm ,;ViUaII JUl qiii suit le sultan
dans tous ses déplacements. Elle a à commander tout un personnel féminin, les eunuques étant une exception dans le sérail marocain. La aarifa introduit chaque soir, après l'avoir parée, la femme désignée pour partager la couche du souverain ; cotte dernière réintègre après la nuit le harem loin des yeux et plus encore du cœur du sultan, et la aarifa lui fait déposer les bijoux qu'on lui avait doiniés pour la circonstance. Cependant l'importante matrone a noté soigneusement .sur un registre ad hoc appelé kounnech
IJo , le nom de la favorite et la date de la
nuit où elle a ri'çu les faveurs du sultnn, ce qui permet d'établir la filiation chérifienne et est une garantie contre les aventures auxquelles n'échappe pas le gvnécée impérial. — Le mot Uamena, qui doit être mal transcrit, est peut-être un nom propre.
voûtée, dont la voûte & les parois sont de fin or. à l'épaisseur d'un ducat, outre laquelle il y a encore tout plein de beaux corps de logis, à ce que nous contoient les eunuques, gardiens de cette maison, & les femmes juifves qui y entroient pour porter des provisions.
Joignant cette maison, il y en a encore une autre qu'on appelle le Michouar, où demeurent les elches ou renégats qui accompagnent le Roy quand il sort'. Il y a aussi une autre maison qu'on appelle Dar lachor', c'est-à-dire : Maison de la disme ; c'est une maison où les marchands chrestiens étoient obligez de faire porter toutes leurs marchandises arrivantes ; & puis le Lumina Sultan^, ou Trésorier du Roy, alloit prendre le droit lelielel ', c'est-à-dire le droit légitime, de dix ballots égaux un, & ainsi du reste. Il y a encore d'autres maisons joignantes où demeurent les alcaides, eunuques & autres officiers, & mesme un jardin commun, dans lequel il y a une fosse à lions' ; & tout cela dans un grand enclos de murailles, lequel enclos on appelle Alcaseba, c'est comme à Paris le Louvre.
Joignant cet enclos, il y a une grande mosquée longue de cent pas, & sur celte mosquée une tour quarrée. de laquelle sort par haut une grosse verge de fer, dans laquelle sont passées trois pommes d'or, la première fort grosse, celle de dessus momdre, &: celle de dessus encore moindre \ Lesquelles pommes d'or, notamment la plus grosse, qui est celle de dessous, sont bossues de plusieurs coups de mousquet qu'on leur a tirez, & mesme en plusieurs endroits percées à jour: car elles ne sont pas massives, mais seulement de l'épaisseur du doigt. De quoy m estant estonné & ayant demandé à de vieux Mores d'où venoient ces coups de mousquet, me firent réponse que c'cstoit les soldats de Aacob el-Mansor', lors-
1. On les appelait « mecliaoïiris ». V. rie, France, t. II, pp. .'ioô-4o6.
supra, p. ^65, note 1. li Sur cet ornement composé de trois
2. Dar lachor. dar el-achour J^lxll jb PO">na«s superposées, V. fc Série, France,
9,01, 1 • u t. II, p. 4o8, note I.