Il était originaire de la Corse, mais passiin
fixé à Valence avec son frt're Francesco. Se 4. Sur ce personnage, V, i'' Série,
trouvant à .\lgcr pour son négoce, il avait France, t. I, p. 55i et note !t ; p. 552 et autrefois rendu des services à Moulay .Vbd note 5 ; p. 588, p. 601 et p. 64o, note 4-
INTROnUCTION
et Maroc » où Vincent Le Blanc accueille toutes les fables et qui, pour les détails exacts, est empruntée à Jean Léon'. Il ne semble pas d'ailleurs que le voyageur ail parcouru le nord et encore moins le sud du Maroc, quoiqu'il parle des montagnes du Ziz où vivent les Zanaga, « ces peuples serjDentins qui vivent parmi les serpents ». Le voyageur dut se rembarquer peu de temps après la bataille de El-Ksar el-Kebir pour Cadix, d'où il regagna Marseille".
Vincent Le Blanc vivait encore en i63i "* ; sa mort doit se placer avant 1687, date de celle de ses amis Nicolas de Peiresc' et Pierre Bergeron ', qui bii survécurent. L'œuvre du voyageur marseillais ne parut pas de son vivant. Peiresc et Bergeron, qui avaient eu l'intention de publier ses mémoires, en furent empêchés par la mort^ Parla suite, un érudit, l'abbé Louis Coulon ', ayant retrouvé les papiers de Vincent Le Blanc dans « l'une des plus ilorissantcs bibliothèques et des plus saintes maisons* » de la ville de Paris, les publia en iG/i8', non sans de nombreuses corrections, car le manus-
1. 11 se pi?ul que ces emprunts soient le fait de Bergeron et Coiilon qui ont beaucoup ajouté aux « mémoires » de Vincent Le Blanc, comme le disent les titres des éditions de i648etde 16^9.