Il avait vraisemblablement été nom- Ibidem
me par simple acte notarié, comme le fut 4. V. Ibidem, p. .58g.
plus tard Pierre Citrani « commis pour 5. V. injra, p. oog, Mémoire de P. Du
\ice-consiil aux parties de Salle » par Henry Chalard.
Prat, pour trois ans le g mars lOSo. V'. 6. \ . Ibidem ci ]i . hZ^i , Relation de J ean
infra, .Notice sur Citrani, p. c, n. 6. Cf. Marges. Sur cette réserve qui figurait dans
aussi p. xcvii, n. i. tous les contrats de rachats de captifs, V.
3. « A sa prière et réquisition », V. infra. Introd. crit. Les ordres rédempteurs infra, p. 5g i. Lettre de Gaspard de Rastin et les captifs chrétiens au Maroc, p. 56 1 et n Richelieu, i6 juillet i63g. — Rastin avait note 3.
joint a sa lettre copie des lettres que Du -j. Les lettres du Roi aux gouverneurs de
XC INTRODUCTION
Des évasions se produisirent parmi les captifs français pendant ces délais et eurent une fâcheuse répercussion sur la situation de leur répondant Gaspard de Rastin. Enfin des prises faites par les navires français sur les Salétins achevèrent d'irriter le peuple et le portèrent « à se soubslever contre ledit consul qu'ils vouloient pour lors emprisonner, et lui prindrent tout ce qu'il avoit de marchandises, et, moyennant ce, ledit gouverneur [Abdallah ben Ali el- Caceri] appaisa le peuple'». Dans sa détresse, il s'adressa, par l'intermédiaire de Jean Marges, à Louis XIII et à Richelieu, les priant d'avoir pitié et compassion de lui et de le libérer de ses engagements".
Ses obligations en effet ne cessaient de s'accroître, car. tous les jours, il fuyait ou mourait des captifs ; elles s'élevaient de ce chef en 1689 à la somme de 3 287 ducals, non compris les 5 5o3 représentant la rançon des quarante captifs emmenés par Du Chalard. «Il n'est pas raisonnable, écrivaitl'infortunc vice-consul à Richelieu, qu'ayant donné liberté par l'obligation que je passay solidairement avec ledict s' Du Chalard à quarante François captifs..., je perde la mienne ^ »
Le temps s'écoulant sans qu'il fût donné satisfaction au Divan, la position de Gaspard de Rastin à Salé devint de plus en plus critique et, en butte à des vexations continuelles, «voyant que la Cour ne faisoit que luy donner de vaines espérances, il mourut de déplaisir en l'année ifi^S*».
Jean Marges. — Natif de Marseille. Jean Marges appartenait à une famille de chirurgiens" et avait fait des "études en vue d'exercer
Salé et à Gaspard de Rastin furent appor- /). Cf. 2' Série. France, Mémoire de
tées à Sale par une barque que Claude Henry Prat. 8 juin 1669.
Luguct, commissaire général de la marine, 5. Sur son lieu de naissance et sa pro-
y envoya. Cf. 2' Série, France, Mémoire fcssion, V. iiifra la supplique à Louis XIII
de Henry Prat. à la date du 8 juin i66y ; qui termine sa relation p. 54i). On trouve
infra. p. 587, Relation de Jean Marges. en i634 un Georges Marges et en iBSg un
1. V. Ibidem, p. .538. François Marges qualifiés « chirurgiens