V. Ibidem. des hospitaux ». Archives Communales de
3. V. infra. pp. hHi-bt^i, Lettre de Cas- Marseille, iG3i, f. igg v" et i63t). f. pard de riastin à riielicHcn, 16 juillet 1639. lo.'! 0".
INTROniTTION XCI
cptte profession. Il n'avait pas encore obtenu ses lettres de maîtrise', quand il fut emmené au Maroc par Du Chalard. lors de son voyage de i635. Du Chalard repartit pour la France au commencement de novembre i635", ramenant 3o/i captifs rachetés, mais laissant à Salé 333 autres prisonniers qu'il n'avait pu libérer, faute de fonds. A son départ il ci donna ordre audit Marges de subvenir aux nécessités de maladie ausdits captifs' ». La rançon de ces derniers devait être payée avant le dernier avril i(")3t), mais, à la demande du roi de France, ce délai fut prolongé jusqu'à la fin de celte même année i63(). A cette date, l'argent ne fut pas envoyé.
Le séjour de Jean Marges à Salé fut donc de plus longue durée qu il ne l'avait pensé. Il donna ses soins non seulement aux captifs français, mais aussi aux Salétins. qui curent recours à lui, a pour ce (pi'ils en avoient besoing pour panser leurs blessés ». Salé fut en cfl'et pendant la première moitié de l'année 1637 en pleine révolution. Jean Marges, témoin des événements troublés qui se déroulèrent dans cette république de pirates *. en a laissé une relation intéressante.
Cependant les bonnes relations entre la France et Salé s'altérèrent à la suite des retards successifs apportés au payement de la rançon des captifs. L'évasion de vingt-cinq d'entre eux et la capture par les vaisseaux français de quelques navires salétins achevèrent d'irriter la population contre le vice-consul Rastin et Jean Marges. Ils furent néanmoins assez bien traités, tant que Abdallah ben Ali el-Caceri resta à la tète du Divan. Il n'en fut plus de même, lorsque ce dernier fut déposé, et Marges dut chercher une occasion « pour eschapper le danger de demeurer captif ». Moyennant une somme de cent ducats qu'il donna aux membres du Divan, il obtint l'autorisation de s'embarquer, et prit passage, le 6 juillet 1637, à bord d'un navire marchand anglais qui était mouillé devant Salé. Le navire dut quitter