I. Sur ce personnage, V. p. i4, note i
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de se sauver par mei' pour la perte d'une bataille contre un maglssien rebelle de ces sugetz qui, sous prétexte de seynteté et d'estre envoyé de Dieu pour le bien publiq, abeusoit le peuple à le suivre ', et estant embarqué aveq le plus pressieux de son trésor sur le navire deudit de Castellannc auquel, pour respet de V. Mg., avoit grant confience, et ausy sur un navire anglois', dès ausitost que ledit de Castellane ut mis les personnes à terre, il s 'anfouit aveq tout ce qu'il apartenoit à Moley Zidain. ce que l'Anglois ne fit pas. qui n'estoit que personne privée.
Or ledit de Castellanne fut rancontré par les navires de don Feyssardou, jeneral des gallions d'Espagne, (jui le prit, l'emprisona et luy confisqua tout, de coy il en y a encorcs une partie qui et en estât au depost en Espagne, et fit vandre à l'inquant publiq deux beaus chevaux que ledit Moley Zidan mandoit de presant à Vostre Majesté, ce qu'il cemble que ledit Don Faysardou ne povoit fere, attendeu que le tout estoit entre les meins d'eun embassadeur de V. Mg. ou qui se disoit tel et en avoit les dépêches, et en la sauvegarde de l'estandart de France, qui est franq et libre par tout le monde. Que si ons presupose que ledit de Castellanne l'eut dérobé, cet à V. Mg. sulle d'an conoistre. et n'est pas permis de mestre la meyn cy légèrement dessus cens qui portent tel titre. Il est trèsimportant à l'honneur et cervisse de V. Mg. et au bien de ces sugetz qu il prevoye à se desordre avant qu'il causa de plus grantz effetz. Votre Majesté a la mesme justice et la mcsme reson de demander au roi d'Espagne se qui a esté prins aus meyns deudit Castellanne et sous sa baniere, que Moley Zidain à V. Mg. se qui luy a donné en garde.
Les alTeres par dessa sont en estât que ceus qui rebelles troubloient cet Estât sont tous esterminés, fors un que le peuple trop supertissieusement croyent seinct. appelle Haya^. qui est reduyt et
1. Ce « magissien rebelle « était le Moulay Zidàii avait affrète un navire maraboulAbou Mahalli. Surce personnage, hollandais en même temps que le N. D. V. /'•'• .SériV, Pays-Bas, t. U, Doc. LIV, de La Garde. V. j" Série, Espagne, i6i2, pp. 1 17-135, Doc. CLXVII, pp. 44o-/iii3 et Angleterre, Relation de J. Harrison, et Angleterre, Latc i\cwes ont of Bnrbary, aS juillet i63i.
1612. 3. Sur ce personnage, qui s'appelait
2. D'après l'iiiquêlc o\ivorte en Espagne, Yahia ben Abdallah, V. z™ Série, Pays-Bas.
LETIRK l>E SAINT-MANDHIEU A LOMS Mil 10
relraiiclié ;\ une moiilagnc viiassessible au royaume de Seus, cens Ibrsse ny crédit, pour cestre truvés veyns hcaucoup d'esfors qu'il a tante, au i:;rant jM-ejudisse de sa seynteté.
Et. pour le prince MolcyAbdalla, son neveu, ilestausy^ sans forsses nymoiensan un petit lieu au rolaumede Fetz', où ledit MoIeyZidain s'en va asture aveq l'armée, tant qu'il est asture pesible"^ de tous ces roiaumes qui sont merveillusement grantz: et ne luy reste sinon que venir au bout de ces dus personnes qui poroient un jour prendre l'occasion de remuer. Je le cers depuis cattre ans ', durant lequel tamps il a reconquis tous ces royaumes. Mes pleut à Dieu que V. Mg. degnat ce servir de moi et me vollut doinier une abolission'. (jui vés morant de désir de morir en son servisse, comme, de V. Mtr..
Le très-humble, très-hobeissant, trcs-fidelle serviteur et seuget,
Si(jné : Le cappitenne St Mendriés de TlioUon. De la ville de Maroqs en Affrique, ce jDremier janvier 1618.
Bibliolhhiue Aalionale.
Original.
Fonds français. — Ms. IGl^S, f. 218. —
I. 11. |i. 134, note 5; p. 11)7, note i ; Doc. XCI, p. 3i4 ; p. 33^ et p. 33g ; Angleterre. Relation de J. Ilurrison, 1(527 ; Et-OtFRÀM, pp. 34r)-34ti. Il mourut le 4 mars 1626.
1. Depuis l'année i()i I Moulay Abdallaii avait été sans cesse occupé à réprimer les soulèvements de Fez el-Bàli (Fez le-Vieil). Cette lutte se prolongea jusqu'à sa mort survenue en 1634. — Il ne semble pas, d'après El-Oufrini, que Moulay Zidàn ait fait une expédition contre le royaume de Fez depuis sa défaite à Uas el-Ma le i i septembre i6l() parles troupes de Moulay AlMleillali(p. '100).
■i. Pesible, pour : paisible, c'est-à-dire : possesseur paisible.
3. S' Mandrier était allé offrir ses services à Moulay Zidàn après la prise de El- Maniora par les Espagnols (Ci août i6i4). V. f' Série. Pays-Bas, t. II, p. 364, note 4 et supra. Introduction, notice biographique.
4. 11 faut admettre ou que les lettres d'abolition dont Saint-Mandrier remerciait le Roi dans sa dépêche du i5 juin 1617 (V . p. i5) ne lui étaient pas parvenues, ou que Saint-Mandrier a commis une erreur de date.
Après avoir lutté victorieusement contre le rebelle Abou Mahalli écrasé sous les murs de Merrakech le 3o novembre iGi3', Yahia bon Abdallah- cédant à des suggestions ambitieuses se révolta contre le Chérif dont il venait de défendre la cause. Moulay Zidàn, battu par lui dans plusieurs rencontres, dut se réfuîrier à Sali avec ses femmes et ses richesses. D. Jor^e Mascarenhas^, gouverneur de Mazagan, dans l'espoir de profiter des circonstances, entra en pourparlers avec le Chérif vaincu'; mais la discorde se mit dans 1 armée de Yahia ben Abdallah, qui dut lever le siège de Safi, et cela rendit inutile la négociation entamée par Mascarenhas.
Mazagan, 6-37 janvier iGii).
Papeis autenticos de como pcrdco a batalha Mulcy Zidam, e se retirou a Zafim, onde esteve cercado. e o meyo que ouve para virem a liberdade os cativos que tinha de Mazagâo.
Procès-verbal de la séance du 6 janvier 161 9.
Moulay Zidân, vaincu par Yahia ben Abdallah, s'est retiré à Safi oii il est