II. — LES « PROSE » DE BEMIîO
C'était un argument puissant, décisif, en faveur des partisans de la langue vulgaire. Car le débat se poursuivait. Le principal défenseur du toscan à cette époque, c'est le cardinal Pietro Bembo. Bembo était un humaniste très soucieux de belle forme. Il était auteur de nombreux ouvrages latins et on le comptait parmi les purs cicéroniens. Sa conversion à la langue des « barbares » fit scandale comme une défection. Il ne se contenta pas d'écrire en toscan ses Asolniii, ouvrage de philosophie morale sur l'amour, des Rinw et des Stan:(c : il alla jusqu'à prendre ouvertement le parti de la barbarie dans ses Prose dcJJa Jiiigiin volgare.
Pour bien mesurer tout l'intérêt de cet ouvrage, il