‹ Les sources italiennes de la "Deffense et illustration de la langue françoise" de Joachim du BellayChapitre 30 sur 62 · XXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION

travaille à améliorer la grammaire de la langue vulgaire, on s'eftbrce de l'enrichir des genres littéraires cultivés par les anciens. Il semble qu'on l'ennoblisse en l'asservissant aux Grecs et aux Latins. Un retour à l'antiquité, appuyé sur des théories de l'imitation, complète à souhait les tentatives que nous venons d'indiquer. On retrouve à la tête de ce mouvement plusieurs des mêmes personnages : Trissino est peut-être le plus décidé à dépouiller l'antiquité, comme il est le plus ardent à simplifier l'orthographe.

IV. — PERSISTANCE DES QUESTIONS DE LANGUE PENDANT TOUT l.E XVie SIÈCLE.

Il était nécessaire d'entrer dans ces détails pour montrer quels efforts, vers 1530, la langue italienne avait déjà tentés pour s'organiser et se régler. Tout ce travail marque le succès des idées de Bembo et de son entourage. Les grammairiens le nomment volontiers et se recommandent de lui. La théorie qui prévalait et qui consistait à chercher les modèles du style chez les écrivains du xii^' siècle était celle qu'il avait préconisée. Tous ce concours d'activités collaborant à une même fin assurait le recul délinitit du latin qu'il avait préparé. Sa situation personnelle, très considérable auprès des princes italiens et surtout des papes (Paul iil l'élevaau cardinalat), servit encore

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