‹ Les sources italiennes de la "Deffense et illustration de la langue françoise" de Joachim du BellayChapitre 50 sur 62 · L. II., ch. III · texte numérisé non relu

L. II., ch. III

Certainement ce seroit chose trop facile, et pourtant contemptible, se faire éternel par renommée, si la félicité de nature donnée mesmes aux plus indoctes etoit suffisante pour faire chose digne de Timniortalité. Qui veut

colo più che humano provedimento il rifarla mai più eguale, o simile aqueU'antica, essendo mancata l'Idea, onde il mondo toise l'essempio di edificarla. (F. 129 \'°.)

In guisa. . . che sola la lingua volgare sia una lingua inhumana..., torse non per altra ragione, salvo perché questa una da fanciulli, et senza studio impariamo, ove a quell' altre con molta cura ci con vertiamo... (F. 128 v".)

Bene starebbe, se questa guisa di studio hastassealtrui a far cosa degna di laude, et di meraviglia : ma egli sarebbe troppo leggiera cosa il farsi eterno per fama ; et il numéro de buoni et lodati

l'humaine providence, si on la peut faire égale ou semblable à l'antique, veu que nous avons le dofault de l'Idée, d'où le monde avoit pris l'exemple de la bastir. (F. 169 r".)

Il semble que... la vulgaire soit une langue inhumaine... non pour autre cause par aventure, que pource que nous l'aprenons sans travail, et des enfance, et que les autres par grant labeur nous sont faites familières... F. 167 v.)

Ce seroit un grand bien, si telle manière d'estude sufisoit à l'homme pour faire chose digne de louange et de merveille mais la cause en est trop légère pour le rendre éternel par renommée : si est-ce pourtant, que s'il se pouvoit faire, le nombre des bons et louables escrivains en augmenteroit be.tucoup en peu de

voler par les mains et bouches des hommes doit longuement demeurer en sa chambre : et qui désire vivre en la mémoire de la postérité, doit comme mort en sovmesmes suer et trembler maintesfois, et autant que notz poètes courtizans bovvent, mangent et dorment à leur ovse, endurer de taim, de soif et de longues vigiles.

scrittori, in piccol tempo diventerebbe molto maggiore, che egli non è. Bisogna, gentilhuomo mio charo, volendo andar per le mani et per le bocche délie persone del mondo lungo tempo, sedersi nella sua caméra: et chi morto in se stesso, disia di viver nella memoria degli huomini, sudare e agghiacciar più volte, e quando altri mangia et dorme a suo agio, patir lame, et vegghiare.

(F. 121 ro.)

temps. Il est donc besoing, mon gentilhomme, à celuy qui veult estre trouvé dedans les mains, et parmy les bouches des hommes, tenir par longue espace de temps, pié à boulle, en son estude. Et quiconque désire après sa mort, revivre en la mémoire des hommes, il doit aquerir telle resurection, par suer et trembler souvent, et soufrir i'aim et soif, et veiller tandis que les i;utres niengent et dorment. (F. 157 r" et vo.)

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