XIV INTRODUCTION
breuses, mais les œuvres originales, tout imprégnées de l'esprit de l'antiquité, commençaient à se multiplier.
Par ses œuvres et par ses idées, un homme comme Leone Battista Alherti qui est du début du siècle (il est né en 1404), avait contribué à ce progrès. C'était un humaniste : il avait reçu une culture antique très approfondie. Il avait écrit en latin dans tous les genres : des apologues, un opuscule sur les avantages et les inconvénients des lettres, des dialogues, des satires, même une comédie. Aussi bien il fallait un humaniste pour entreprendre cette tâche avec profit, pour féconder les lettres vulgaires par l'expérience et par l'art des anciens. Mais Alberti appartenait à une grande famille florentine. Il voulait que ses écrits fussent lus et goûtés par les gens de son monde. Par là il échappait à l'esprit de caste et tendait à rapprocher les doctes et les indoctes.
Hntre 1440 et 1450, il écrivit en italien son Tcogeiiio, son traité Délia tniinjiiillità tiell' (iiiiiiio,sunom ses quatre livres Delhi fauiii^lid. Ce sont d'importants ouvrages, tout imprégnés de l'esprit de l'antiquité, où Alberti aborde, au profit de tous, des questions de morale pratique et familière, où il cherche à concilier les idées des philosophes païens et celles des Pères du christianisme. Naturellement l'innovation d'Alberti provoqua des protestations. On en retrouve l'écho dans ses préfaces, et il v réplique par une véritable défense de la langue toscane. On disait que c'était avilir de pareils sujets que de les traiter en langue