Le pas romain 'est de
vêtus, Marcia, Tepula, Jiilia, Virgo, Alsietina, Claudia, Anio-Novus. Plus tard, on en construisit d'autres, car selon Procope, qui avait suivi Bélisaire en Italie, il y en avait alors quatorze à Rome.
Les sources les plus rapprochées de la ville jail lissent dans la plaine volcanique, célèbre sous le nom de campagne romaine.
Un premier groupe de sources situé au voisinage de FAnio, comprenait, outre les sources d'Appia et d'Augusta, celle de Yirgo, qui alimente encore aujourd'hui l'aqueduc de Verginc. Elle est à 2300 mètres environ à l'est de Piustica. Sextus-Julius Frontinus, curateur des eaux sous les empereurs Nerva et Trajan, et auteur de documents très étendus sur les aqueducs, raconte que ce fut une jeune fille qui fit connaître une des veines de la source à des soldats en quête d'eau. Un petit temple, érigé près de la source, contenait encore du temps de Frontin une peinture commémorative du lait.
Le second groupe alimentait un aqueduc construit depuis Frontin par Trajan et Adrien, et désigné sur les cartes sous le nom d'Alexandrina. Ces sources se déversent aujourd'hui dans l'aqueduc de la Felice.
Le troisième groupe, situé entre Frascati, ancien Tusculum, et le lac Albano, comprend trois sources : ïepula, qui coule encore au pied du village de Grotta- Ferrata, est la moins abondante de toutes celles qui furent conduites à Rome. A 1500 mètres, à l'est de Grotta-Ferrata jaillit la source de Julia, très abondante au contraire. Plus à l'est encore, se trouve la source de l'eau Crabra, que les fontainiers déri-
vaient en fraude à Rome, en la jetant dans Julia, mais qui, en réalité, appartenait aux Tusculans.
Sur la rive droite du Tibre, les mêmes terrains volcaniques donnent naissance à des sources non moins belles, dont plusieurs, situées en arrière du lac Sabattinus (aujourd'lmi Bracciano), alimentaient Faqueduc Trajana. D'autres jaillissent au fond de grands cratères volcaniques, qu'elles ont remplis d'eau. Telle est l'origine du lac Bracciano, d'où coule l'eau Paola et Martignano, autrefois xilsietinus, dont l'aqueduc Alsietina tirait son nom\
Enfin, des roches calcaires de l'Apennin, à une grande hauteur au-dessus de Rome (Marcia jaillit à l'altitude de 51 6"', 70, c'est-à-dire à 237 mètres audessus du point d'arrivée à Rome), entre les deux petites villes de Vicovaro et de Subiaco, un peu en aval du village d'Agasta, sortaient les eaux des deux aqueducs les plus célèbres de Rome, Marcia et Claudia.
Les Romains appréciaient en ^connaisseurs les qualités de l'eau; et, bien que dépourvus de tout pro cédé d'analyse, ils se rendaient parfaitement compte de ce qu'il y avait ou de ce qu'il manquait dans celle dont ils usaient. Rs mettaient au premier rang l'eau agréable à boire et n'y voulaient ni saveur ni odeur. L'eau employée en cuisine devait bien cuire les légumes, et ne pas former, au repos, de dépôt vaseux. Très observateurs, avant de dériver l'eau d'une source, ils regardaient si les habitants de la contrée étaient