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Belgraud. Les Aqueducs romains

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LES AQDEDUCS

vigoureux, bien colorés, s'ils n'avaient pas les membres frôles et les yeux malacles\

Marcia, fraîche et limpide, avait été réservée pour la boisson par l'empereur Nerva. Virgo n'était jamais troublée par les grandes pluies : a elle seule conserve son éternelle pureté », écrivait ver^? l'an 500 Théodoric, deuxième roi d'Italie, à son ministre Cassiodore. Anio-Vetus, au contraire, toujours trouble? était réservée pour l'arrosage des jardins. Frontin ne comprend pas qu'Auguste, prince d'un esprit si droit et si sensé, ait pu dériver l'eau peu limpide du lac Alsietinus. Cette eau du reste ne coulait pas pour les besoins du peuple. Auguste s'en servait pour sa naumachie.

Les Romains ne savaient pas filtrer l'eau; mais ils cherchaient à obtenir une sorte de clarification en la laissant au repos dans des piscines, que traversaient six des aqueducs : Anio-Vetus, Marcia, Julia, ïepula, Anio-Novus et Claudia. Les matières grossières, le gravier et le sable restaient au fond de ces bassins, mais la vase n'avait pas le temps de s'y déposer: ils étaient trop petits pour que l'eau pût y séjourner plus d'une heure.

Les neuf aqueducs qui existaient au temps de Frontin avaient un développement total de 295 014 pas romains, soit 436 610"%84. Sauf Yirgo et Alsietina, ils entraient tous à Rome, dans le voisinage de la porte Esquiline, aujourd'hui porte Majeure, a On peut voir encore, dit Belgrand, en sortant par cette porte, l'effet extraordinaire que leurs ruines produisent au

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