D Garrigoii. Monof/rap/iîe de r>(i(jiièi'es-dc-LucJion
nations dans sa chaleur et sa minéralisation. C'est M. François qui a été chargé d'en débarrasser l'établissement. Il les a réunies dans un même canal et les a envoyées au dehors par un déversoir, mais après avoir profité de leur présence pour corriger certains défauts des griffons chauds, lesquels « laissent échapper, dit M. Garrigou*, de nombreux filets qui, s'épanchant dans les terrains meubles environnants, diminuent d'autant le volume des sources, et permettent dans celles-ci l'accès d'eau froides étrangères, dont l'écoulement est irrégulier et inconstant M. François a porté à cet état de choses un remède radical en infiltrant des eaux froides dans les terrains meubles et en tenant leur niveau constant. De cette manière, par suite de la densité différente des eaux chaudes et des eaux froides, celles-ci repoussent les premières vers leur source, les maintiennent vers les griffons et font que la régularité constante dans le niveau de l'eau froide entraîne la régularité du débit, de la chaleur et de la sulfuration dans les sources chaudes. De plus, le mélange avec les filets d'eau froide irrémiliers étant em péché, la sulfuration et la température se trouvent au maximum. »
Le contact de l'air doit être évité pour les eaux de Luchon, car leur élément sulfureux se décompose très lacilement; elles perdent leur limpidité et blanchissent. Ce blanchiment s'obtient quand on mêle l'eau de certaines sources, par exemple l'eau de la Reine avec l'eau de la Blanche, ou avec celle de la