Journal de physique, tome XXI, siipj
ments très curieux sur les puits salifères et bitumineux de la Chine, qu'on appelle aussi des puits de feu. Leur eau contient des chlorures de sodium, de calcium et de magnésium ; aucune trace de sulfates, mais des traces évidentes de chlorhydrate d'ammoniaque et de matières organiques. Au nombre de dix mille environ, ils occupent un espace de 30 lieues carrées et donnent depui- un temps immémorial du sel dont les eaux mères contiennent du bitume sous des formes diverses, et notamment du carbure d'hydrogène d'un jaune pâle, désigné sous le nom de pétrolène. 11 se dégage en même temps de ces puits, creusés à 500, 000 et jusqu'à 1 000 mètres, un gaz très inflammable qui est probablement de l'hydrogène carboné.
Le pétrole américain est exploité seulement depuis 1854; et c'est de 1861 que date la grande production. Quand les sources de bitume ont été découvertes à OU- Springs, au milieu de magnifiques forêts, on voyait le pétrole sortir de terre en différents endroits. Il bouillonnait et s'accumulait dans les cavités du sol, où il formait des espèces d'étangs naturel. En hiver, l'huile s'ouv^ait un passage à travers des couches de glace de plus d'un pied d'épaisseur, et son travail était accompagné de bruits souterrains qui se faisaient entendre à une certaine distance.
L'huile est toujours associée à de l'eau salée. Mais, malgré leur extrême importance, nous n'insisterons pas sur ces sources, dans lesquelles l'eau n'a qu'un rôle insignifiant.