Charles Texier : Description de l'Asie Mineure, tome UI
L'Asie, l'Egypte nous offrent également des ruines très anciennes, dans lesquelles on voit quelquefois des vestiges d'une très grande magnificence.
Les citernes d'Alexandrie, qui datent des Ptolémées, étaient revêtues de marbre, et soutenues par de hautes colonnes de même substance. Elles s'étendaient non seulement sous la ville, mais très loin de la ville, et servaient de réservoirs à plusieurs aqueducs souterrains.
D'après un écrivain arabe, on comptait dix-huit aqueducs depuis l'entrée du Nil, en Egypte, jusqu'à Memphis, dans l'espace de 180 lieues, indépendamment de deux autres plus grands encore, qui étaient entre Memphis et la mer; l'un de ces derniers portait ses eaux dans les déserts où le temple de Jupiter Ammon avait été bâti, et l'autre, au lac Maréotis, derrière Alexandrie. S'il faut en croire cet ancien auteur, « la plupart des aqueducs de la Lybie avaient 100 pieds de haut et 20 pieds de large, sur une profondeur proportionnée, afin qu'ils pussent porter des bal eaux propres à y voiturer, à travers les airs, toutes sortes de marchandises. »
« Les rois de Juda, dit M. de Saulcy\ firent pour leur capitale ce qui se fait aujourd'hui pour Paris. 11 y avait, à quelques lieues au sud de Jérusalem, des sources très belles à Etham, sur la route d'Hébron; et Salomon ne recula devant aucune dépense, devant aucune difficulté, pour doter sa ville royale des eaux parfaites de ces sources. Trois immenses réservoirs