‹ Les soutiens de la sociétéChapitre 114 sur 131 · SCÈNE VII STENSGARD, M- RUNDHOLMEN · texte numérisé non relu

SCÈNE VII STENSGARD, M- RUNDHOLMEN

madame rundholmen. — Hé bien, ça va comme sur des roulettes, monsieur l'avocat. Tout le monde vote pour vous.

stensgard. — C'est, en effet, remarquable.

madame rundholmen. — Oui, Dieu sait ce que Monsen en dira!

stensgard. — Madame Rundholmen, je vous en prie, un mot.

madame rundholmen. — Quoi donc? Quoi donc?

stensgard. — Voulez-vous m'écouter?

madame rundholnen. — Jésus 1 Bien sûrl Volontiers 1

stensgard. — Vous avez parlé tout à l'heure de votre isolement.

madame rundholmen. — Oh ! c'était avec cet affreux Hejre...

stensgard. — Et vous avez dit qu'il était bien difficile pour une veuve...

madame rundholmen. — Certes, monsieur Stensgard, si vous pouviez voir par vous-même !

stensgard. — Mais si un beau jeune homme venait...

madame rundholmen. — Un beau jeune homme !

stensgard. — Qui vous aime en secret depuis longtemps déjà et...

madame rundholmen. — Non, je ne veux plus vous écouter.

stensgard. — Il le faut. Un jeune homme qui trouve aussi que c'est pénible d'être seul.

madame rundholmen. — Gomment? — Je ne vous comprends pas du tout.

stensgard. — Vous tenez dans vos mains le sort de deux êtres! le vôtre et celui...

madame rundholmen. — Et celui du beau jeune homme ?

stensgard. — Oui, répondez-moi.

madame rundholmen. — Oh non, monsieur Stensgard, vous ne parlez pas sérieusement.

stensgard. — Comment pouvez-vous croire que je voudrais me moquer de vous ? Ne seriez-vous pas disposée à...

madame rundholmen. — A grand Dieu, certainement ! Mon chéri, mon douxl...

stensgard (reculant d'un pas). — Hein?

l'union des jeunes 265

madame rundholmen. — Jésus l Voici quelqu'un !

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