SCÈNE XI Les mêmes, LUNDESTAD
hejre (avec ironie à Lundestad). — Voilà donc la récompense de ceux qui veillissent au service de leur pays !
lundestad (bas à Stensgard). — Y tenez-vous toujours beaucoup?
stensgard. — A quoi me sert-il d'y tenir puisque tout s'écroule ?
lundestad. — Pensez-vous que le partie soit perdue ?
aslaksen (en arrière). — Madame Rundholmen paie à boire! Elle prétend qu'elle est la première intéressée dans l'élection.
stensgard. — La première intéressée?
lundestad. — Pourquoi ?
l'union des jeunes 271
stensgard. — La partie n'est pas perdue, monsieur Lundestad.
(Il s'assied et écrit.)
lundestad (bas). — Écoutez, Aslaksen, pourriez-vous insérer quelques lignes de moi, après-demain, dans votre journal?
aslaksfn. — Bien sûr; est-ce méchant ?
LUNDESTAD. — Non, du tout.
aslaksen. — Oh! ça n'y ferait rien ; j'insérerais tou de même.
lundestad. — C'est mon testament politique; je vous l'enverrai demain matin.
(Il sort.)