‹ Les souvenirs d'un artisteChapitre 16 sur 46 · QUEL EST LE ROLE DE L'ART DANS L’'HISTOIRE · texte numérisé non relu

QUEL EST LE ROLE DE L'ART DANS L’'HISTOIRE

Nous avons vu comment l’art s'empare de l’idéal spontané produit par les sens, pour le transformer en image palpable de la vérité et pour faire ainsi l’éducation du sentiment. Mais l’art n’arrive pas d’un bond à cette hauteur. Il commence d’abord à reproduire l’image sensuelle et même d’une façon assez incomplète. Aussi ne travaille-t-il pas encore pour son propre compte ; car de même que, dans le développement de la conscience, l’idéal sert en premier lieu à dégager le concept, ainsi l’art dans Févolution de la société aide d’abord à élaborer la pensée humaine. Il n’en est pas

DEUXIÈME ÉTUDE. 185 encore à chercher la vérité esthétique, il ne produit que des symboles pour servir de tuteur aux jeunes idées qui ne peuvent pas se tenir debout.

Car afin que les deux forces, qui se confondent dans l'instinct, qui se séparent, se reconnaissent, et s'unissent de nouveau dans le libre arbitre — afin que le sentiment et la pensée puissent opérer leur union, et arriver à la hauteur de leur mission, il faut que la scission s’accomplisse tout entière. Il faut que lune distingue parfaitement l’autre, lui enseigne son emploi et délimite, en se déterminant elle-même, le domaine de son alliée. Il n’y a que les puissances séparées qui puissent s’unir, et l’union qui manque de conscience n’est qu’une promiscuité. Une séparation complète est donc nécessaire pour que lacte commun, produit spontanément, soit reproduit sciemment et devienne un acte véritablement intellectuel. La vérité ne peut surgir qu’en tant qu’elle opère sa séparation en vérité de sentiment et vérité de pensée, c’est-à-dire en idéal et idée; et tous les travaux des siècles passés n’ont servi, en dernière analyse, qu’à produire cette séparation.

L'histoire de l'humanité n’est au fond que l’histoire de la vérité. Les luttes de races, les guerres de dynasties, les batailles des conquérants, les glorioles des empires — vanités que tout cela! une poignée de poussière! Ce qui reste, ce sont les actions qui ont profité à l’esprit, ce sont les efforts qui ont augmenté

la vérité. À travers le sang: et le feu, et les montagnes de cadavres qu’elle accumule, l'humanité, encore impuissante à penser, ne convoite que la vérité. C’est la vérité que l’homme primitif cherche dans ces tueries, pareil à l’enfant qui casse ses poupées pour voir ce qu’il y a dedans. Aussi la vérité fait-elle d’une victime un héros, tandis que la gloire n’en fait qu’un gladiateur.

Quand nous aurons appris à envisager et à écrire l’histoire de ce point de vue, alors nous aurons des historiens dignes de ce nom. Jusqu'à présent nous n'avons que des chroniqueurs habiles et des avocats de tendances. Avant d'écrire l’histoire d’un peuple il faut poser la question : Dans quel état la vérité lui fut-elle transmise, et en quoi a-t-il contribué à la faire progresser et valoir? La réponse à cette question est le bilan de ce peuple. L'histoire des princes et des cours offre sans doute des faits nombreux d’un intérêt psychologique, mais ce n’est que la draperie de lhistoire. Tous ces détails se rapprochent du domaine du romancier et ne sont en dernière analyse que des contes de grand’mère. Que les princes aient gagné ou perdu leurs batailles, peu importe ! il n’y a que les victoires de la vérité qui comptent dans la république de l'humanité.

I ne s’agit pas seulement de la vérité philosophique, quoiqu’elle soit la condition fondamentale de toute action civilisatrice ; il s’agit de la vérité dans

toutes ses manifestations, comme développement de la puissance humanitaire dans l’art, dans la science et dans la société.

Malheureusement ce développement suprême de la virtualité humaine n’est pas chose facile; il y a là toute une réorganisation de la conscience. Cette transformation intellectuelle, s’effectuant dans lPhistoire et progressant de linstinct au libre arbitre, est tout aussi laborieuse que la transformation organique, sopérant dans la création et progressant de lichtyosaure au mammifère bipède. Aussi, vis-à-vis du libre penseur, l’homme esclave de linstinct n’est qu'un animal spirituel ; &’est l’ichtyosaure de lPintellig'ence.

Les imagiers primitifs sont done plutôt des philosophes que des artistes; ce qu’ils cherchent dans l'idéal ce nest pas la beauté morale, c’est idée qu’il contient. Au lieu de faire rentrer le concept dans l’image, ils le font sortir à la surface et ils agissent ainsi par nécessité et dans l'intérêt de l’art comme de la civilisation entière. Car, aussi longtemps que la pensée ne s'est pas dégagée de l’image et émancipée de l'idéal, elle ne peut pas agir librement, ni dans la science ni dans l’art; et l’œuvre artistique reste une production hybride qui w’arrive pas à une beauté franche, comme l’idée qui s’y rattache encore n’arrive pas à une notion complète. Seulement quand l'artiste a appris à penser, sa volonté peut dominer l’image sans lPélaguer.

Le sentiment alors, pénétré par la pensée, agrandit et élargit l’idéal pour en faire une véritable image de l’idée.

Rien de plus curieux que les procédés intellectuels des peuples primitifs. Ils concoivent au moyen de l'image, ils imaginent au moyen du concept; ils font de lPabsolu un symbole, du symbole un axiome, de l’axiome un idéal, de l'idéal une institution, de l’institution une divinité — tout cela roule pêle-mêle dans la conscience de l'individu comme dans l’organisation de la société. Ils sentent bien une différence entre la perception sensuelle et la perception intellectuelle ; mais ils les confondent continuellement. Si leur pensée est troublée par l’image, leurs images sont dénaturées par la pensée. Aussi l’art, la science et l’État vivant dans une promiscuité chaotique, appelée religieuse, ne produisent que des sphynx et des spectres, des énigmes et des oracles.

Et c’est facile à comprendre. Les pensées de l’homme sont des distinctions qu’il a rapportées de la réalité dans sa conscience. Or, comme tout objet — une maison, par exemple, — n’entre pas en réalité dans le cerveau, mais seulement sous la forme du concept, qui est en même temps la forme des distinctions les plus

abstraites : il s’en suit que toutes les idées sont d’abord également réelles ou également fictives pour la conscience novice, car le concept de la réalité la plus palpable ne se fixe pas autrement dans le cerveau et n’y prend pas plus de place que le concept de la notion la plus abstraite. La conscience naïve donc, tout en distinguant les objets dans le monde, ne distingue pas encore nettement les concepts dans le cerveau, prend tout pour réalité ou tout pour fiction et se sent ballottée entre une foi aveugle et un scepticisme absolu. Pour l’homme incapable de penser, le concept de l’âme, par exemple, a tout autant de réalité que le concept de maison, bien que l’un ne représente qu’une hypothèse de l’intellect et l’autre un fait du monde palpable. Il parle tranquillement de matière et d'esprit, sans réfléchir que ces deux choses n’existent pas plus en soi que l’Isis et l’Osiris ; que ce sont deux concepts fondamenfaux qui distinguent deux séries de phénomènes et qui ont certainement une existence réelle, mais seulement dans ces phénomènes et non pas en dehors d’eux. [wy à pas plus d'esprit sans matière qu’il n’y à de matière sans esprit; ce ne sont que deux propriétés d'une même chose, distinguées et nommées par la raison humaine, mais qui n’ont pas d’existence distincte en dehors de la raison. Cette distinction est certainement aussi légitime, qu’elle est logique et nécessaire ; Car il faut distinguer et définir les choses pour les analyser; mais aussi ne faut-il jamais oublier

qu'il s’agit d’une distinction logique et non pas d’une séparation effective.

Sans doute, il faut toute une série de nouveaux actes distinctifs pour coordonner tous ces concepts et leur assigner leur valeur relative; et c’est pour cela que l’homme, qui n’est pas encore arrivé à débrouiller cet écheveau dialectique, se trompe continuellement et prend des abstractions pour des réalités et des réalités pour des abstractions. Et comment pourrait-il en être autrement, puisque, au lieu d'apprendre à l’homme à penser, en le poussant vers le libre arbitre, on le retient dans l’image religieuse, c’est-à-dire dans l’instinct. Cette malheureuse erreur de prendre une dualité de dialectique pour une dualité de fait, et de retraduire en réalité les abstractions les plus spéculatives, a conduit l’homme dans un cercle vicieux et a coûté plus de sang à l’humanité que les ambitions et les passions les plus effrénées, car comme il my à qu’un bien réel dans le monde, la vérité, il n’y a qu’un mal réel, et c’est l’erreur.

Le Cogito ergo sum, de Descartes, est le péché originel de notre philosophie qui a frappé d’impuissance les idées modernes. En partant de la pensée, pour retourner à la réalité, au lieu de partir du fait pour progresser à l’abstraction, on a pris l’effet pour la cause et faussé toutes les notions. Il faut dire : Swwm ergo cogito, en démontrant que lPexistence se développe par la loi universelle jusqu’à la pensée. Aussi longtemps que

nos notions ne seront pas complétement purgées du spiritualisme cartésien, nous marcherons dans les ténèbres. Tout système qui commence par un abstrait au lieu d’un concret, aboutit nécessairement au mysticisme. Car quoi que l’on invente, il faudra toujours faire sortir le palpable de la pensée par un tour de gobelet de prestidigitateur. Si l’on commence par une hypothèse, on finit par un miracle, et c’est la pire des explications, c’est ce qu’il y a de plus foncièrement antiphilosophique. Tandis qu’en partant de la réalité, la pensée se développe d'elle-même, comme une fleur sur sa tige.

Les soi-disant spiritualistes sont absolument incapables de trouver la vérité et plus ils pensent logiquement plus ils sont poussés vers l’erreur, et c’est tout simple. Si le mouvement dialectique part de la réalité pour arriver au concept, la raison établit facilement ses rapports entre les idées pures sans l’aide de l’idéal, parce que la pensée, tout en se détachant de la sensation, reste rattachée, pour ainsi dire, par son cordon ombilical, à l’image mère dont elle n’est que l’essence. Le concept ne perdant pas son origine palpable, ne perd pas sa signification et sa valeur. En partant, au contraire, de la notion abstraite, la pensée n’a plus

une réalité parfaitement connue pour base, mais une formule morte, apportée par une autre intelligence dans notre cerveau, et qui n’y peut pas germer et revivre, parce qu’on lui à coupé les racines, en la séparant de son image. Alors l’idée, suspendue dans le vide, cherche nécessairement un point d'appui au moyen de l’imagination; le mouvement dialectique, quoi qu’on fasse, marche du concept à l’image, et au lieu de s’élucider, la pensée s’embrouille.

Pour cette raison, dans les sociétés latines et catholiques surtout, un vrai penseur est plus rare que le merle blanc. Ces intelligences incomplètes, justement parce que leur pensée théologique renie le monde palpable, restent dans la dépendance des sens et ne peuvent concevoir la vérité d’une notion que sous la condition qu’elle fasse image. Ils personnifient donc les abstractions, et en habillant l’absolu d’une réalité de fantaisie, ils s’imaginent donner à l’idée une existence virtuelle et, par une inversion assez drôlatique, ils appellent ce procédé tout sensuel, du spiritualisme. Mais en vérité, ils ne sont que de pitoyables matérialistes ; car au lieu de spiritualiser la matière, comme ils prétendent le faire, ils matérialisent l’esprit et le nient sans le savoir. Incapables de loger une idée pure dans leur intellect efféminé, ils ne comprennent pas que l’idée, pour exister virtuellement, n’a nullement besoin d’une réalité individuelle et restreinte, mais qu’elle réside au contraire dans toute

DEUXIÈME ÉTUDE. 193 une série de réalités. [idée n’est pas l’âme d’un corps, cest l’âme d’un nombre illimité de corps, qui, pénétrés de sa vie idéale, lui rendent une réalité infinie. Ces naïfs feraient de la gravitation, de la lumière, du son, des êtres personnels, qu’ils n’en seraient pas plus absurdes ; car il implique contradiction absolue qu’une existence soit efficace partout, et soit en même temps circonscrite, c’est-à-dire localisée.

En France, les penseurs, à peu d’exceptions près, sont spiritualistes; aussi on ne s’y fait pas faute de tomber à qui mieux mieux sur l'importation d’outre- Rhin d’une philosophie à idées pures. Cette pensée blanche, absorbant toutes les couleurs, ne laisse pas aux spiritualistes la moindre place pour le plus petit mysticisme. Cette maudite philosophie abstraite leur défend de formuler un rapport logique à l’aide de Vimagination, et les empêche de placer leur petite fantaisie qui pourtant ferait si bien. Eh ! ne faut-il pas un peu de mystère à tout sacerdoce ?

Les uns disent donc que cette philosophie rabaisse l’homme en lui retranchant tout avoir surnaturel; les autres avancent qu’elle exalte l’homme en le posant sur sa propre force, et qu’elle en fait un petit Dieu. Ces contradictions s’annulent et dispensent ainsi d’une réfutation sérieuse la philosophie exacte qui soutient, comme de droit, que toute cette transcendance pseudoreligieuse n’est bonne qu’à embrouiller les cartes et quetoutes ces hypothèses mythologiques peuvent aller

se débattre dans la théologie qui vit de gräce, mais n’ont rien à faire dans la science, qui vit de raison. Lespiritualisme, du reste, ne rendra que de mauvais services à la France, déjà trop spiritualisée, ou plutôt matérialisée, par son catholicisme. [1 ne produira que des malheureux comme Jouffroy, âme sincère qui mourut à la tâche; des causeurs aimables comme M. Cousin qui, en fait de philosophie, n’est jamais sorti du lieu-commun; des bonnes femmes, comme M. Jules Simon qui devise du Bon-Dieu, comme sil Vavait connu; et des beau-parleurs comme M. Caro et consorts qui déblatèrent contre la philosophie heg'elienne sans en entendre le premier mot. Tous ces messieurs n’apprendront jamais à leur nation à se comprendre elle-même ni à voir clair dans les luttes de son génie; car les malheurs de la société en général et de la France en particulier ne proviennent que de la maladie intellectuelle appelée spiritualisme.

Si les masses ne sont pas encore parvenues à séparer entièrement leur imagination de leur réflexion, il n’est pas étonnant que les peuples primitifs confondissent ces deux choses absolument. L'instinct qui agissait comme force une et indivise ne pouvait pas établir des

mt

disciplines distinctes, et toutes les fonctions intellectuelles vivaient dans une promiscuité générale dite religion.

Il est donc vrai que toute civilisation sort d’une religion comme toute vie sort d’un œuf; mais aussi faut-il que l’œuf se casse quand Fêtre grandit. Avez-vous déjà vu de ces poussins qui, sortis de leur coquille, en traînent encore une partie derrière eux ? Voilà l’image fidèle du développement de l'humanité.

Mais si le commencement de toute vie sociale porte un cachet religieux et si particulièrement l’art primitif est revêtu d’un voile sacerdotal, il ne s’en suit nullement que la religion soit la créatrice de la civilisation et de l’art. La religion n’est qu’un composé et, comme tel, elle est elle-même le produit des fonctions qu’elle réunit en faisceau et qui se détachent en se développant. Si la religion prétend produire l’art, c’est comme si l'air atmosphérique prétendait produire l’oxigène, parce qu’il le contient; tandis qu’au contraire l’oxigène donne naissance à l’air atmosphérique en formant une de ses bases.

La religion n’est pas une fonction de âme humaine, car elle n’a pas d’organe spécial dans la conscience comme le sentiment et la pensée; elle n’est que la résultante de ces deux puissances avant leur séparation. Aussitôt que la séparation entre l'idéal et lidée est complète, la religion disparaît et le libre arbitre prend sa place. La religion n’est done que la civilisa-

tion de l'instinct, comme la raison est la civilisation du libre arbitre. Elle a la mission de servir de transition à l’esprit dans son mouvement qui part de la nécessité pour arriver à la liberté; elle est la nourrice, l’éducatrice de l’enfance humaine, et, comme telle, digne de vénération. Mais si elle oublie qu’elle n’est que le moyen de la culture, et non pas le but, que le but, bien au contraire, est la liberté par la raison, c’est-àdire la négation du principe religieux — de ce moment elle devient d’amie l’ennemie du genre humain, et retient l’homme dans Pinstinet, la barbarie, au lieu de le pousser vers le libre arbitre, la civilisation.

La religion peut donc être aussi salutaire qu’elle peut devenir néfaste; elle a produit les plus hautes vertus comme elle a engendré les crimes les plus atroces, et il est évident pour toute intelligence qui ne s’aveugle pas de propos délibéré, que la religion n’est ni bonne ni mauvaise en elle-même, mais qu’elle peut devenir l’un ou l’autre, comme toute force sociale, selon qu’elle est bien ou mal dirigée. Il est par conséquent aussi absurde de protéger que de poursuivre la religion pour elle-même, car elle est une forme transitoire de la civilisation, qui se produit nécessairement, mais qui se transforme tout aussi nécessairement. C’est un attentat contre la liberté d’instituer le culte de la raison pour des consciences dont la pensée est encore dominée par l’imagination religieuse; e’est un crime de lèse-humanité de refouler dans le dogme

DEUXIÈME ÉTUDE. 197 les intellig'ences qui sont arrivées au libre arbitre et pour lesquelles les articles de foi ne peuvent plus exister. Il serait temps, ce semble, de comprendre cette vérité, de clore l’affreux moyen àâge et de proclamer que la société ne connaît qu’une religion, la justice, et que, pour l’État, le citoyen le plus juste est l’homme le plus religieux.

La religion est donc un produit composé, résultant de toutes les fonctions au moyen desquelles Pesprit s'affirme et se révèle. C’est l’art, la science, la justice réunie dans une forme incomplète encore, mais adaptée aux besoins de l’homme primitif qui commence son travail intellectuel, son éducation. La spéculation philosophique y entre pour créer la théologie; la poésie pour élaborer l’histoire sainte; l’architeeture pour bâtir le temple; la sculpture, la peinture -pour former l’image de la divinité; la justice pour formuler les commandements moraux; et la musique elle-même pour prêter sa voix puissante aux exercices du culte. l’homme trouve donc dans sa religion tous les éléments nécessaires à son aspiration innée vers un but plus universel et plus élevé que les satisfactions de sa vie animale, vers un butquilui permette d'élargir son existence à l’infini.

Mais à mesure que l’homme se développe, les difrerents éléments dont sa religion se compose se développent de même, et le jour arrive où le cadre se trouve trop restreint pour les contenir. Alors ils

cherchent à briser leur lien commun pour continuer leur développement dont la condition absolue est justement la séparation.

Mais comme toutes les consciences n’arrivent pas en même temps à la maturité, la scission devient inévitable ; et comme les représentants de la religion, les prêtres, ne sont qué des hommes, le sacerdoce met l'intérêt de caste au-dessus de l’idée qu’il cultive, et la scission se fait lutte.

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