‹ Les Spasmes Duodénaux dans l'Appendicite Chronique et les Inflammations du Côlon DroitChapitre 10 sur 27 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

importance de l'examen du duodénum dans la radiologie de l’appendicite chronique. Les spasmes duodénaux.

Les réactions duodénales de l’appendicite chronique et des inflammations du côlon droit, dont la description radiologique fait l’objet de ce chapitre, ne sont pas absolument constantes. Elles sont néanmoins très fréquentes et très importantes ; importantes parce qu'elles sont à l’origine : des troubles gastriques que nous venons de voir, de certains signes propres de la dyspepsie appendiculaire, et enfin des difficultés de diagnostic entre l’appendicite et les affections du carrefour supérieur.

Pour les mettre en évidence, il importe d'observer le duodénum sous écran : $es parois, sa motilité, son évacuation, pendant un assez long temps, en faisant changer de position le malade, en l’examinant debout, couché, et, au besoin, en décubitus ventral. n

L — Normalement, la baryte venant du pylore, emplit le bulbe qu’elle dessine sous une forme triangulaire, en chapeau de gendarme. Elle y séjourne 6 à 8 secondes, puis passe dans la partie sous-jacente, genu superius, 2° portion, genu inferius, et arrive rapidement à l'angle duodéno-jéjunal, ayant traversé ces 3 autres portions en 6 à 12 secondes environ, mais avec un arrét physiologique en 2 endroits :

— J'un, inconstant, au genu superius.

— J'autre, trés court, au genu inferius, dû au sphincter d’Osch-

ner,

Quant aux mouvements du duodénum, on en décrit de trois sortes (Borcesco, Béclère, Porcher).

— mouvements de brassage des aliments (mouvements pendulaires), véritables contractions rythmiques ;

— mouvements péristaltiques servant à leur progression et leur évacuation.

— mouvements antipéristaltiques dont la signification et l'interprétation sont très discutés. Ils siègent au niveau du bulbe (assez rarement), plus souvent au niveau des autres portions, mais trop rapides et trop isolés pour être normalement visibles à la radio. Leur constatation de façon continue sous écran indique qu'ils sont très exagérés, ils sont alors pathologiques. On peut donc conclure à l’existence d’un trouble de la motilité duodénale à un spasme, lié lui-même aux causes les plus diverses.

II. — Au cours de l'appendicite chronique, ce sont ces spasmes que l'examen radiologique met en évidence. Ils sont caractérisés par une contraction de durée variable de la tunique duodénale avec arrêt momentané et gêne du transit au niveau de la zone spasmée. Cet aspect se retrouve :

1° au bulbe. Le bulbe se remplit mal. À peine distendu il se contracte avec reflux de la baryte dans l'estomac, tandis qu'une petite partie passe dans le segment sous-jacent. Ou bien le bulbe reste injecté et visible pendant toute l'évacuation. :

20° au niveau des autres portions, surtout au genu inferius le spasme est plus caractéristique.

La baryte s'arrête au genu inferius à l'union des 2e et 3e portions. Cet arrêt est plus ou moins prolongé. Il est suivi du reflux d'une partie de la baryte vers le bulbe, à travers la 2e portion. Il se produit en même temps, dans cette 2e portion, une série de mouvements de va-et-vient, liés à la succession de mouvements péristaltiques et antipéristaltiques.

Au bout d'un instant, le spasme cède brusquement; la baryte accumulée au genu inferius, passe dans la 3€ portion et continue

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