‹ Les Spasmes Duodénaux dans l'Appendicite Chronique et les Inflammations du Côlon DroitChapitre 17 sur 27 · PATES · texte numérisé non relu

PATES

Mayo, Moynihan, les Français Mathieu, Roux, Ramond, Guttman ont signalé cette association et cette succession.

Celle-ci se manifeste cliniquement suivant des modalités variables. C’est ainsi qu’on se trouve parfois en présence d’un malade ayant un ulcus déjà diagnostiqué. La constatation d’un Spasme duodénal doit attirer l'attention sur le carrefour inférieur. Il ne faut pas s’empresser d'attribuer ce spasme à l’uleère bien que celui-ci soit démontré par les clichés, mais poursuivre l'examen, faire le transit digestif complet. Il n’est pas rare de trouver les signes d’une appendicite, vraisemblablement antérieure à l’ulcère et génératrice de ces spasmes. (Voir observation n°12:)

Dans d’autres cas, il s’agit d’un ancien opéré d’appendicite qui, après une accalmie parfois très longue, voit apparaître des troubles digestifs de type ulcéreux ; et, de fait, un ulcère s’est constitué que fera découvrir l'examen clinique, radiologique et les épreuves de spécialité. C’est que, au moment de l’intervention, les lésions périduodénales étaient déjà organisées et ont continué d'évoluer, après l’appendicectomie. L'’ulcère est apparu sur un duodénum chroniquement irrité. On bien, une inflammation du côlon droit a été méconnue et négligée et a continué de donner des lésions à distance sur le duodénum, préparant ainsi la voie de l’ulcus.

Cholécystite, ulcère, telles sont les grandes causes de périduodénite pouvant occasionner des spasmes duodénaux. Nous avons vu avec quelles réserves, il convenait d'interpréter ces faits. Il existe encore d’autres causes, moins fréquentes, de spasmes.

1° La péritonite tuberculeuse localisée : la tuberculose peut aussi comprimer le duodénum par une adénopathie mésentérique ou par des adhérences, mais il est bien rare qu'elle soit complètement isolée ; dans ces cas, on conçoit que le diagnostic soit des plus difficiles. En fait, il existe des signes locaux (abdominaux) et généraux, ou tirés des antécédents, qui orientent le

diagnostic.

Page 1