CHAPITRE II
Fréquence des signes radiologiques gastro-duodénaux dans l’appendicite chronique.
Chez les malades se plaignant des troubles dyspeptiques que nous avons signalés, l'examen radiologique s'impose ; il est le temps essentiel du diagnostic. Mais il importe de faire un transit digestif complet qui, seul, permettra de rattacher à leur cause les signes observés au niveau des voies digestives supérieures. C’est en pratiquant cette méthode que nous avons été amené à constater l'importance diagnostique des signes duodénaux.
Le malade est examiné sous écran, à jeun depuis la veille. On observe le remplissage et l'évacuation de l’estomac, puis du duodénum. Le malade est revu vers la fin de l’après-midi, environ 7 heures après le premier examen. On note alors le degré de remplissage du cæcum et du côlon ascendant.
Un nouvel examen est pratiqué le lendemain et, si besoin est, le surlendemain. L’injection du gros intestin et son évacuation sont ainsi surveillés successivement.
Cet examen va montrer, qu'aux signes appendiculaires constatés, s'ajoutent des troubles d'évacuation au niveau des autres portions du tube digestif, plus particulièrement des voies digestives supérieures. Ceux-ci correspondent aux signes fonctionnels qui ont amené le malade à consulter.
Nous pouvons donc étudier ainsi successivement :
1° les signes appendiculaires directs ; 20 Je retentissement de l’appendicite sur les divers segments. du tube digestif à savoir :
DEEE
— retentissement colique ; — retentissement gastrique ; — réaction duodénale.