‹ Les splendeurs de la foi (volume 3)Chapitre 10 sur 52 · Les pauvres sont évangélisés. » (Mattii., xi · texte numérisé non relu

Les pauvres sont évangélisés. » (Mattii., xi

8. « Vous serez en haine à tout le monde, à cause de mon nom. » (Luc, xxi, 17.)

9. « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. » (Matth., xyi, 18.)

10. « Quand j'aurai été élevé de terre, j*attirerai tout k moi. » (Jean, x, 32.)

11. « On reconnaîtra que vous êtes mes disciples, à ce s'gne que Vous vous aimerez les uns les autres. » (Jean, xiii, 35.)

1 2. « En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui croit en moi fera les œuvres merveilleuses que je fais, et il en fera de plus grandes encore. » (Jean, xiv, 12.)

13. « Jérusalem, tes fils seront passés au fil de l'épée, et seront emmenés captifs chez toutes les nations. . . Jérusalem sera foulée aux pieds par les gentils... » (Luc, XI, 23 et 24.)

14. « Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit; apprenezleur à garder mes commandements, et voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. » (3Iatt., xxviii, 19 et 20.)

15. « J'ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas ; converti, confirme tes frères. » (Luc, xxii, 32.)

Ce sont autant d'oracles dontraccomplissement était en dehors et au-dessus de toutes les forces humaines ! Et ils se sont accomplis 1 Donc le doigt de Dieu est là.

Chapitre Deuxième. — la divinité de notre foi démontrée parles prophéties. — La prophétie est lannonce, plus ou moins longtemps à l'avance, d'un fait contingent. Par fait contingent il faut entendre l'acte éventuel d'une volonté libre, un fait qui ne soit pas le produit nécessaire des causes physiques ou morales, qui puisse être ou ne pas être réalisé.

La prophétie, vision à distance, à travers le temps et l'espace, du fait d'une volonté libre, suppose nécessairement une intervention, une inspiralion, une révélation

divine, consciente ou inconsciente. Il ne peut, en elTet. y avoir de vision à distance d'un acte libre, que la vision de Dieu, être des êtres, qui a été, qui est, et qui sera, pour lequel il n'y a ni espace, ni temps, immense à la fois, éternel et tout-puissant, maître souverain des volontés qu'il incline à ses fins en les laissant, ou mieux en les faisant libres.

L'intervention divine est encore plus nécessaire, s'il est possible, lorsque la prophétie a pour objet des éfénements surnaturels et miraculeux : la puissance de prédire se confond alors avec la puissance de produire.

Le prophète, dans le sens propre du mol, est l'homme privilégié à qui et par qui Dieu révèle ou annonce des événements contingents, qui se réaliseront, le plus souvent, alors qu'il ne sera plus et là où il ne sera pas.

Ces principes posés, nous sommes en droit de dire : les grands objets de notre foi, Jésus-Christ et son Église, ont été l'objet de prophéties nombreuses, circonstanciées, éclatantes ! Tous les grands faits du christianisme, l'incarnation, la Rédemption, etc., ont été promis, prédits, figurés et préparés bien des siècles à l'avance par un grand nombre d'hommes; et ces hommes étaient évidemment inspirés, puisqu'ils voyaient à distance, dans le temps et dans l'espace; donc Jésus-Christ est Dieu, la religion chrétienne et l'Eglise de Jésus- Christ sont divines.

Oui pourrait, en effet, ne pas voir Jésus-Christ dans le Messie, dont il est dit dans l'Ancien Testament par la bouche des prophètes : Il aura un précurseur. Il naîtra enfant dans la ville de Bethléem. Il naîtra de Juda et de David. Il se montrera particulièrement dans Jérusalem, il aveuglera les sages et les savants. Il annoncera l'Evangile aux pauvres et aux petits. Il ouvrira les yeux des aveugles et rendra la santé aux infirmes. Il amènera à la lumière ceux qui languissent dans les ténèbres. Il enseignera la voie parfaite et sera le précepteur des gentils. Il sera victime pour les péchés du monde II sera à la fois et la pierre angulaire et la pierre d'achoppement ou de

scandale, contre laquelle se brisera Jérusalem. Il doit être rejeté, méconnu, trahi, vendu, souffleté, moqué, affligé d'une multitude de manières, abreuvé de fiel. Il aura les pieds et les mains percés, on lui crachera au visage, il sera mis à mort, et ses vêtements seront tirés au sort. Il ressuscitera le troisième jour. 11 montera au ciel et ira s'asseoir à la droite de Dieu. Il sera alors victorieux de ses ennemis. Les rois de la terre et tous les peitples l'adoreront. Les juifs continueront à former une nation; mais ils seront errants, sans roi, sans sacrifices, sans prophètes, attendant le salut et ne le trouvant pas. Il se donnera un grand peuple, élu et saint, qu'il conduira, qu'il nourrira, qu'il réconciliera avec Dieu, qu'il délivrera de la servitude du péché, auquel il donnera des lois qu'il gravera dans leur cœur, pour lequel, prêtre suivant l'ordre de Melchisédech, il oflrira le pain et le vin consacrés. Il sera à la fois le docteur des juifs et des gentils. Il détruira les idoles et le culte impie qu'on leur rendait. Les nations les plus infidèles se soumettront à son joug et n'adoreront qu'un seul et même Dieu. Il viendra lorsque le sceptre ne sera plus dans la tribu de Juda ; après la destruction de la troisième monarchie, celle des Grecs ; pendant la durée de la quatrième oionarchie, celle des Romains; soixante-dix semaines d'années ou quatre cent quatre-vingt-dix ans après la reconstruction de la ville de Jérusalem. Il viendra dans le temple rebâti au temps d'Aggée et de Malachie, et détruit par les Romains.

Les promesses faites dans l'Ancien Testament aux patriarches et aux prophètes, les caractères innombrables attribués au Messie, les particularités même minimes de sa vie et de sa mort, les résultats de sa mission ou la conversion des gentils, sont donc, incontestablement, autant de prophéties qui sont devenues des faits évangéliques réalisés en Jésus-Christ. Donc Jésus-Christ est Dieu et son Eglise est divine.

Ce n'était pas même assez de simples prédictions ou annonces faites un grand nombre de siècles à l'avance.

Les faits les plus saillants de la Rédemption ont étéligiirés par des événements et des personnages symboliques : Isaac, le Serpent d'airain, Jonas, etc., etc.

Ajoutons que ces annonces irrécusables de tant de faits, aussi éventuels qu'invraisemblables, sont consignées dans les livres les plus anciens du monde, fondement immuable de la Religion et du gouvernement d'une grande nation, fidèlement gardés par elle, quoiqu'elle ei^it tout intérêt à les dérober aux regards, ou même à les détruire, puisqu'ils sont pleins des témoignages de son infidélité, des reproches les plus violents, des menaces les plus terribles, etc. ; quoiqu'ils sojent, en un mot, le monument de sa condamnation et du triomphe dii christianisme qu'elle abhorre.

Grâce aux prophéties, la religion chrétienne est aussi ancienne que le monde, puisque dans tous les temps l'homme a adoré le même Dieu comme son créalenr, et le même Christ comme son sauveur. Elle a eu ses phases diverses, ses progrès et ses décadences, mais elle est restée une, à tous les âges de sa durée.

Constatons enfin qu'il est dans le monde un fait capital qui domine l'antiquité, qui illumine môme les ténèbres du polythéisme, et qui prouve éloquemment que ces mystérieuses prophéties sont divines : c'est l'attente universelle d'un Dieu sauveur, cet écho des promesses que le genre humain nous renvoie par les bouches les plus lointaines : Et il sera l'attente des nations ! Toute la terre parle comme Moïse a parlé. Sur le premier versant de l'histoire, pendant quatre mille ans, le monde espère et attend; sur le second versant le monde croit et adore. Oui, vers les temps de la venue de Jésus-Christ, tous les peuples attendaient, sur la foi d'oracles antiques, un envoyé du ciel qui devait les régénérer. Voltaire, Boulanger, Volney, etc., ont proclamé ce fait extraordinaire; ils constatent qu'on appelait cet envoyé de Dieu: «grand médiateur, juge final, sauveur futur. Dieu, roi unique, législateur suprême, etc., qui ramènerait l'âge d'or sur la terre et délivrerait les hommes de l'emoire du

mal. » Ils disent en propres termes : qu'il était attendu, qu'il n\j a aucun peuple qui ne l'ait eu en expectative^ et que le point du globe où il devait naître pourrait être appelé le Pôle de l'espérance de toutes les nations. [Etudes religiemes de M. Ntcolas, t. II, p. 134; t. IV, p. 190.) Les nations de la terre l'ont attendu pendant dix-huit siècles I Depuis que .Ïésus-Christ a paru, elles n'attendent plus; donc Jésus-Christ est le Messie promis et envoyé de Dieul Enfin, toutes ces traditions partent nécessairement d'une source commune qui ne peut être que les écritures antiques et sacrées, Antiquis sacerdotum litteris, auxquelles Tacite les fait remonter. Cette universalité et cette perpétuité de la Religion de Jésus- Christ, sont donc des preuves palpables de sa divinité et de la divinité de sa sainte Eglise.

Chapitre Troisième. — la divinité de notre foi prouvée par les miracles. — Le miracle est une suspension du cours régulier des phénomènes naturels, une dérogation auxlois de la nature, produite par une volonté particulière etexceplionnelledeDieu, agissant en dehors de la volonté générale qui régit l'univers et le constitue ce qu'il est. Ainsi il est constaté, par une expérience de six mille ans, que le soleil reste en moyenne douze heures audessus de l'horizon, c'est la loi de la nature. Si donc il arrive que, au commandement d'un homme inspiré, le soleil reste dix-huit ou vingt-quatre heures sur l'horizon, sans se coucher, ce sera une dérogation aux lois de la nature ou un miracle. Le miracle est donc l'action particulière ou exceptionnelle de Dieu, se substituant momentanément a l'action générale et régulière qui fait l'ordre de la nature. La première de ces actions ne suppose pas dans sa cause, la volonté de Dieu, plus de puissance que la seconde; elle est seulement caractérisée par sa singularité. Le fait naturel est l'ordre constant et habituel, on ne le remarque pas. Le fait exceptionnel et miraculeux, c'est l'ordre troublé, on le remarque et l'on s'en étonne. La multiplication du grain confié à la terre et la muliipli-

cation des pains sont des faits de même ordre, l'un naturel, l'autre surnaturel ou miraculeux.

Avant d'être un fait surnaturel ou miraculeux, le fait de dérogation aux lois de la nature est un fait physique qui, comme tous les faits physiques, tombe sous le domaine des sens. On voit et l'on constate, de la même manière, que le soleil est resté douze heures ou vingtquatre heures sur l'horizon. Le miracle peut, par conséquent, devenir métaphysiquemenl certain pour celui ou ceux qui en sont le sujet ou l'objet; physiquement certain pour ceux qui le voient; moralement certain pour ceux le tiennent de témoins oculaires dignes de foi.

Aier la possibilité du miracle, c'est en réalité nier la présence et l'action de Dieu dans la nature. Aucun miracle n'est comparable dans sa grandeur, aux faits imuienses de la création et de la conservation des mondes. Tout homme qui reconnaît un Dieu créateur et conservateur de l'univers, n'est donc plus en droit d'affirmer l'impossibilité du miracle. En d'autres termes nier la possibilité du miracle, c'est en réalité se faire athée ! Nier le miracle, c'est aussi enlever à Dieu sa voix, le seul moyen par lequel il puisse manifester ses volontés. C'est placer Dieu au-dessous de tous les êtres animés de la nature, pourvus chacun de la faculté d'exprimer leurs pensées, leurs désirs et leurs volontés. Le miracle, en effet, la dérogation aux lois de !a nature, la production, à l'intérieur ou à l'extérieur, d'un phénomène sortant de l'ordre régulier des choses, est le seul moyen par lequel Dieu puisse entrer en communication avec ses créatures intelligentes et libres. Supprimez le miracle, vous réduisez Dieu à la condition des idoles qui ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas, des mains et ne palpent pas, des pieds et ne marchent pas. Encore les païens, par un sentiment inné et invincible, admettaient-ils que leurs dieux de pierre et de bois pouvaient faire des miracles! Ils les leur demandaient, et ils exprimaient leur reconnaissance par des ex-voto. En tout cas, le miracle est au raoias la condition essentielle

de toute révélation faite ou de toute foi imposée par Dieu aux hommes, de sorte que JJoïse, Jésus-Ciirisl, les apôtres ont dû, de toute nécessité, faire des miracles.

Les miracles sont des faits extraordinaires, éclatants, mais qui se constatent, se voient, se touchent comme tous les faits du monde physique. C'est donc renverser toutes les lois de la logique, et se constituer soi-même à l'étal de miracle de déraison, que de dire avec M. Renan, l'ennemi personnel de la divinité de Jésus-Christ (Préface de la treizième édition de la Vie de Jésns-Clirist] : « Si le miracle a quelque réalité, mon livre est un tissu d'erreurs. Si, au contraire, le miracle est chose inadmissible, j'ai eu raison d'envisager les livres qui contiennent des récits miraculeux comme des légendes pleines d'inexactitudes €t d'erreurs de parti pris. »

Nous le répétons encore, lesfaitsde l'Evangile, avant d'être des faits miraculeux, sont simplement des faits perceptibles au même degré que les faits naturels; ceux qui les racontent sont aussi croyables quand ils affirment les avoir vus, que s'il s'agissait de faits d'ordre commun; des deux côtés c'est une question de témoignage; or quels témoins plus dignes de foi que l'Evangile et les évangélisles^ dont Jean-Jacques Rousseau disait : « Comment récuser le témoignage d'un livre écrit par des témoins oculaires qui l'ont signé de leur sang, reçu eh dépôt par d'autres témoins qui n'ont pas cessé de le publier à toute la terre, pour lequel sont morts plus de martyrs qu'il n'y a de lettres dans toutes ses pages... La sainteté de l'Evangile parle à mon cœur. Se peut-il qu'un livre à la fois si sublime et si simple soit l'ouvrage des hommes? Oui, mille fois oui, les apôtres sont les témoins oculaires les plus dignes de foi; leurs personnes et leurs paroles sont empreintes d'un caractère irrésistible de sincérité et de vérité ? »

Dans le récit naïf des innombrables miracles faits au grandjourpar Jésus-Christ, rienn'accuse,toulan contraire exclut l'idée de complot, d'artifice, de simulation, d'invenlion, de coaction. Ces miracles prouvent d'autant plus la divinité de Jésus-Christ et de sa sainte Eglise, que tous ou

presqaelousoni eu directement on indirectemenl pniirl)u( et pour elïet de constater qu'il était le Messie envoyé de Dieu. Kuppelons-les rapidement dans leur ordre chronologique.

4" Les miracles de la naissance de Jésus-Christ. — Le chant des anges, Gloire h Dieu, paix aux hommes I L'apparition aux bergers, l'étoile et l'adoration des mages, l'avis mystérieux qu'ils reçoivent de ne pas repasser par Jérusalem, etc., ont-ils pu être inventés?

2" baptême de Jésus-Christ. — Jésus baptisé et sorti de l'eau priait, le ciel s'ouvrit, l'Esprit-Saint de^^cendit sur lui, sous la forme d'une colombe. Une voix descendue du ciel disait : Voici mon Fils bi.n-aimé en qui j'ai mis mes complaisances, écoulez-le ! Jean-Baptiste ajoute : Il est le Fils de Dieu.

3** L'eau changée en vin aux noces de Cana. — Ils n'ont pas de vin, dit Marie mère de Jésus... Remplissez les urnes d'eau... Puisez maintenant et portez à l'intendant. L'eau était changée en vin... Ce fut le premier miracle de Jésus, il manifesta ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

k' La conversion de la Samaritaine. — Appelez votre mari. Je n'ai point de mari. Vous dites vrai, car vou«i avez eu cinq maris et celui avec lequel vous vivez ne l'est pas... Je sais que le Messie doit venir... C'est moi qui le suis... Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait... Beaucoup crurent en lui... parce qu'en l'écoutant ils s'étaient assurés qu'il était vraiment le Sauveur du monde.

^° Guérisonduparalytiffite. — Mon fils, vos péchés vous sont remis 1... Qui peut pardonner les péchés si ce n'est Dieu seul?... Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de remettre les péchés, je dis à ce paralytique: Levez-vous; emportez votre lit et marchez! Cet homme s'en alla rendant gloire à Dieu.

6° La transfiguration. — Son visage devint brillant comme le soleil, ses vêtements étaient lumineux etbiancs d'une blancheur que l'art ne peut pas imiter; Moïse el Elie environnés de majesté conversaient avec lui. Une

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nuée lumineuse les couvrit, et voici qu'une voix en sortit disant : Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui j'ai mis toutes mes complaisances, écoutez-le. Quand le moment fut venu, saint Pierre parla de ce miracle en ces termes magnifiques, que l'humble batelier du lac de Génésareth n'a certainement pas inventés : «Ce n'est pas d'après des fables savantes que nous vous avons fait connaître la puissance et la vertu de l'avènement de Jésus-Christ, mais après avoir été les spectateurs de sa majesté I Nous étions avec lui sur la montagne quand il reçut honneur et gloire. »

1" L'aveugle-né. — Ni lui ni ses parents n'ont péché, mais il en a été ainsi (il est né aveugle) pour que les œuvres de Dieu fussent manifestées en lui... Il faut que je fasse les œuvres de mon Père... Il fit tomber sur la terre un peu de salive, il en fit de la boue, et frotta avec cette boue les yeux de l'aveugle, en lui disant : Va te laver à la fontaine de Siloé. Celui-ci alla, se lava et revint voyant clair 1 (Celui qui oserait dire que ce récit est fabriqué mentirait à sa conscience et au Saint-Esprit!) C'était un jour de sabbat... Cet homme n'est pas Dieu, puisqu'il n'observe pas le sabbat... Nous savons qu'il est un pécheur !... S'il est un pécheur je n'en sais rien. Mais je sais une chose : j'étais aveugle et je vois!.. Dieu a parlé à Moïse, mais celui-ci nous ne savons d'où il vient!... C'est bien étonnant que vous ne sachiez pas d'où il vient... S'il n'était pas Dieu, il ne pourrait pas faire ces choses.. Tu es né tout entier dans le péché, et tu te fais docteur!... Et ils le chassèrent de la Synagogue... Jésus le rencontrant, lui dit : Crois-tu au Elis de Dieu?... Quelest-il, Seigneur, p'our que je croie enlui?... C'est lui qui te parle... Je crois, Seigneur! Et se prosternant, il l'adora.

8° La résurrection de Lazare. — Celui que vous aimez est malade... Cette infirmité a pour but la gloire de Dieu... Lazare est mort, allons vers lui... Si vous avitsz été ici, mon frère ne serait pas mort... Votre frère ressuscitera... Je suis la résurrection et la vie... Oui,

Seigneur, je sais que vous êtes le Clirist, le Fils du Dieu vivant, venu dans ce monde... Où i'avez-vous pnrlé?.. Venez et voyez,' Seigneur... Enlevez la pierre!.. Il sent déjà mauvais. Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez vous verrez la gloire de Dieu... Mon Père, je vous rends grâce de ce que vous m'avez entendu... C'est pour le peuple qui m'entoure, afin qu'il croie en vous qui m'avez envoyé. Lazare, soriez! Et soudain Lazare sortit... Et beaucoup crurent en lui.

9° La multiplication des pains. — Jésus s'en alla de l'autre côté de la merde Galilée. Une grande multitude le suivait, parce' qu'ils voyaient les miracles qu'il faisait... J'ai pitié de cette foule!.. Où achèterons-nous assez de pains pour que tous ceux-ci mangent?... Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons... Jésus-Christ prit les pains et les fit distribuer à tous ceux quf étaient assis, de même que les poissons... Tous en mangèrent autant qu'ils voulurent. Lorsqu'ils furent rassasiés, on ramassa les morceaux restés, et ils remplirent douze paniers. C<^s hommes, au nombre d'environ cinq mille, disaient : Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.

10° Jésus marche sur les eaux. — La mer, sous la pression d'un vent violent, se soulevait beaucoup.. Vers la quatrième veille de la nuit, Jésus vint à eux marchant sur la mer,., ils furent saisis de terreur... Pierre lui dit: Si c'est vous, ordonnez-moi de venir à vous sur les eaux... Pierre marchait sur les eaux.., mais il eut peur et commençait à enfoncer. Seigneur, sauvez-moi! Et aussitôt Jésus lui tendant la main, le saisit... Lorsqu'ils furent montés, le vent cessa... Ceux qui étaient dans la barque vinrent l'adorer et lui dirent : Vous êtes vraiment le Fils de Dieu.»

11" Les miracles de la mort de Jésus-Christ.

L'offuscatioQ du soleil, les ténèbres épaisses qui couvrent toute la terre, le sol qui tremble, les rochers qui se fendent, le voile du temple qui se déchire, les morts qui ressuscitent, le centurion qui descend du calvaire en se

frappant la poitrine el s'écriant : Celui-là était vraiment le Fils de Dieu, etc., etc. I Rien de tout cela n'a pu t'lr,3 inventé... Denys l'Aréopagite, témoin de cette offuscation du soleil, s'écria: Ou le Dieu de la nature souffre, ou la nature va retomber dans le néant!

]2° La résurrection de Jésus-Christ. — Par quel signe nous prouveras-tu que tu as le droit de faire ces choses ?... Détruisez le temple, et je le relèverai en trois jours... Comme Jonas fut trois jours et trois nuits dans le sein de la baleine, le Fils de Dieu sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Il ressuscitera le troisième jour... Le matin du troisième jour, il se fit un grand tremblement de terre... L'ange du Seigneur descendit du ciel et roula la pierre... Les gardes épouvantés tombèrent comme morts... Ce fut le moment de la résurrection. Avant le jour, Marie-Madeleine et l'antre Marie vinrent au tombeau et le trouvèrent "vide. L'ancre leur dit : Vous cherchez Jésus qui a été crucifié, il n'est pas ici, il est ressuscité... Puis Jésus se montra à Pierre, aux disciples d'Emmaùs, à tous les apôtres, et d'une manière toute particulière à saint Thomas : Mets ton doigt dans les trous de mes mains, meis ta main dans la plaie de mon côté, et ne sois plus incrédule mais tiilèlo... Mon Seigneur et mon Dieul... El Pierre, le jour de la Pentecôte, osait dire à tous les Juifs assemblés : Jésus de Nazareth que Dieu a autorisé parmi vous par les miracles, les prodiges et les merveilles, que vous avez fait mourir. Dieu l'a ressuscité, et nous en sommes tous témoins.

13° V ascension de Jésus-Christ. — Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus... Je vais à mon Père... Vous serez mes témoins dans Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre... Quand le moment fut venu, Jésus emmena ses apôtres et ses disciples vers Bélhanie, et, lorsqu'il eut achevé ses discours, il leva ses mains, les bénit, et, les quittant, monta au ciel.

44" Descente du Saint-Esprit. — Ils étaient tous ensemble dans le même lieu... 11 se fit soudain un grand,

Druil. .. qui remplit toule la maison où ils demeuraient. A.]ors apparurent comme des langues de feu qui se partagèrent et se reposèrent sur chacun d'eux... El ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint, et ils commencèrent à parler diverses langues. La multitude s'assembla et demeura confondue, parce que chacun entendait les disciples parler en sa langue.

15" Le boiteux de la porte du temple, — Jésus- Christ avait dit à ses apôtres: Celui qui croit en moi fera lui-même les miracles que j'ai faits, et de plus grands encore. Voici qu'en eflet les Actes des x\pôtres nous disent : « Les apôtres partis prêchèrent en tous lieux, le Seigneur coopérant avec eux, et confirmant leur parole parles miracles qui l'accompagnaient... On apportait les malades dans les places publiques , on les posait sur des lits et des graljals, afin que l'ombre au moins de Pierre couvrît quelques-uns d'entre eux et les guérît de leurs infirmités... » Saint Paul dans plusieurs de sesépîlres parle de ce que Jésus-Christ a fait par liti, pour la conversion des Gentils, de miracles et de prodiges. Un jour, Pierre et Jean montaient au temple; on portait un homme qui était boiteux dès le sein de sa mère, et qui leur demanda l'aumône. Pierre dit : De l'argent et de l'or, je n'en ai point. Mais ce que j'ai, je te le donne. Au nom de Jésus-Chiist de Nazareth, lève-loi et marche. Aussitôt les jambes et les pieds du boiteux s'alïermirent, et, s'élançant, il se dressa debout et marcha, sautant et louant Dieu.

Disons-le encore, il faut vraiment un miracle d'aveuglement ou de déraison pour imaginer et affirmer que ces récits ont été inventés, que ces faits éclatants sont des illusions ou des mensonges.

Dans les lieux et les temps où Jésus-Christ et les apôtres avaient vécu, et lorsque Jérusalem pouvait compter autant de témoins de leurs œuvres que d'habitants, des milliers de personnes de toutes condili'ons se sont montrées tellement convaincues, qu'elles l'ont adoré comme leur Dieu. La sainte Eglise de Jésus-Christ, monument immense, qui n'a eu pour fondement que les

miracles du divin Sauveur et des apôtres, est encore debout après dix-huit siècles. Toutes les forces de la terre ont voulu l'ébranler, la science de tous les siècles s'est efforcée de le miner, et il se dresse encore entre le ciel et la terre 1 C'est un autre miracle fondé sur le miracle! Si vous ne le voyez pas, que verrez-vous? Les scribes, les prêtres et les pharisiens, ennemis de Jésus-Christ, n'ont jamais nié ses miracles, ils essayaient seulement de les explitpier par la puissance des démons. Aucun écrivain juif, dans les premiers siècles du christianisme, n'a osé démentir les évangélistes. Les deux Talmuds de Babylone et de Jérusalem, se bornent à dire très-gravement que Jésus-Christ avait dérobé le nom ineffable de Dieu, nom qu'il suffit de prononcer pour opérer les plus grands prodiges. Si l'on en juge par les plus savants apologistes, saint Justin, Tertullien, Origène, etc., etc. , ni les idolâtres, ni les philosophes n'osaient encore contredire ouvertement les miracles de Jésus-Christ et les conséquences que les chrétiens en tiraient. Celse lui-même les avoue expressément, et les attribue k la magie. C'est qu'alors tous croyaient à Dieu ou aux dieux, et nul ne songeait à nier la possibilité du miracle, du merveilleux, du surnaturel qui fait le fond de l'âme humaine. L'athéisme avoué ou déguisé du xix^ siècle a pu seul inventer la thèse, impie autant qu'insensée, de l'impossibilité du miracle, et inspirer à M. Rcn;m cette explication odieuse des miracles de Jésus- Christ : « Il est donc vrai que Jésus-Christ ne fut thaumaturge et exorciste que malgré lui. Ses miracles fucent une Tiolence que lui fit son siècle, une concession que lui arracha la nécessité passagère. Aussi le thaumaturge et l'exorciste sont tombés, mais le réformateur religieux vivra éternellement. » [Vie de Jésus-Christ, 1'"'' édition, p. 2G8.) Mais quel titre pourrait avoir à vivre éternellement le misérable réformateurqui se laissait entraîner malgré lui k faire des miracles impossibles, et qui allait répétant sans cesse qu'il faisait ses miracles au nom de son Père dont il partageait la toute-puissance ? Cette affirmation auda-

cieiise et blasphématoire de W. Uenan est une éclatante splendeur de la Foi.

Les miracles sont plus rares aujourd'hui pour une raison que saint Grégoire le Grand exposait en termes admirables: « Les miracles sont indispensables au début, quand la majorité est encore infidèle, et ils se multiplient alors sous les pas dos apôtres de l'Evangile ! ils sont superdus, quand la majorité est devenue croyante et fidèle: Miracula infidelibiis, non fidelibusl »

Mais il n'en est pas moins vrai que, dans l'Lglise catholique, et dans l'Eglise catholique seule, à l'exclusion de toutes les Eglises chrétiennes (ce qui est pour elle nn caractère saisissant de divinité), les miracles n'ont pas cessé de se produire, dans tous les siècles, et qu'aujourd'hui encore ils sont nombreux ; témoin les lieux de pèlerinage de la sainte Vierge etdes saints; témoin plus encore, les enquêtes juridiques relatives aux miracles opérés par les saints dont l'Eglise proclame la béatification ou la canonisation

Chapitre Quatrième. — Les notes ou signes caractéristiques de la véritable Église de Jésus-Christ. — L'Eglise est la société des chrétiens unis par la profession d'une même foi, par la participation aux mêmes sacrements, par la soumission à un seul et même pasteur légitime, représentant de Jésus-Christ. Que Jésus-Christ ait constitué une Eglise, et que celle Eglise subsiste encore aujourd'hui, personne nioserait songer à le nier! Après que Pierre eut fait sa profession solennelle de foi, «Vous êtes le (Mirist, Fils du Dieu vivant, » Jésus lui dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle ! » Dans les Âcies des Apôtres, comme dans toutes les épîtres canoniques, il est sans cesse question de l'Eglise fondée par Jésus-Christ, acquise par lui au prix de son sang, qu'il faut écouter sous peine d'être compté au nombre des païens ou des publicains. Jésus-Christ, qui l'appelle son royaume, le royaume de Dieu, son héritage,

son bercail hors duquel il n'y a pas de salut, nous a donné des marques ou signes auxquels nous la reconnaîtrons. Ces signes ou les Notes de l'Eglise sont, dans l'ordre le plus logique: la visibilité, l'apostolicilé, l'unité, la sainteté, la catholicité et l'infaillibilité. Or ces notes sont propres surtout, quelques-unes même exclusivement, à l'Eglise catholique, dont le chef est le souverain Pontife romain, et elles la montrent entre toutes, comme étant la véritable Eglise de Jésus-Christ.

Visibilité. — L'Eglise devait être une cité située sur le sommet d'une haute montagne, une lampe placée sur le chandelier afin qu'elle brille à tous les yeux. Or l'Eglise visible par excellence est l'Eglise catholique Elle domine toutes les autres par le nombre et la qualité de ses membres; elle marche triomphante à travers le temps et l'espace; elle se montre avec éclat dans son chef, ses membres, ses sanctuaires innombrables, ses lieux bénis de pèlerinage. Elle se montre plus encore dans la haine qu'on lui porte. Les autres sectes et les impies sont pour elle comme des meules acharnées à sa poursuite, et l'acclamant à grand bruit par leurs aboiements. Le Sjuillet 1877,1a catholicité célébraitlecinquantième anniversaire de l'épiscopat de Pie IX, et le monde entier s'est ébranlé : les regards et les cœurs se sont tournés vers Kome ; les bateaux à vapeur et les wagons des chemins de fer se sont remplis de pèlerins accourant comme autrefois les Mages, chargés des plus riches présents, or, myrrhe, encens, et s'écriant à leur tour : nous avons vu son signe, et du nord comme du midi, de l'orient comme de l'occident, nous sommes venus l'adorer I

Apostolicité. — Jésus-Christ a confié exclusivement à ses apôtres la mission de fonder son Eglise, de la gouverner et de la perpétuer; et il a promis d'être avec eux jusqu'à la fin des siècles. Les apôtres ont mis à leur place des pasteurs choisis, ordonnés par eux, et saint Paul veut qu'on les considère comme établis de Dieu, comme des gardiens fidèles de la doctrine et des traditions de l'Eglise de Jésus-Christ. Or la ^eyle E^lisre apos-

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tolique est l'Eglise romaine, dont saint Irénée disait déjà de son temps: «Nous citons entre toutes, l'Eglise trèsgrande, très-ancienne, connue de tous, fondée à Rome par les deux plus illustres apôtres, Pierre et Paul. La tradition qu'elle tient des apôtres et la foi annoncée aux hommes, est parvenue jusqu'à nous par la succession de sesl'vèqiies. Nous les nommons, et en les nommant nous confondons tous ceux qui recueillent ailleurs les articles de leur symbole. C'est par cette Eglise que les fidèles répandus en tous lieux ont conservé la tradition apostolique. » Oui, la seule série des souverains Pontifes, de Pierre à Pie IX, est un sceau palpable et glorieux d'apostoliciié. L'apostolicité n'est nulle part ailleurs 1 Pour confondre toutes les autres sectes chrétiennes, il suffit de lenr rappeler le nom de leurs fondateurs, Arius, Nestorius, Eutychès, Photius, Socin, Luther, Calvin, Henri VIIÏ, Jansénius, etc., etc.

Unité. — Il n'est pas de société sans unité, sans programme universellement adopté, sans constitution librement consentie. Jésus-Christ demande que ses disciples soient uns, comme son Père et lui sont uns, il veut qu'il n'y ait qu'un bercail et qu'un pasteur. Cette unité est nécessairement et essentiellement triple : unité dans la foi, unité dans la participation aux mêmes sacrements, unité dans la subordination à un même pasteur: nn seul corps et lin seul esprit; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, disait saint Paul. Cette triple unité est complète et absolue dans l'Eglise catholique. Elle n'existe pas, elle ne peut pas exister dans les autres églises, ou plutôt dans les autres sectes chrétiennes, qui prennent pour dogme fondamental le principe même de la division intestine, la liberté d'examen, l'interprétation privée de la sainte Ecriture, l'inspiration personnelle, etc. C'est en vain que pour se concilier une sorte d'unité, elles inventent la distinction entre les dogmes fondamentaux et l'es dogmes secondaires; car Jésus-Christ a réprouvé à l'avance celte distinction sacrilég3; il ne veut pas qu'on amette un seul iota ou un seul

point de sa doctrine comme de ses commandements. Et d'ailleurs, s'il s'agit des Eglises protestantes de TAIlemagne,.de l'Angleterre, de la France, la division est devenue si profonde, dans ces dernières années, qu'elle s'étend jusqu'au dogme capital de la divinité de Jésus- Christ.

Sainteté. — Jésus-Christ, dit saint Paul, s'est livré pour son Église afin de la sanctifier, et qu'elle soit pure et sans tache. 11 somme tous ses membres d'être saints et parfaits comme son Père céleste est parfait; il lui a promis d'être avec elle jusqu'à la fin des siècles, dans la sainteté et la justice. Or l'Eglise catholique a toujours compté et compte toujours dans son sein un très-grand nombre de saints; elle a seule le privilège et le secret des vertus héroïques; elle exerce vseule le droit de béatification ou de canonisation. Dans les autres Eglises, on n'aspire même pas à la sainteté, et surtout aux vertus héroïques, on ne donne à personne le nom de saint, on ne béatifie pas, on ne canonise pas! L'Eglise catholique est donc seule sainte, dans la signification vraie du mot.

Catholicilé. — La catholicité est l'universalité dans l'unité. Jésus-Christ a envoyé ses apôtres enseigner toutes les nations, avec ordre de leur apprendre à garder fidèlement sa doctrine et ses commandements. Et, de fait, les apôtres sont allés partout, prêchant partout les mêmes dogmes et la même morale, administrant partout les mêmes sacrements, soumettant partout les chrétiens à la même autorité, etc. ; de sorte que, par un miracle vraiment extraordinaire, l'Eglise fut catholique en naissant, L'Eglise romaine est éminemment catholique; elle compte^ non- seulement des membres, mais des Eglises et des Évêchés dans le monde entier. Assis sur la chaire de Pierre à Rome, centre de son unité, son Chef suprême, quelque part et quelque loin qu'il jette les yeux, voit partout des peuples soumis à son autorité. C'est vraiment à elle que Dieu a donné toutes les nations pour héritage. C'est par elle, et par elle seule, que s'accomplit la prophétie grandiose de Malachie : « Du lever du soleil à son

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coucher, mon nom est grand dt^vant les nations, dit le St'iiriieur ; en tous lieux on sacrifie et l'on m'olïre une victime pure. » La plus éloiiuente manifestation de la visibilité, de l'apostolicilé, de l'unité, de la sainteté, de la catholicité de l'Église, est le saint sacrifice de la messe célébré à toutes les heures, presque à toutes les minutes, sur la surface entière du globe.

IndéfectibUilé et infaillibilité. — Jésus-Christ a promis d'être avec son Eglise jusqu'à la fin des siècles. Il lui a envoyé son Paraclet, l'Esprit de vérité qui doit demeurer avec elle toujours. Il lui a dit : Celui qui vous écoute, m'écoule. Celte indéfectibilité, l'Eglise catholique se 1 attribue seule. Seule, en effet, elle l'a possédée, elle l'a exercée depuis son origine, forte des promesses formelles de Jésus-Christ, se fondant sur ce principe que Dieu n'aurait pas suffisamment assuré le dépôt de la fol, s'il n'avait pas constitué un juge suprême qui prononce en dernier ressort et qui décide infailliblement. Aucune autre Eglise n'aspire à l'infaillibilité; toutes se contentent de présenter à leurs adeptes, dans les saintes Ecritures, un code qu'ils interprètent avec l'assistance du Saint-Esprit qu'ils ne voient pas, sans juge infaillible du fait et du droit.

En outre de cette indéfectibilité promise à l'Eglise représentée par le souverain Pontife et les Evêques, juges de la Foi., en outre de l'infaillibilité propre aux conciles inspirés par l'Esprit-Saint, l'Eglise catholique s'est souvenue d'une autre infaillibilité promise à Pierre, chargé par Jésus-Christ de paître les agneaux et les brebis. Et, quand le moment fut venu, assemblée en concile œcuménique au Vatican, elle a proclamé dogme de foi l'infaillibilité du souverain Pontife romain, parlant ex cathedra, ou prononçant, en matière de dogme, de morale, de discipline, comme juge suprême, et s'adressant à l'Eglise entière.

Infaillible en elle-même et dans son chef, l'Eglise catholique romaine devient plus que toute autre la ville bâtie sur la montagne, et qui ne oeat se dérober à aucun

des regards. C'est un phare, aux feux brillants, aux rayons duquel échappent seuls les aveugles volontaires.

En résumé, l'Eglise calholiiiue, apostolique et romaine peut seule invoquer en sa faveur les prophéties, les miracles, la visibilité, l'apostolicité, l'unité, la catholicité, la sainteté, l'indéfectibilité, l'infaillibilité ; donc elle est divine et seule divine.

Sa divinité ressortira plus encore des Splendeurs de la Foi.

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