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Chapitre Sixième. — Seconde Splendeur de la Foi

Mes yeux ont vu le Sauveur qui vient de vous, que vous avez préparé en face de tous les peuples, la lumière qui se révélera aux nations. (Sàunt Luc, chap. II, y^30, 3l,3â.)

Ouand les jours de la purification et de la présentation furent venus, Joseph et Marie portèrent l'enfant à Jérusalem, et le présentèrent au Seigneur dans le temple; ils portaient en même temps les deux petits de colombe, qu'ils devaient offrir pour le racheter. Or il y avait a Jérusalem un homme appelé Siméon, juste et craignant Dieu, rempli de l'Espril-Saint, et qui attendait la consolation d'Israël. Conduit par une inspiration intérieure, il vint dans le temple, prit le petit Enfant Jésus

dans ses bras et s'écria : « Maintenant, Seigneur, suivant votre parole, laissez votre serviteur mourir en paix, puisque mes yeux ont vu le Sauveur qui vient de vous, que vous avez préparé en face de tous les peuples, pour être la lumière qui éclairera toutes les nations. »

Le saint vieillard inspiré proclame donc à haute voix que le petit enfant pour lequel Joseph et Marie ont payé la rançon des pauvres, est : 1° le salut envoyé de Dieu et offert a tous les peuples ; 2° la lumière qui se révélera aux nations. Voilà l'oracle, la prophétie claire, solennelle, éclatante I Quand saint Luc l'écrivait, les apôtres n'étaient encore qu'au début de leur apostolat. L'oracle s'est-il accompli? Evidemment! Le monde est plein du salut de Dieu et inondé de la lumière de Jésus-Christ. L'accomplissement de l'oracle, devenu à son tour un miracle patent, incomparable, est l'établissement de la Religion chrétienne; donc la Religion chrétienne est divine. Et parce que Jésus-Christ n'est nulle part autant et plus le salut du monde, la lumière des nations que dans le sein de l'Eglise catholique, apostolique, romaine, cette Eglise est la véritable Eglise de Dieu.

1° Jésus-Christ est et a été le salut de Dieu! En effet, tout peuple sauvé a été sauvé par Jésus-Christ ; tout peuple que Jésus-Christ n'a pas sauvé est resté enseveli dans la mort et perdu ; tout peuple qui s'est séparé de Jésus-Christ a couru de nouveau à sa perte I

C'est là le plus saillant de tous les faits; c'est l'enseignement le plus certain de l'histoire passée et présente. Saint Pierre avait dit : « Jésus est devenu la pierre angulaire et fondamentale ; il n'y a de salut qu'en lui, car il n'a été donné aux hommes aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés!» Saint Paul a dit après saint Pierre, en félicitantles Romains de leur foi en Jésus-Christ: Là oit le péché avait abondé, la grâce a été surabondante. Comme le péché a régné et par le péché la mort, la grâce règne à son tour et avec la grâce la justice et la vie éternelle. Il n'est pas de plus

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éloquent résumé de l'histoire des peuples, grec, romain, juif, que celui de l'Apôtre des Gentils dans cette même Epîlre aux Romains. « Ils sont inexcusables parce que, ayant pu connaître et ayant connu Dieu dans ses œuvres, ils ne l'ont pas glorifié comme Dieu... Mais ils se sont perdus dans leurs pensées; et leur cœur s'est obscurci... Quoiqu'ils se disent sages, ils sont devenus fous... Ils ont remplacé le Dieu incorruptible par l'image d'hommes corruptibles, d'oiseaux, de quadrupèdes. Aussi Dieu les a livrés aux désirs impurs de leurs cœurs, en sorte qu'ils ont déshonoré leur propre chair. Parce qu'ils ont transformé la vérité de Dieu en mensonge, qu'ils ont adoré et servi la créature. Dieu les a livrés à leurs passions d'ignominie... Les hommes et les femmes ont commis des crimes contre nature. La femme a brûlé d'ardeur pour la femme, l'homme pour l'homme, abandonnés qu'ils étaient à un sens réprouvé.., remplis de toute iniquité, de malice, de fornication, d'avarice, d'envie, de meurtre I Ils sont méchants, querelleurs, délateurs, détracteurs, violents, arrogants, calomniateurs, désobéissants, dissolus, insensés, sans affection, sans miséricorde !... » Voila écrite par un grand génie et un grand saint l'histoire du monde ou du moins de la partie du monde la plus civilisée. Saint Jean, l'apôtre de la chasteté et de la charité, a résumé ce tableau dans un seul mot : Le monde tout entier est enseveli dans le mal. Nous que Jésus-Christ a sauvés, nous sommes de Dieu et nous ne péchons point.

Jésus-Christ a sauvé le monde de tous les vices et des vices les plus houleux... Cicéron lui-même, qui a si bien parlé des dieux et de la vertu, se disait autorisé par les anciens à pratiquer la sodomie et l'inceste.

Jésus-Christ a sauvé le monde de l'idolâtrie et d'une idolâtrie systématiquement corruptrice , puisque les passions les plus contraires à la raison et à la nature uvaient leurs dieux, leurs temples, leurs autels, leurs prêtres, leurs cultes, et souvent leurs mystères secrets et infâmes.

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Jésus-Christ a sauvé le monde de l.i barbarie et de la civilisation pourrie, pire encore que la barbarie, pire du moins que l'état sauvage.

Je'^sus-Christ a sauvé l'homme de l'esclavage, non pas de l'esclavage réglé, modéré, adouci que h christianisme a pu tolérer, provisoirement au moins; mais de l'esclavage sacrilège, affreux, abominable, tyrannique, établi et glorifié par le paganisme, chez toutes les nations, et,avec plus de raffinement et de cruauté, chez les peuples les plus éclairés et les plus civilisés. Chez les Grecs et chez les Romains, les esclaves étaient non plus des hommes, mais des choses; on les achetait, on les vendait, ou on les faisait mourir quand ils n'étaient plus bons à rien ; on les jetait même en pâture aux bêtes féroces du cirque où aux murènes engraissées dans les étangs des riches patriciens. Leur nombre était immense ! Athènes comptait quatre cent mille esclaves et vingt mille citoyens! Rome, au temps de Cicéron, comptait à peine deux mille propriétaires sur une population de quinze cent mille prolétaires. On a retrouvé récemment dans Rome l'emplacement des vastes prisons où, le travail du jour fini, on entassait les esclaves, au nombre de vingt et trente mille. Voilà l'esclavage dont Jésus-Christ a sauvé le monde I Voilà les infortunés dont il a, sinon brisé, du moins fait tomber les fers!

Jésus-Christ a sauvé la femme d'une servitude plus dure peut-être et plus humiliante que l'esclavage. Par lui la femme a été élevée à la dignité de compagne de l'homme; elle a trouvé enfin, dans les prévenances et les égards dont elle est entourée, la récompense de sa soumission et de son dévouement. Avec la femme chrétienne l'enfant a pris sa place au foyer domestique ; il devient le trait d^inion des deux époux : l'autorité a remplacé le despotisme brutal.

Jésus-Christ a sauvé les peuples de la tyrannie des pouvoirs publics. Les gouvernements modernes, dit Jean-Jacques Rousseau [Emile, livre V), doivent incnnleslablement au catholicisme leur plus solide autorité

et leurs révolutions moins fréqu entes ; il les a rendus moins sanguinaires ; cela se prouve par le fait, en les comparant aux gouvernements anciens. Ce changement n'est point l'ouvrage des lettrés; les cruautés des Athéniens, des dictateurs, des empereurs romains en font foi! » Un protestant célèbre,, lord Fitz-William, dans ses admirables Lettres d'Atticus, n'hésite pas à dire « qu'il est impossible de former un système de gouvernement quelconque qui puisse être permanent et avantageux, à moins qu'il ne soit appuyé sur la Religion catholique romaine. »

Sauveur de l'homme de la terre et du temps, de l'individu, de la famille, de la société, Jésus-Christ est bien plus le Sauveur de l'ho-mme de l'éternité. Les victimes humaines ne pouvaient pas apaiser la justice de Dieu, il a dit : Je viens; et il s'est constitué victime de propiliation pour les péchés du monde ; il l'a racheté par son sang ; il a fermé l'enfer sous nos pas; il a ouvert le ciel sur nos têtes ; il nous a enrichis de tant de grâces, que, quelles que puissent être les révoltes des passions, il est en droit de nous dire comme à saint Paul : « Ma grâce te suffit, d'autant plus que ma toute-puissance éclate mieux dans l'infirmité. » Le salut de Dieu a fait plus encore ; il a fait surgir une mullilude de vertus héroïques et vraiment divines, il a multiplié les Saints, assez rares sous l'Ancien Testament, dans une proportion immense. Voltaire a dit lui-même : « Toutes les vertus humaines peuvent se trouver chez les anciens, les vertus divines ne sont que chez les chrétiens, » et chez les chrétiens catholiques, apostoliques, romains!

Il est donc accompli de la manière la plus évidente et la plus extraordinaire, l'oracle de Sim^on : Mes yeux ont vu le Sauveur qui vient de vous! Le monde tout entier dit bien haut : Partout et toujours le salut est venu ou vient par Jésus-Christ 1 Partout et toujours le salut s'en est allé et s'en va avec Jésus-Christ ! Et le délit surabonde de nouveau!

Si Jésus-Christ est Dieu, le Verbe éternel de Dieu fait

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chair, cet effet immense de saliU s'explique tout naturellement. Si comme le veut Renan, Jésus-Christ n'est qu'un réformateur humain, assez faible, assez lâche pour se laisser forcer à simuler des miracles, à se constituer imposteur, le salut du monde est un effet sans cause, une monstrueuse absurdité. Et parce que c'est surtout dans et par l'Eglise catholique, apostolique et romaine, que Jésus-Christ est Sauveur du monde, TEglise catholique, apostolique et romaine est divine.

21° La lumière gui se révélera aux nations. L'histoire du christianisme se résume tout entière dans ces quelques mots que l'apôtre saint Matthieu donne pour exorde à son Evangile : « Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ; la lumière s'est levée pour ceux qui étaient assis dans la région de l'ombre de la mort. »

Cette parole inouïe de Jésus-Christ : « .fe suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ! » est devenue à son tour un événement immense.

Que le monde avant Jésus-Christ fût plongé dans les plus profondes ténèbres, dans les ténèbres de la mort ; qu'il fût livré aux plus monstrueuses erreurs, personne n'a tenté encore de le révoquer en doute. Oui^partout la notion du vrai Dieu s'était ot3scurcie, la nuit s'était faite autour des connaissances fondamentales de nos origines, de notre nature, de nos devoirs, de nos destinées. Pendant que le peuple se repaissait en tous lieux de traditions défigurées, et se plongeait dans une idolâtrie monstrueuse, la science antique s'efforçait de ressaisir la vérité que les passions avaient obscurcie ; elle essayait de se faire un Dieu; mais ce Dieu c'est un mélange confus de tous les êtres ; un embrassement ridicule de toutes les contradictions I un principe impuissant qui partage avec le mal le souverain empire des choses ; un monarque égoïste qui s'enferme pour jouir, dans le palais de sa gloire, laissant le monde aller aux caprices du hasard 1... un destin impitoyable qui étouffe la liberté et ferme l'oreille aux supplications delà

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misérable humanité! C'est l'être de raison qu'on appelle Nature ! C'est la matière infinie, éternelle, subsistant par elle-même, et tirant de son vaste sein toutes les existences.

D'où venons-nous? Qui le savait? Les fables donnaient à l'homme un père dans les dieux eux-mêmes! Dieu est un océan infini qui porte en soi les germes de toutes choses. Le tourbillon éternel, amasd'atomes, au sein desquels le hasard opère d'heureuses rencontres.

Qui sommes-nous? Ici des brutes; là des parcelles de l'infini ! tantôt sans âme, tantôt avec une âme, tantôt avec deux ou trois âmes. Pour l'un l'âme est un esprit, pour l'autre un agrégat d'atomes! Pour beaucoup le genre humain se compose de castes distinctes et jalouses qui ne doivent pas se mêler.

Que devons-nous faire? Contempler le beau, nous laisser aller aux volontés du destin, mettre de l'ordre dans nos sensations, mesurer le plaisir à la force de notre tempérament, faire consister toute la morale dans la volupté, imiter les Dieux que la passion a fabriqués, ou exagérer l'honneur de la vertu au profit de l'orgueil.

Où allons-nous? Nous perdre sans souvenir et sans conscience de nous-mêmes dans l'infini ! Rouler sans fin d'un corps dans un autre ! Prendre possession d'un paradis sensuel! Nous éteindre dans l'abîme du néant!

Et tout cela, peut-être l!l Car l'erreur antique et moderne n'affirme rien! Ciir Socrate, Platon, Aristote, Cicéron, Sénéque, après avoir écrit, tour à tour le pour et le contre, sont restés dans un scepticisme absolu ! Voltaire lui-même a dit : « Je voudrais que, pour notre plaisir, pour notre instruction, tous les grands philosophes de l'Antiquité, les Zoroastre, les Mercure Trismégiste, les Numa même, revinssent aujourd'hui sur la terre, et qu'ils conversassent avec Pascal, que dis-je ? avec les hommes les moins savants de nos jours qui ne sont pas les moins sensés; je demande pardon à l'Antiquité, mais je crois qu'ils feraient une triste figure. Les pauvres charlatans ! Ils ne vendraient pas cher leurs drogues sur le Pont-Neuf 1 >

Au contrnire, Jésus-Christ lumière du monde nous a enseigné par ses exemples, par ses leçons, par son Saint- Esprit TOUTE VÉRITÉ. L'abrégé de la foi que nous avons placé en tête de ce livre, prouve surabondamment qu'un enfant chrétien en sait plus sur Dieu, sur le prochain, sur lui-même, que les philosophes les plus vantés!

Mais ce n'est pas seulement dans l'ordre religieux et moral que Jésus-Christ a été la lumière du monde I II fallut beaucoup de temps au Christianisme pour corriger les mœurs, éclairer les intellit,'ences, convertir les nations, organiser la société moderne. Le moyen âge était encore trop préoccupé des intérêts surnaturels et éternels de rhomme, pour cultiver avec ardeur et avec succès les sciences humaines. Cependant il les abordait courageusement quand la Renaissance vint arrêter l'élan chrétien, et recommencerla lutte de la chair contre l'esprit. Il n'en est pas moins évident que la lumière scii'ntifique n'est qu'un épanouissement delà lumière évangélique, et qu'en réalité, toutes lesconquêtes et tous les progrès des sciences, de l'industrie, des beaux-arts, des arts, sont le fruit du christianisme. La preuve, c'est que les seules nations savantes et industrielles sont les nations chrétiennes ; que la science et l'industrie ne naissent pas, ou se réduisent à une routine mécanique, au sein des nations que le Christianisme n'a pas éclairées, comme la Chine ou le Japon; que le progrès, l'invention, les découvertes sont l'apanage des peuples qu'éclaire plus ou moins la lumière de Jésus-Christ; qu'on ne les voit apparaître, trè3-tard, chez les nations qui ne sont pas ou qui ne sont plus chrétiennes, que par simple importation on imitation.

Eclairée parla foi, l'intelligence se dilate, la volonté se fortifie; c'est alors seulement que l'homme aspire à dominer les sens et la nature.

En enseignant à l'homme par autorité des vérités dont la recherche autrefois épuisait ses forces, la foi l'a délivrédu découragement ou du scepticisme, et lui a donné une base fixe; elle fait plus, par la diifusion et la commu-

naiité des lumières, elle crée pour lui un contre-poids de sens commun qui le défend efficacement de ses écarts individuels, et un levier puissant qui centuple ses forces, en mettant celles de tous à la disposition de chacun. Enfin, par la communion intime entre l'âme et son auteur, entre la vérité et la vertu, la foi a mis dans l'homme un principe de vie qui est à l'esprit ce que l'esprit est lui-même au corps, qui concentre, discipline, inspire ses mouvements, défend ses trésors de la rouille ou de la corruption. La foi en Jésus-Christ devient, suivant l'heureuse expression de Bacon, l'arôme de la SCIENCE, Fides aroma acientiarum. Voilà comment, fort du secours de la foi, l'esprit humain qui était demeuré pendant quatre mille ans assoupi et comme à l'état d'enfance, s'est dressé à une hauteur qu'on ne lui avait jamais connue, lia marché de progrès en progrès I «Ouand vous voyez, disait encore Voltaire, dansune de ses phases d'aveux, la raison faire des progrès si prodigieux, mais seulement au moment de la prédication de l'Evangile, regardez la foi comme une alliée qui doit venir à votre secours, et non comme une ennemie qu'il faut attaquer; os€z la chérir et non la craindre. »

La preuve encore que la lumière de la foi est la lumière de la science, c'est que les plus nobles représentants de la raison, de la science, du progrès sous toutes ses formes, les conducteurs de l'humanité ont été apôtres ou disciples de Jésus-Christ. «On pourrait produire aisément, dit Dalembert, la liste des grands hommes qui ont regardé la Religion comme l'ouvmge de Dieu ; liste capable d'ébranler, môme avant l'examen, les medieurs esprits, suffisante au moins pour imposer silence h une foule de conjurés, ennemis impuissants des vérités nécessaires aux hommes, que Pascal a défendues, que Newton croyait, que Descartes a respectées II! »

Nous l'avons déjà rappelé cent t'ois idanslepassé comme dans le présent, àlalètedetouteslesbranchesdes sciences, et parmi les génies spécialistes qui font l'honneur de l'humanité, on compte des chrétiens sincères, des catho-

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liques fervents : M. Auguste Nicolas fait remarquer que sur soixante-neuf savants dont Fontenelle a fait l'éloge, il n'en est peut-être pas trois qui ne brillent autant par la piété que parle savoir, de sorte que le livre de ses éloges est au fond une histoire édifiante. En plein xix^ siècle, au temps fatal, où la foi, hélas ! est devenue si rare, chacune des sections de notre Académie des sciences, Astronomie, Géométrie, Mécanique, Géographie et Navigation, Physique, Chimie, Histoire naturelle, Minéralogie et Géologie, Botanique, Médecine et Chirurgie, a encore son savant, non pas seulement ami du christianisme et de l'Eglise catholique, mais croyant et pieux.

Le catholicisme a toujours marché et marchera toujours en tête de la science et du progrés, parce qu'il y a, dit Balmès, «dans la civilisation européenne basée sur le christianisme, un désir ardent de perfection dans toutes les branches... un esprit cosmopolite d'universalité et de propagande, un fonds inépuisable de ressources pour se rajeunir, une impatience généreuse qui veut devancer l'avenir, et d'où il résulte une agitation, un mouvement incessant, » etc. En France, avant la Révolution, la science était toute chrétienne et catholique : elle comptait dans son sein quatorze grandes universités et trente observatoires astronomiques. Si dans les cinquante premières années de ce siècle, l'Eglise catholique a marché au second rang, c'est parce qu'on avait versé le plus noble et le plus pur de son sang, qu'on l'avait dépouillée de toutes ses richesses, lui laissant à peine de quoi vivre, et qu'il lui a fallu un long temps pour sortir de ses ruines. Mais la voilà debout, et dans son premier élan elle aspire a ressusciter l'enseignementsupérieur qui languissait sans elle ; elle veut cultiver avec ardeur les sciences humaines; elle déploie de nouveau le drapeau de Jésus, lumière du monde 1 Ses ennemis savent si bien, comme nous l'avons surabondamment démontré, que la science vraie est forcément chrétienne et catholique, qu'ils poussent contre elle des cris de rage et qu'ils voudraient comme .Tulien TApostat lui retirer

violemment la demi-liberté qui lui a été accordée. Mais que nos adversaires le sachent bien : si dans le naufrage dont les doctrines impies menacent la société, les sciences humaines ne périssent pas, elles seront défendues et sauvées par le clergé catholique romain 1 Ses Universités ne sont que d'hier, et quelqufco-unes au moins sont déjà assurées d'un brillunt avenir. On pourrait dire de Pie IX qu'il est le Pontife le plus apostolique, le plus catholique, le plus romain qui se so't assis sur le siège de Pierre, et la seule énumération de ce que ce glorieux Pape a fait pour la science serait vraiment étonnante.

Oui Jésus-Christ est la lumière du monde non-seulement religieux, moral et social, mais du monde savant. Sa foi est la sauvegarde nécessaire de la science et de la civilisation. Dans l'avenir, comme dans le passé, les nations et les peuples qui l'abandonneront tomberont daos la barbarie.

Résumons-nous. Le vieillard Siméon avait dit du tout petit enfant pauvre présenté dans le temple, qu'il serait un Étendard dressé en face des nations, le Salut du monde, envoyé de Dieu, la Lumière quiéclairerait toutes les nations ! Et le triple oracle s'est accompli. C'est à la fois une prophétie évidente et un miracle éclatant : miracle tout naturel, si cet enfant est Dieu; miracle impossible, si cet enfant n'est qu'un homme. Donc Jésus-Christ est Dieu, et parce que c'est surtout en face et dans le sein de l'Eglise catholique, apostolique, romaine que Jésus- Christ est étendard, salut, lumière, l'iïglise catholique apostolique, romaine est divine.

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