‹ Les splendeurs de la foi (volume 3)Chapitre 24 sur 52 · CHÊNE ! BUISSON RESTE BUISSON · texte numérisé non relu

CHÊNE ! BUISSON RESTE BUISSON

4° Vinégalité des biens. Elle est aussi comme une nécessité, largement compensée et sur la terre et dans l'éternité. Les plus heureux ne sont pas toujours ou même ne sont jamais ceux qu'on pense. Le christianisme est la glorification et la béatification des pauvres.

LA roi ET LA RAISON. 483

5° Vexistence du mal sur la terre. Le mal est apporté et causé dans le monde parles esprits. Or, disait Eiler, le plus grand, le plus éminent, le plus sage, le plus honnête des mathématiciens physiciens de son temps, et presque des temps modernes, «la liberté est une propriété essentielle de tout être spirituel, et Dieu lui-même ne saurait l'en dépouiller sans l'anéantir; pas plus que Dieu ne peut dépouiller un corps de son étendue ou la matière de son inertie. Le mal tient essentiellement à la nature finie des êtres créés! Dieu peut et doit le permettre, à la seule condition d'en tirer le bien, dans sa miséricorde ou sa justice » {Lettres à une princesse d'Allemagne.)

Quant aux folles assertions du déterminisme moderne : «Une nécessité absolue domine la matière ! La Ici de la nature est une loi mécanique l Elle est l'expression la plus rigoureuse de la nécessité! Aucune puissance, quelle qu'elle soit, ne peut échapper à cette nécessité, qui n'a ni exception ni restriction ! » c'est la fantaisie de I'Univers SANS Dieu, dont nous avons montré l'extravagance. Ses apôtres ont trouvé la négation du dogme de la Providence dans cette célèbre conception de Laplace : « Une intelligence qui, pour im instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée, et la situation respective des êtres qui la composent, si, d'ailleurs, elle était assez vaste pour soumettre ces données a l'analyse, embrasserait dans la même form.ule les mouvements des plus grands corps de l'univers, et ceux du plus léger atome. Kien ne serait incertain pour elle, et l'avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. L'esprit humain offre, dans la perfection qu'il a su donner à l'astronomie, une esquisse de cette intelligence infinie. Ses découvertes en géométrie, jointes à celle de la pesanteur, l'ont mis à portée de comprendre dans les mêmes expressions analytiques les états passés et futurs du système du Monde... En appliquant la même méthode a quelques objets de nos connaissances, il est parvenu à ramener à des lois générales les phénomènes observés, et à prévoir ceux que des circonstances données peuvent

faire éclore. » Or celte conception est un hommage solennel rendu à la Providence divine, et cette intelligence souveraine est bien certainement l'intelligence divine. Dieu. Laplace ajoute en effet {Voyez t. Ilf, p. 4514)' : « Tous les efforts de l'esprit Immain, dans la recherche de la vérité, tendent à la rapprocher sans cesse de I'intel-

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