LA GÉOGONIE DE LA SCIENCE INSPIRÉE PAR LA GÉOGONIE DE MOÏSE
Maintenant qu'il est clairement établi, comme l'avait dit avant nous le grand Ampère, que Moïse avait dans les sciences une instruction aussi profonde que celle de notre siècle, ou qu'il était divinement inspiré {Revue des Deux Mondes, livraison dejuiliet 1833, tom. III, p. 99); et que par conséquent, dans le récit de la Genèse, on peut voir une véritable cosmogonie, disons, sous toutes réserves, comment dans les idées modernes on peut l'interpréter et le concilier avec les hypothèses grandioses d'Herschell et de Laplace. Mon exposé diffère de celui d'Ampère sur quelques points que la science a mieux éclaircis dans les quarante dernières années.
Rien n'«m pêche d'admettre que les éléments du ciel et de la terre créés au commencement aientété la matière ncbulousc ou cosmii|uedcs genèses astronomiques, dans unétatde diffusion, de dissociation, d'inertie extrême, etploiii^'ée dans les plus profondes ténèbres. L'esprit de Dieu qui couve cet
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amas informe est l'esprit créateur prêt à meltre en jeu Tenscmble des forces constitulives de la matière. L'éther ou fluide lumineux jaillit du néant à la voix de Dieu, remplit l'espace, et pénètre tout, en raison de sa densité intiniment petite; par son élasticité pres(}ue intiiiie, il fait naître Tattraclion universelle. La matière nébuleuse commence alors à se condenser, à se contracter, elles attractions mutuelles ou électives entrent en jeu. Certains gaz passent à 1 eial liquide ou solide ; les éléments qui ont entre eux le plus d'afliniié se combinent; ce premier exercice de la cohésion ou de l'aflinilé engendre de la chaleur et de la lumière visible. Cette chaleur se dissipe, et U naît un premier dépôt formé probablement dune seule substance, soit simple, soit composée ; car il est difficile d'admettre que deux éléments dilférents aient le même degré de cohésion ou d'affinité. Après un certain refroidissement, sous l'influence de la température restante, il se formera une nouvelle combinaison, un second dépôt, et ainsi de suite jusqu'à la dernière des combinaisons, celle qui en se formant dégage le maximum de calorique, ou dont les éléments ne se dissocient que sous l'action de la chaleur la plus iniense,la combinaisonde l'oxygène avec l'hydrogène pour faire de la vapeur d'eau. Par ce rayonnement vers les espaces célestes une partie de cette vapeur d'eau se condense, et la terre entière se trouve couverte d'eau ; l'autre partie restera dissoute dans l'atmosphère. En supposant que toute la masse d'eau, liquide aujourd'hui à la surface et dans l'intérieur de la terre, ait été autrefois répandue dans l'atmosphère, la pression à la surface du globe devait être au moins deux cent cinquante fois plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui. Il n'a donc pas pu exister d'eau liquide à la surface de la terre, avant que la température de sa surface se fût abaissée au-dessous du degré de chaleur qui peut faire prendre à la vapeur d'eau cette pression énorme de 2o0 atmosphères. Dans cette eau si pure et si chaude quel puissant dissolvant, quelle source d'actions chimiques énergiques ! et qu'il est facile d'expliquer ainsi la formation atiueuse des granits, des gneiss, des basaltes, sans qu'il soit besoin de recourir à la fusion ignée !
Les diverses substances déposées successivement exerçaient nécessairement les unes sur les autres de nouvelles actions chimiques. De là, formalion de nouvelles combinaisons avec élévation de température, explosion, déchirement, retour à l'état de gaz des éléments mis en liberté, soulèvement de la surface par une sorte d'ébullition, formation de matière solide, toutes les fois que de nouveaux composés produits exigeront pour rester à l'état liquide une température beaucoup plus élevée. On sait quelle intensité de chaleur résulte des combinaisons chimiques, et combien ces températures sont supérieures à celles qui se produisent par la simple liquéfaction des gaz : il pourra arriver ainsi que des couches inférieures, antérieurement solidifiées, passent de nouveau à l'élat liquide ; et que, dans le cas où la masse déposée fût déjà considérable, il fallût un temps assez long pour que le centre, moins échauffé que la surface, se remît avec elle en équilibre de température. Au moment où une de ces combinaisons vient à s'opérer, le maximum de température du globe n'est ni au cenlre ni à la surface, mais sensiblement à l'endroit où la dernière couche repose sur la précédente, puisque c'e-t là en effet que suivant notre supposition l'action chimique se développe. C'est seulement après beaucoup de bouleversements, après que de grands fragments de croûtes déjà solidifiés auront été soulevés par les éléments revenus à l'état gazeux, et en vertu d'un
refroidissement ulti'riour, que pourra se former une croûte continue assez solide pour mettre oijslaole ;i de nouvelles combinaisons chimiques. Mais quand la température se sera abaissée de manière a permettre que sur cette couche solide vienne se déposer une nouvelle substance à l'état liquide, susceptible de l'attaquer ctiiinicjuement, on verra se reproduire de nouvelles séries de grands phénomènes analogues à ceux dont il vient d'être question. Si la dernière couche solide n'est pas susceptible d'être attaquée par le liquide nouvellement déposé, mais qu'une des couches inférieures soit de nature à lélre, l'action chimicjue poutTa différer de se produire, jusqu'à ce que le liciuide récemment déposé arrive à la couche altacpiable à travers des tissures de la couche intermédiaire, fissures pro luites i»ar des bouleversements antérieurs, ou causées par le retrait résuUanl pour celle couche moyenne du refroidissement postérieur à sa solidilication. Le premier effet de c«tle pénétration sera de produire des explosions qui briseront de plus en plus la couche préservatrice, et met'.ronlen plus large contact la surface qu'elle isolait. De là résulteront des bouleversements nouveaux dont les effets seront d'autant plus intenses qu'ils auront lardé davantage, et que les obstacles qu'ils auront à vaincre seront |)lus grands. C'est ainsi qu'on peut rendre compte des révolutions successives qu'a éprouvées le globe terrestre, du brisement et de la disposition, sous toute espèce d'inclinaisons, des couciies formées suivant des lignes de niveau. On conçoit (jue la surface de la terre, au lieu d'aller en se refroidissant d'une manière graduelle, a dû éprouver des augmentations de température très-grandes et très-brusques, toules les fois que se seront produites les réactions chimiiiues dont nous venons de parler. Maintenant la température est tellement abaissée qu'il n'y a plus, parmi les corps susceptibles d'agirchin^iquement, que l'eau qui soit restée à l'état liquide; ce n'est plus que de leau qu'on peut attendre un nouveau cataclysme. (.Xous avons vu M. Ampère, dans une de ses leçons au Collège de France, prendre un globule de potassium, métal qui a la propriété de se combiner, en brûlant, avec l'oxygène, sous l'action de l'eau à la température ordinaire, faire agir très-adroilement l'eau sur ce globule, tantôt àla surface, laniôtsous la couche d'oxyde ou de potasse déjà formée, puis percée, et montrer comment il en résultait une multitude de cratères, de crevasses, d'élévations, d'arêtes de soulèvement, imitant les thalwegs des grandes vallées el les chaînes de montagnes dont la terre est sillonnée.)
De la décomposition des acides azotés, acide nitrique ou acide nitreux, sont nées sans douté ces masses d'azote et d'oxygène, qui d'une part ont fait naître l'atmosphère terrestre, qui de l'autre ont fourni l'énorme quantité d'oxygène naissant nécessaire à la formation des oxydes terreux, la silice, l'alumine, la chaux, les oxydes de fer et de manganèse, qui composent les principales couches du globe. En même temps, l'hydrogène, né de la décomposition de l'eau, sert en partie à la formation des hydrocarbures, se dégage aussi en partie, monte et va occuper les limites" de l'atmosphère terrestre, pour former ce que Muise appelle les eaux supérieures.
Cependant la terre se hérissait de plus en plus de montagnes formées des éclats de la croûte soulevée et inclinée dans toutes les directions. Des îles apparurent au-dessus des eaux {apparuil arida), et la terre fut entourée dune atmosphère formée comme la nôtre de fluides élastiques permanents, mais dans des proportions très-différentes. Il semble en effet résulter des ingénieuses recherches de M. Adolphe Brongniard que.
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à CCS époqui'S reculées, l'atmosphère contenait beaucoup plus d'aride carbonique qu'elle n'en contient aujourd'hui , qu'elle était impropre à la respiration des animaux, mais très-favorable à la végétation; aussi la terre se couvrit de plantes qui trouvaient dans l'air bien plus riche en carbone une nourriture plus abondante que de nos jours; il en résultait un développement beaucoup plus considérable, que favorisait en outre un plus haut degré de température; ainsi apparurent tour à tour les acotylédonécs, les conifères, les cycadées, les monocotylédonées et les dicotylédonées.
Cependant les débris des forêts s'accumulaient sur le sol, ou entraînés par les fli^uves s'entassaient dans de vastes deltas; ils subissaient des actions de fermentation lente et se carbonisaient, se décomposaient, en donnant naissance à ces immenses dépôts de houille, amas gigantesques devégétaux carbonisés. L'action qui avait produit les îles, l'action des liquides acides pénétrant à travers les tissures delà croûte oxydée, entre encore en jeu et les soulèvements ([ui en résultent mettent à nu de vastes continents. A chaque cataclysme la température de la surface du globe s'élevant considérablement, toute organisation devenait impossible jusqu'à ce qu'elle se fût abaissée de nouveau. Voilà comment à des couches qui renferment d'anciens végétaux et même les premiers animaux nous voyons succéder d'autres couches où il n'y a plus de débris de corps organisés.
L'absorption et la destruction continuellesde l'acide carbonique par les végétaux rendaient l'atmosphère de plus en plus semblable en composition à ce qu'elle est maintenant; elle n'était cependant pas encore propre à entretenir la vie des animaux qui respirent l'air directement. L'eau en même temps devenait de moins en moins acide, et ce fut dans l'eau qu'apparurent d'abord les premiers êtres du règne animal, les radiaires, les mollusques, tous les invertébrés. Puis vinrent les poissons, plus tard les reptiles marins, et enfin les oiseaux, du moins les oiseaux aquatiques. Après l'époque des poissons, après celle des oiseaux, vint celle des mammifères, et enfin l'atmosphère s'élant suffisamment épurée, la terre étant apte au développement d'une génération plus noble encore, apparut l'homme, le chef-d'œuvre de la création.
Cet ordie d'apparition des êtres organisés est précisément l'ordre de l'œuvre des six jours.
Depuis l'apparition de l'homme, la seule catastrophe qu'ait éprouvé le globe est celle (|ui correspond au déluge ; peut-être pourrait-on la rattacher au soulèvement des chaînes de l'Himalaya, des Andes, ou plus probablement de l'Ararat. L'hypothèse d'un noyau non oxydé présentée par Davy comme la seule admissible, explique très-bien les volcans, sans qu'on ait besoin de supposer que la terre ait en elle une chaleur énorme due à l'état de fusion de toute la partie intérieure du giobe. En effet, cette masse non oxydée est une source chimique intarissable de chaleur, qui se manifestera toutes les fois qu'un corps viendra former avec elle quelijue combinaison, de sorte qu'un volcan en activité semblerait n'être autre chose que le résultat d'une fissure permanente, d'une correspondance incessante du noyau non oxydé avec les liquides qui surmontent la couche oxydée... Aujourd'hui le liquide oxydant est de l'eau pure, les gaz qui se dégageront devront donc être hyih'ogéués, des hydracides, des hydrogènes sulfurés, chlorurés et carbonés... C'est ce que l'expérience confirme.
La source de chaleur qui se trouve au contact du noyau non oxydô et de la couche oxydée, duc e;i grande partie à l'action ciiinii(|ue (\u\ a lieu dan» celte région, est en môme temps une source de courants électriques nés du contact de deux couches hétérogènes, et qui sont peut-être la cause du nia^inétisme terrestre, se manifestant à la surface de la terre par la direction de l'aiguille aimantée. La marche de la chaleur dans l'intérieur du globe est une marche centri|)éte; son maximum dinlcnsité est au point où se l'ail la combinaison ; c'est-à-dire à la surface de contact de la partie oxydée avec le noyau métallicjue. De là elle se projjage non-seulement vers l'extérieur, mais aussi vers fintérieur du globe dont, à la rigueur, le centre peut être très-froid. De l'augmentation de chaleur constatée par l'observation sur une profondeur de quatre kilomètres, un sept-centième du rayon de la lerre, on ne peut pas conclure à une chaleur centrale excessive, à un noyau intérieur fluide. L'augmentation doit avoir lieu mais jusqu'à la séparation des couches oxydées et du noyau métalli(jue. Ceux, disait Ampère en 1833, qui admettent la fluidité du noyau intérieur de la terre, paraissent n'avoir pas songé à l'action qu'exercerait la lune sur cette énoime masse liquide; action qui ferait naître des marées analogues k celles de nos mers, mais bien autrement terribles, tant par leur étendue que par la densité du liquide. Il est difiicile de concevoir comment l'enveloppe de la terre pourrait résister, incessamment battue par une espèce de levier hydraulique de quatorze cents lieues de longueur.
Telle est la cosmogonie ou la géogonie de la terre suivant la science. Ampère est le premier à reconnaître, non-seulement qu'elle n'est pas contraire à la géogonie de Moïse, mais bien plutôt qu'elle a surgi naturellement du récit de la Genèse, qu'elle a été inspirée par lui, calquée sur lui.
Est-ce en effet ainsi qu'après des millions de millions d'années, la terre est arrivée à la condition où nous la voyons aujourd'hui? C'est possible ou plutôt ce n'est pas impossible, rigoureusement parlant, mais nous n'osons pas le croire. Ce travail est par trop humain, et il s'agit d'une œuvre incontestablement divine. Le récit court et sublime de Moïse satisfait beaucoup mieux l'esprit. « Jl a dit et tout a été fait, il a « commandé et tout a été créé !
« Sur l'origine primitive des choses, disait M. André « Sanson, dont les croyances sont aux antipodes des « nôtres, je ne puis admettre comme indiscutable présen- « tement qu'une seule solution, celle qui nous est fournie par
« la Genèse. Celle-là n'a pas besoin d'être prouvée, elle est « révélée... La science ne peut ni l'affirmer, ni l'infirmer. La « sagesse commande aux savants de poursuivre leurs recher- « elles et leurs études dans une tout autre voie, et de se pro- « poser un tout autre but. Ils n'ont pas été tous sages, tant « s'en faut. Ils ont voulu absolument expliquer l'inexplicable « et résoudre par des raisons démonstratives le problème «( insoluble de l'origine des espèces, en se jetant dans le vaste « champ des hypothèses indépendantes. »
. M. Sanson a mille fois raison. J'ai voulu, d'une part, étudier de près les phénomènes réels de la géologie, de l'autre, relire dans les écrits des maîtres l'énumération des causes assignées à cette immense série de faits aussi écrasants par leur nombre que par leur grandeur, et je suis resté confondu. Ce sont partout et toujours non-seulement des pailles employées à soulever des poids énormes, mais, et jusque sur les premiers principes, des litanies douloureuses de contradictions incessantes. Aussi tous ceux qui me liront se demanderont avec étonnement, comment une science au berceau, ou plutôt une science qui n'existe pas en dehors de la nomenclature insaisissable d'une multitude de faits sans liaison et sans raison d'être, a pu songer à s'élever contre le colosse de la Révélation, alors que rien ne l'y contraignait, que tout au contraire lui faisait un devoir de s'abstenir.
Que s'agissait-il d'expliquer? la constitution dans l'espace e dans le temps d'un globe énorme, formé de couches superposées, de composition indéfiniment variée et d'épaisseurs souvent incroyables.
Terrain laurentien dix mille mètres d'épaisseur.
Terrain cambrien sept mille mètres.
Terrain silurien sept mille mètres.
Terrain dévonien trois mille mètres.
322 LES SPLENDEURS DE l.A FOI.
Terrain carbonifère cin(| mille mètres.
Terrain permicn mille mètres.
Terrain triasique cent mètres.
Terrain jurassique deux mille mètres.
Terrain crétacé quatre mille mètres.
Terrains tertiaire, quaternaire, éocène, miocène, pliocène, postpliocène, diluviura ou loess, alluvium trois mille mètres!
Chacune de ces couches a dii naître au fond d'une mer particulière d'eau douce ou salée, plus ou moins chargée de matériaux inertes et d'animaux vivants, et formant une sorte de magma plus ou moins fluide. Il y a plus, chacun de ces dépôts est, en quelque sorte, constitué exclusivement par des myriades d'animalcules microscopiques, infusoires, foraminifères, briozoaires, spongiaires, entomostracés, diatomées, gaillonnelles, rotifères, volvoces, oolithes, globigérines, etc. Ehrenberg a constaté que chaque milligramme de tripoli contenait au moins trente millions de diatomées, d'une organisation très-complexe et très-parfaite, pourvues d'un grand nombre d'estomacs fonctionnant chacun séparément! Et pour expliquer ces effets gigantesques, qu'invoque la géologie ? Des causes à peine capables, comme celle à laquelle on assigne la formation des houillères, d'engendrer par siècle une couche épaisse de quelques centimètres, moins d'un demi-millimètre par année! Et si, effrayée de cette lenteur énorme, elle met en jeu des actions violentes, elle voit se dresser devant elle des difficultés encore plus désespérantes. Les houillères de la Nouvelle- Ecosse ont DEUX MILLE TROIS CENTS MÈTRES DE PROFONDEUR, Icur
formation suppose la dénudation d'une surface de CINQUANTE-HUIT MILLE KILOMÈTRES CARRÉS, la végétatiou, Ic déracinement, l'entraînement par les eaux de quatre-vingt mille kilomètres de
matière ligneuse, arbres ou plantes ! Pour former de tels amas le Mississipi exigerait un million Tannées; le Gange, le plus dénudant des fleuves, trois cent soixante-quinze mille années! Ces chiffres évidemment donnent le vertige, et ce n'est pas trop, en effet, de ce vertige, pour expliquer les contradictions innombrables et désespérantes que j'énumère bien à regret, pour venger ma foi des audaces d'une science révoltée. Le lecteur me croira sur parole, quand je lui dirai que le pour et le contre sont tombés de chaires, de bouches, de plumes également célèbres, de la chaire, de la bouche, de la plume des Elle de Beaumont, des Lyell, des d'Homalius d'Halloy, des Beudant, etc., etc. Ces opinions contradictoires sont d'ailleurs de notoriété publique.